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Marie-Madeleine Dauphin

illustratrice française
Marie-Madeleine Dauphin
Portrait nohain 3-gf.jpg
Portrait de Marie-Madeleine et ses trois enfants
Naissance

Valmondois
Décès
(à 64 ans)
Paris
Nom de naissance
Marie-Madeleine Dauphin
Autres noms
Marie-Madeleine Franc-Nohain
Nationalité
Française
Activité
Mouvement
Conjoint
Enfants
signature de Marie-Madeleine Dauphin
signature

Marie-Madeleine Dauphin dite aussi Marie-Madeleine Franc-Nohain (Valmondois, 1878 — Paris, 1942) est une illustratrice française très prolixe, spécialiste de littérature enfantine. Elle est considérée comme une pionnière de la ligne claire[Par qui ?].

Sommaire

BiographieModifier

 
Portrait de Miss Hella, L'Aube méridionale, 1899

C'est une des deux filles du musicien et poète languedocien Léopold Dauphin (1847-1925), émigré à Paris dans les années 70 comme Paul Arène puis qui revint dans son pays natal.

Sa sœur, Jane, épouse Adolphe Boschot, un musicographe auteur d'ouvrages sur Berlioz.

Madeleine épouse le 3 mars 1899 l'écrivain Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain dont elle prend le nom de plume pour signer ses travaux. Ils ont deux fils, le parolier et animateur Jean-Marie Nohain (dit Jaboune) (1900-1981), filleul d'Alfred Jarry, et le comédien Claude Dauphin (1903-1978), ainsi qu'une fille, Francine (1914-1970), illustratrice comme sa mère.

Elle publie quelques dessins en 1898-1899 dans la revue L'Aube méridionale[1] à laquelle collabore son père. Elle offre une aquarelle à la revue Paris-Noël de Gustave Goetschy quatre années de suite, de 1896 à 1900, sous le nom de Madeleine Dauphin pour les trois premières, puis deux planches de six vignettes sous forme d'une bande dessinée dont le texte est rédigé par son époux, en 1900 et 1901.

 
Complot, Le rire, 1902
 
Robe de jardin en toile bleu vif, Marie Madeleine Franc-Nohain, Journal des dames et des modes, 1913
 
Robe de petite fille en crèpe de chine bleu fleuri, 1912
 
Marie-Madeleine (à droite) et sa fille, été 1934

À partir de 1902 elle signe ses illustrations pour Le Rire comme « mf-n » ou « Maud Franc-Nohain », puis pour le Journal des dames et des modes de 1912 à 1914, sous « mfn ». En 1914 : Grasset édite son premier album Le Journal de bébé, vendu en deux versions : bleu pour les garçons, rose pour les filles. Son album sera réédité en 1927, puis en 1980 par Nestlé et en 1987 par le Metropolitan Museum of Art.

Dans l'entre-deux-guerres, elle illustre de nombreux livres pour enfants chez Plon, Flammarion, Larousse, Desclée de Brouwer et surtout Mame. Marie-Madeleine contribue régulièrement dans la rubrique Benjamines au journal Benjamin créé par son fils Jean[2] , [3].

En 1940 Marie-Madeleine se réfugie à Genillé près de Tours, avec sa fille et sa belle-fille. En 1942, elle tombe gravement malade, est hospitalisée sur place et meurt dans le 7e arrondissement de Paris. Sa tombe se trouve au cimetière du Père-Lachaise, où elle repose avec son mari et ses enfants (division 89). Après son décès sa fille et son gendre Claude Legrand rejoignent Gibraltar et embarquent pour l’Angleterre afin de se rallier aux forces françaises libres. À son retour en France, Francine reprend sa carrière artistique d'illustratrice de littérature de jeunesse.

 
Tombeau de Franc-Nohain, Marie-Madeleine et leurs enfants

Contexte sociologique et carrière artistiqueModifier

Les informations suivantes proviennent principalement de : Denis Laoureux, Parent-elles..., 2017.

Faire une carrière artistique au XIXème siècle en Europe n'est pas un choix facile pour une femme. De manière générale, l'exercice d'une profession est un privilège masculin dans les usages sociaux de l'époque et comme les femmes ne sont pas censées travailler, la formation artistique ne leur est pas accessible. Les premières écoles d'art ne leur seront ouvertes qu'à la fin des années 1880. Le mariage avec un artiste permettait de poursuivre une carrière parallèlement à celle de leur mari.

Marie-Madeleine s'est appuyée sur son expérience de mère de famille et a choisi de figurer l’enfance sous des traits volontairement naïfs, mais sans mièvrerie. « Son dessin fin et net, ses formes simples et arrondies, ses couleurs douces, posées en aplat, confèrent à ses tableaux un caractère aérien. Un parfum de nostalgie se dégage de son œuvre. » Dans le cadre de la Semaine de l’innovation publique, la BnF organise son 3e Hackathon, entièrement dédié à la jeunesse, les 24 et 25 novembre 2018, où Marie-Madeleine Franc-Nohain est bien représentée[4].

Ses œuvresModifier

  • Marie-Madeleine Franc-Nohain, Histoires enfantines : 30 gravures dont 8 en couleurs, 40 p. (lire en ligne).
  • Le journal de bébé tenu par maman : frises et estampes de Marie-Madeleine Franc-Nohain, Paris, Bernard Grasset, , 169 p. (lire en ligne).
  • Marie-Madeleine Franc-Nohain et Franc-Nohain, Le journal de Jaboune, Paris, P. Lafitte, , 317 p. (lire en ligne).
  • albums de comptines
  • Marie-Madeleine Franc-Nohain et Jean Armagnac, Rémi en vacances, Paris, Larousse, , 40 p. (lire en ligne).
  • Marie-Madeleine Franc-Nohain, Alphabet en images : 31 gravures en couleur, , 41 p. (lire en ligne)
  • Marie-Madeleine Franc-Nohain, Les animaux sauvages : 30 gravures, dont 15 en couleurs, , 40 p. (lire en ligne)
  • Marie-Madeleine Franc-Nohain et Comtesse de Ségur, Un bon petit diable, , 200 p. (lire en ligne).
  • Marie-Madeleine Franc-Nohain, Animaux domestiques et familiers : 30 gravures, dont 8 en couleurs, , 40 p. (lire en ligne).
  • Marie-Madeleine Franc-Nohain, Jeux : avec des vers de sa fille Francine, Mame, , 32 p. (lire en ligne).
  • Madeleine Franc-Nohain, Contes et images, Tours, Mame, , 62 p. (lire en ligne).
  • Jaboune et Marie-Madeleine Franc-Nohain, Le petit manuel des enfants complaisants, Paris, Desclée De Brouwer et Cie, , 82 p. (lire en ligne).
  • Marie-Madeleine Franc-Nohain, Histoires parisiennes, , 40 p. (lire en ligne).
  • Marie-Madeleine Franc-Nohain et Charles Perrault, Contes de fées, (lire en ligne).
  • Chantons, dansons. Rondes et chansons avec accompagnements faciles, 1936
  • À chacun son métier, 1943
  • Chantons, dansons, 1949
  • Chantons Noël, 1950
  • Fables, texte de Franc-Nohain
  • Les grands hommes quand ils étaient petits, texte de Jaboune, 1925
  • Les quatre saisons des Benjamins..., 1936

LiensModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et référencesModifier

  1. A. de La Hire d'Espie, « L'Aube méridionale », 1898-1899 (consulté le 17 novembre 2018).
  2. « Série Benjamin (1ère série : le premier grand hebdomadaire français pour la jeunesse) » (consulté le 17 novembre 2018).
  3. « Benjamin », 1929-1944 (consulté le 18 novembre 2018).
  4. Équipe Gallica, « Un Hackathon BnF dédié à la jeunesse ! », (consulté le 17 novembre 2018).

AnnexesModifier

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Liens externesModifier