Marie-Thérèse Hermange

personnalité politique française

Marie-Thérèse Hermange
Illustration.
Fonctions
Sénatrice de Paris
Biographie
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Alger (Algérie)
Nationalité Française
Parti politique RPR, UMP

Marie-Thérèse Hermange, née Marie-Thérèse Jacono[1] le à Alger (Algérie), est une femme politique française. Dans l’affaire du Mediator, elle est inculpée pour trafic d’influence au profit des laboratoires Servier.

BiographieModifier

Ses centres d'intérêt politiques sont portés vers les questions sociales, médicales, éthiques et religieuses. Elle a participé à la révision des lois de bioéthique en 2010, notamment sur la prise en compte du sang de cordon comme ressource thérapeutique, alors qu'il était jusque-là considéré comme un déchet.

Elle est sénatrice de Paris de 2004 à 2011. Elle est nommée membre du Haut Conseil de la population et de la famille en 2004.

Elle est également membre de la Commission locale d'information auprès du CEA de Fontenay-aux-Roses.

L'affaire du « Mediator »Modifier

L'attitude de la sénatrice est mise en cause à la suite de la révélation dans la presse d'écoutes téléphoniques dans l'affaire du Mediator et des laboratoires Servier. La sénatrice aurait fait appel à l'avis d'un expert connu pour ses liens avec le laboratoire Servier dans le but, selon ses détracteurs, de minimiser la responsabilité du laboratoire[2],[3]. Le , elle est mise en examen dans le cadre d'une enquête pour trafic d'influence dans l'affaire du Mediator[4]. Marie-Thérèse Hermange a catégoriquement démenti auprès de l'AFP[5] avoir modifié son rapport sur commande[3], tout en reconnaissant avoir rencontré Claude Griscelli « pour avoir une discussion avec lui ». Mais « le rapport était bouclé » et « aucun élément n'en a été modifié à la demande de Claude Griscelli », avait-elle insisté. Le groupe Servier avait lui aussi démenti avoir fait modifier ce rapport.

Le rapport sénatorial avait dénoncé les manœuvres dilatoires de l'Afssaps, qui « semble avoir redécouvert tardivement des travaux publiés pourtant dès les années 1970 » sur le Mediator[5],[6].

Marie-Thérèse Hermange et Claude Griscelli font partie des 23 prévenus du procès au pénal qui a commencé le . Malgré cette affaire, elle avait été nommée au comité d'éthique de l'Académie de médecine en 2017[7],[8]. Pour son cynisme en politique, et dans le but de dénoncer ses agissements, l'association Anticor lui décerne en 2020 une casserole[9].

Anciens mandatsModifier

DécorationModifier

Notes et référencesModifier

  1. Cf. Jean Montaldo, Chirac et les 40 menteurs..., Albin Michel, , 464 p. (ISBN 978-2-226-23525-1, lire en ligne), « 5. Les pillages d'un gang sans pitié »
  2. D’après Émeline Cazi et Lætitia Clavreul, « Larcher demande des « vérifications » sur un rapport du Sénat sur le Mediator », Le Monde,‎ (lire en ligne) .
  3. a et b D’après Anne Jouan, « Mediator : comment Servier a corrigé le rapport du Sénat », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  4. Marie-Thérèse Hermange
  5. a et b D’après « Mediator : une ex-sénatrice UMP et le N°2 de Servier mis en examen », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  6. Affaire Mediator : une ex-sénatrice UMP mise en examen, Libération, 27 avril 2013.
  7. Anne Jouan, « Le Mediator, la sénatrice et l’Académie de médecine », sur Le Figaro, (consulté le 1er juin 2020)
  8. « Mise en examen dans l'affaire du mediator mais nommée au comité d'éthique de l'Académie de Médecine », Magazine Marianne,‎ (lire en ligne)
  9. « La Cérémonie 2020 des Prix éthiques et des Casseroles », sur AntiCor,
  10. Cf. « Diarium Romanæ Curiæ », Acta Apostolicæ Sedis, CIII, no 12,‎ (lire en ligne [PDF])

Liens externesModifier