Marie François Rouyer

militaire français

Marie François Rouyer
Marie François Rouyer
L'adjudant-général Rouyer à la bataille de Fleurus en 1794. Gravure publiée dans les Fastes de la Nation française et des puissances alliées.

Naissance
Vouxey
Décès (à 59 ans)
Harchéchamp
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17831824
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 1re colonne.

Marie François Rouyer, né le à Vouxey et mort le à Harchéchamp, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie modifier

Né le à h du matin dans le canton de Vouxey, district de Mouzon-Meuse, département des Vosges, il est baptisé à h du soir en l'église de Vouxey (88) par M. Vincent vicaire, le même jour[1]. Il est le frère de François Firmin Rouyer, de 5 ans son aîné[2]. Il entre en service le [3] comme cadet volontaire dans le corps des pompiers de l’Empereur d’Allemagne, il passe le sous-lieutenant au régiment Joseph Toscane dragons, et il est nommé lieutenant le . Il participe à la campagne contre les Turcs de 1784 à 1789.

À la déclaration de guerre entre la France et l’Autriche en 1791, il quitte son pays d’adoption et se range du côté des défenseurs de sa patrie. Le il entre avec le grade de capitaine dans le 12e régiment d’infanterie de ligne, et de 1792 à 1793 il sert aux armées du Nord et de Belgique. Le il est attaché à l’état-major général, comme adjoint aux adjudants-généraux, et il est nommé adjudant-général chef de brigade le . Affecté à l’armée des Ardennes fin 1793, il a rejoint l’armée de Sambre-et-Meuse le . Il se distingue le à la bataille de Fleurus, par la prise d’un régiment hollandais.

Il est mis en congé de réforme le . Le il est remis en activité à l’armée de Mayence. Il est promu général de brigade le , et il reçoit un commandement à l’armée d’observation. Il passe ensuite à l’armée du Rhin où il fait les campagnes de 1799 à 1801. Il est mis en non-activité le , et le il est employé dans la 10e division militaire, puis dans la 2e division militaire le suivant. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , et le il est attaché à la division du général Dupont au camp de Montreuil. Il est élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur le .

De 1805 à 1807 il participe aux campagnes d’Autriche, de Prusse et de Pologne. Il commande la 1re brigade de la 1re division d’infanterie du 6e corps de la Grande Armée le , et il se distingue le à la bataille de Haslach, ainsi qu’à la bataille d’Austerlitz le , qui lui valent sa promotion au grade de général de division le . Il est créé baron de l’Empire le . Le il rejoint le 2e corps d’observation de la Gironde, et le il commande la division formée avec les régiments suisses au service de l’Espagne et enrôlés de force. Il est fait prisonnier le à la bataille de Bailén après avoir refusé de signer la reddition. De retour en France le , il obtient un congé le .

Le il commande une division du 4e corps à l’armée du Rhin, puis il passe successivement dans le 8e corps le , et dans le 7e corps le , où il est employé dans les combats contre l’insurrection au Tyrol. Le il est envoyé à l’armée de Catalogne, et le il est mis en non activité. Le il est mis à la disposition du vice-roi d’Italie, comme commandant de la 1re division d’infanterie du corps du général Verdier, poste qu’il occupe jusqu’au . Lors de la Première Restauration il est fait chevalier de Saint-Louis le . Pendant les Cent-Jours, il reçoit le le commandement du 9e bataillon de Gardes nationales d'élites, composant la division de réserve de l'armée de Moselle. Licencié avec l'armée le , et il est admis à la retraite le .

Il meurt le [4] au château de Couvonges à Harchéchamp (Vosges)[réf. nécessaire]. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, 19e division[5].

 
Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Nord, 1re et 2e colonnes.

Sa fille aînée, Malcy Anne Jeanne (vers 1791 - Paris ), épouse Joseph Nicolas Clary (1760-1823), pair des Cent-Jours. Malcy Anne n'est pas sa fille . En fait, Malcy Anne Jeanne, née en 1790 décédée en 1820, est la fille de ROUYER Jean PASCAL, général de brigade en 1796, maire de Béziers, né en 1761 à Pézenas, décédé en 1819 et de Anne RAUZIER née en 1766 à Béziers. (réf: acte de mariage de Nicolas Joseph CLARY et de Marie Anne Jeanne ROUYER, en 1810, ainsi que le faire part de décès de JULLIEN de VILLENOUVETTE en 1867)

Hommages, honneurs, mentions… modifier

Dotation modifier

  • Le , donataire d’une rente de 4 000 francs en Westphalie.

Décorations modifier

Armoiries modifier

Figure Blasonnement
Armes du baron Rouyer et de l'Empire, décret du , lettres patentes du (non retirées), commandant de la Légion d'honneur

D'azur au lévrier passant d'or; au comble d'argent chargé de trois étoiles de sable ; au franc-quartier brochant des barons militaires.[6]

Notes et références modifier

  1. Extrait des registres de la paroisse de Vouxey.
  2. Pierre Heili (dir.), « Rouyer (Marie-François) », dans Les Vosgiens célèbres : dictionnaire biographique illustré, Vagney, Gérard Louis, (ISBN 2-907016-09-1, lire en ligne), p. 323.
  3. Fastes 1844, p. 532.
  4. Fastes 1844, p. 533.
  5. « ROUYER Marie François, général baron (1765-1824) », sur www.appl-lachaise.net, .
  6. a b et c Roglo 2012.

Annexes modifier

Articles connexes modifier

Bibliographie modifier

  • Vicomte Révérend, Armorial du premier empire, tome 4, Honoré Champion, libraire, Paris, , p. 186.
  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Bureau de l’administration, , 529 p. (lire en ligne), p. 471.
  • Antoine Jay, Etienne de Jouy et Jacques Marquet de Norvins, Biographie nouvelle des contemporains ou dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française ont acquis de la célébrité par leurs actions…, tome 18, Paris, librairie historique, , 496 p. (lire en ligne), p. 281.

Liens externes modifier