Marie-Pierre Casey

actrice française
Marie-Pierre Casey
Surnom Marie-Pierre Gauthey[1]
Naissance (83 ans)
Le Creusot, Saône-et-Loire
Nationalité Drapeau de la France française
Profession Comédienne
Films notables Certains l'aiment froide
Les Choses de la vie
L'Affaire Dominici
Mille milliards de dollars
Séries notables Marc et Sophie
En famille

Marie-Pierre Casey est une comédienne française, née le au Creusot en Saône-et-Loire.

BiographieModifier

Jeunesse et formationsModifier

Marie-Pierre Casey est née le au Creusot. À neuf ans, elle est en pension dans le Charolais avec sa sœur et y découvre sa passion du théâtre[2] où elle enfile les vêtements du Prof — un chef des sept nains dans le conte Blanche-Neige des frères Grimm — pour la fête de fin d’année organisée par les religieuses[3].

Elle fait ses études au conservatoire de Lyon et au Cours Simon à Paris, avant de se lancer dans des cabarets de la Rive gauche[3].

CarrièreModifier

Au début des années 1950, Marie-Pierre Casey décroche un petit rôle, rien qu’une silhouette d’une sœur à la fin du film Jeux interdits de René Clément (1952).

En 1960, elle est très brièvement une infirmière dans Certains l'aiment froide de Jean Bastia et, en 1967, la caissière du Royal Garden dans Playtime de Jacques Tati.

En 1970, aux grands écrans, elle joue dans Les Choses de la vie de Claude Sautet et dans La Peau de Torpedo de Jean Delannoy, ainsi que la directrice des cours Pigier dans Le Cinéma de papa de Claude Berri.

En 1973, elle entame une scène où elle félicite le commissaire, interprété par Paul Crauchet, dans L'Affaire Dominici de Claude Bernard-Aubert.

En 1980[4], à la télévision, la France entière la découvre dans un spot publicitaire sur le dépoussiérant Pliz de la firme Johnson où, habillée en femme de ménage, elle se laisse glisser sur le ventre, tablier ouvert, sur toute la longueur d'une grande table de conseil d'administration pour en enlever la poussière. Sa réplique « Et c'est tant mieux parce que je f'rai pas ça tous les jours… » rencontre un franc succès auprès des téléspectateurs[3]. Elle reçoit le prix Minerve de la meilleure actrice dans une publicité télévisée. Pendant cette cérémonie, Jean Becker la remarque et lui propose un rôle[3] de la garde-malade de Michel Galabru dans son film L'Été meurtrier (1983) aux côtés d’Isabelle Adjani et Alain Souchon.

Autour de 1981, Stéphane Collaro l’invite pour son émission de radio Europe 1, ainsi que celles de la télévision Co-Co Boy et Cocoricocoboy, parce qu’elle le « fait rire »[3].

En fin 1984, elle monte un numéro dans la première partie du spectacle de Michel Leeb à l’Olympia[3].

En 1985, elle quitte définitivement Cocoricocoboy au moment où arrivent les Coco-girls : « (…) elle joue régulièrement les bonnes ou les concierges, ne brillait pas par son sex-appeal mais savait charmer les membres de la troupe par son humour (…). À l’arrivée des Coco-girls, les critères de séduction se centrèrent davantage sur le décolleté et l’arrondi de la fesse, et Marie-Pierre Casey, considérant ses blouses à l’imprimé fleuri, en ressentit une vague jalousie. Elle ne le supporta pas et nous quitta », raconte Jean Roucas dans son livre Le Bouffon (1993)[5].

En 1986, elle interprète la voyante dans la célèbre série télévisée Maguy devant Rosy Varte et Jean-Marc Thibault.

En 1987, elle incarne également un rôle de concierge grincheuse dans la série télévisée Marc et Sophie, diffusée pendant cinq saisons jusqu’en 1991.

En 2004, elle incarne Ma Cassidy pour la comédie Les Dalton de Philippe Haïm, avec Éric Judor et Ramzy Bedia en Joe et Averell Dalton.

En 2007, elle interprète la servante alcoolique dans La Dame de chez Maxim's.

En 2012, elle joue plusieurs fictions destinées à Radio France, notamment l'adaptation de la bande dessinée Agrippine de Claire Bretécher[6].

En 2013, elle joue seule en scène On descend tous des limaces au Théo Théâtre.

Depuis , elle incarne tante Lucienne dans la septième saison de la série En famille diffusée sur M6 : « J’adore ça ! En plus, je râle tout le temps dans la vie, donc le transfert s’est fait directement ! Ce n’était pas du tout un rôle de composition ! D’ailleurs, tous les personnages que j’ai joués jusqu’à présent sont toujours en train de râler. Ça m’amuse beaucoup. C’est la faute de cette publicité Pliz »[7].

En , elle joue dans l'adaptation radio d'Un roi sans divertissement de Jean Giono sur France Culture[8] diffusée à l'occasion des cinquante ans de la disparition de l'écrivain[9].

FilmographieModifier

FilmsModifier

Courts métragesModifier

  • 1996 : À deux pas des étoiles de Claude Philippot
  • 2018 : Bumper de Nirina Ralanto
  • 2018 : Le Créneau de Nirina Ralantoaritsimba

TéléfilmsModifier

Séries téléviséesModifier

RadioModifier

ThéâtreModifier

DiscographieModifier

  • 1984 : Je suis un sex symbol
  • 1984 : Sexy Varoum
  • 1992 : God Save The Cheese

RéférencesModifier

  1. « Certains l'aiment froide = Les Râleurs font leur beurre (1959) Jean Bastia », sur Ciné-Ressources (consulté le 4 juillet 2019).
  2. « Marie-Pierre Casey en villégiature dans son refuge nansais », sur Var-Matin, (consulté le 28 avril 2020).
  3. a b c d e et f Martine Bourillon, « Marie-Pierre Cassey superstar », Télé 7 jours, no 1282,‎ , p. 38-39 (lire en ligne, consulté le 3 juillet 2019).
  4. Ingrid Zerbib, « Les campagnes mythiques : Pliz », sur Stratégies, (consulté le 8 juillet 2019).
  5. Jean Roucas et Denis Vincenti, Le Bouffon, Paris, Michel Lafon, , 264 p. (ISBN 2-908652-80-3, lire en ligne).
  6. « Agrippine de Claire Bretécher », sur France Culture, (consulté le 28 avril 2020).
  7. Emmanuelle Litaud, « En famille accueille Marie-Pierre Casey : « L’ambiance est sublime » », sur Ouest-France, (consulté le 4 juillet 2019).
  8. « Un roi sans divertissement de Jean Giono », sur France Culture, (consulté le 10 mai 2020)
  9. https://twitter.com/franceculture/status/1232765018539778050

Liens externesModifier