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Marie-Élisabeth d'Autriche

Marie-Élisabeth d'Autriche (Linz, 13 décembre 1680 - Mariemont, 26 août 1741) est un membre de la Maison de Habsbourg, fille de Léopold Ier d'Autriche, empereur des Romains, et de sa troisième épouse Eléonore de Neubourg. Elle est la sœur des empereurs Joseph Ier et Charles VI du Saint-Empire et la reine Marie-Anne de Portugal.

BiographieModifier

Née en 1680, l'archiduchesse avait 3 ans lors du Siège de Vienne par l'armée turque, 8 ans lors du déclenchement de la Guerre de la Ligue d'Augsbourg et 17 lorsque le Traité de Ryswick abaissa la puissance française. Quatre ans plus tard éclatait la Guerre de succession d'Espagne. Cette période troublée explique en partie pourquoi l'archiduchesse et ses sœurs ne purent trouver un époux.

Succédant au populaire électeur Maximilien II Emmanuel de Bavière, elle fut nommée gouvernante des Pays-Bas autrichiens par son frère l'empereur Charles VI du Saint-Empire en 1725.

Le comte Wirich de Daun avait assuré l'intérim du gouvernement dans cette province éloignée de Vienne et traumatisée par la dictature du Marquis de Prié. En nommant un membre de sa famille, l'empereur affirmait son intention de se rapprocher d'un peuple anciennement Espagnol dont il n'avait la charge que depuis le Traité de Rastadt qui avait mis fin en 1714 à la Guerre de succession d'Espagne.

Mélomane avertie, dévote mais autoritaire et fière de son sang, elle s'arrogea beaucoup de pouvoirs et trancha à plusieurs reprises des affaires pour lesquelles elle aurait dû en référer à Vienne.

Gouvernante dévote, elle assistait régulièrement aux messes célébrées à la cathédrale Sainte-Gudule et faisait représenter des œuvres pieuses au Théâtre de la Monnaie.

Elle occupa et fit agrandir le château de Mariemont et assista, impuissante, à l'incendie du palais ducal de Bruxelles qui fut ravagé par les flammes en 1731.

Elle fut parfois en désaccord profond avec les ministres plénipotentiaires envoyés par le gouvernement de Vienne notamment lorsque le comte de Harrach supprima les charges onéreuses de 15 hauts fonctionnaires.

Sous son gouvernorat, les ministres plénipotentiaires chargés d'exécuter la politique viennoise étaient appelés grand maître. Il s'agit de :

AscendanceModifier

Voir aussiModifier

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