Marguerite de Savoie (1212-1273)

comtesse de Kybourg

Marguerite de Kybourg
Image illustrative de l’article Marguerite de Savoie (1212-1273)
Tombeau de Marguerite de Kybourg dans l'abbaye d'Hautecombe.

Titre Comtesse de Kybourg
(1218-1273)
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Maison de Kybourg
Nom de naissance Marguerite de Savoie
Naissance v. 1212
Décès v. 1270 (ou 1273)
Père Thomas Ier de Savoie
Mère Marguerite de Genève
Conjoint Hermann IV de Kybourg

Marguerite de Savoie, née en 1212 et décédée en 1273, est une noble de la maison de Savoie qui par mariage devient comtesse de Kybourg.

BiographieModifier

OrigineModifier

Marguerite est l'une des dix enfants du comte de Savoie Thomas Ier et de Béatrice-Marguerite de Genève, fille de Guillaume Ier de Genève, comte de Genève et de Vaud[1],[2],[3]. Certains historiens ajoutent parfois cinq autres frères et sœurs[1]. Elle semble née en 1212[réf. nécessaire].

MariageModifier

Marguerite de Savoie est fiancée dès son enfance, à six ans, à Hartmann IV de Kybourg[4], l'Ancien, héritier des Zahringen en Helvétie, le à Moudon[5],[G 1] ; on ne connaît pas la date précise du mariage mais le contrat de mariage fut écrit à la date des fiançailles[G 2]. Le généalogiste Samuel Guichenon du XVIIe siècle donne comme date « le premier jour de juin 1218 » et comme lieu la ville de Moudon[6]. Il semble que ce mariage ait eu surtout des visées politiques, en créant un lien entre le canton de Vaud et la Savoie, lien qui se renforça l'année suivante avec le traité de Burier qui officialisait la mainmise de la Savoie sur les deux rives du Léman[7],[8].

Elle obtient, en 1239, le bourg et la seigneurie de Saint-Maurice en Valais[6]. Elle reçoit également du comte de Savoie le château de Monthey, dans le Chablais [6] (aujourd'hui en Valais)

Le couple n'a pas d'héritier. À la mort d'Hartmann IV au mois de [6], Marguerite hérite de « Morseburg, Baden, Windegge, Kyburg, Winterthur et des autres places autour de Zurich »[9]. Son neveu, Rodolphe de Habsbourg, intervient afin que les biens ne tombent pas dans le giron de la maison de Savoie[9]. Dans ce contexte de rivalités avec la maison de Savoie, et notamment avec le comte Pierre II, le comte de Habsbourg dépossède la comtesse de son douaire (la vallée de Glaris, la ville de Winterthour, les châteaux de Kybourg, de Baden et de Wildeck)[10],[4].

Mort et sépultureModifier

 
Cénotaphe de Marguerite de Savoie à l'abbaye d'Hautecombe.

La Chronique de Savoye (1419) de Jean Cabaret d'Orville indique que la comtesse est tombée malade du fait de ne pas avoir eu d'enfant et en meurt[11].

Elle est inhumée, en tant que membre de la maison de Savoie, dans l'abbaye d'Hautecombe, en 1273[11],[12], reprenant la Chronique d'Hautecombe[Note 1]. Quelques auteurs donnent parfois l'année 1270[1] et Samuel Guichenon donne 1283[6]. Il s'agit également de l'année indiquée sur son gisant dans l'abbaye d'Hautecombe.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. « Anno domini mcclxxiii pridie nonas Septembris obiit illustrissima domina Margarita comitissa de Quiborch in Allemania soror comitum filia domini Thome sexti comitis Sabaudie », publié dans Historiae Patriae Monumenta[13].

Mémoire sur le rectorat de BourgogneModifier

Frédéric de Gingins-La-Sarra, Mémoire sur le rectorat de Bourgogne, Éditions Ducloux, 1838, 273 pages.

  1. Pages 136 et 137.
  2. Page 141.

Autres référencesModifier

  1. a b et c Palluel-Guillard, p. 12.
  2. Thérèse Leguay et Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, Paris, Éditions Jean-paul Gisserot, , 128 p. (ISBN 978-2-87747-804-5, lire en ligne), p. 44.
  3. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05-101676-3), p. 30.
  4. a et b Martin Leonhard / LA, « Kibourg [Kyburg], de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  5. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05-101676-3), p. 418.
  6. a b c d et e Samuel Guichenon, 1660, p. 258-259, Tome I (lire en ligne).
  7. Trésor de la langue française au Québec, « La baronnie de Vaud (1285-1359) et la Maison de Savoie », sur http://www.tlfq.ulaval.ca/, Université Laval, (consulté le ).
  8. Pascal Nicollier, « La Maison de Savoie en Pays de Vaud (du XIIIe au XVe siècle) », sur http://www.liberte.ch/, Pascal Nicollier avocat, (consulté le ).
  9. a et b (en) Eugene L. Cox, The Eagles of Savoy : The House of Savoy in Thirteenth-Century Europe, Princeton University Press, (réimpr. 2015) (1re éd. 1974), 512 p. (ISBN 978-1-4008-6791-2, lire en ligne), p. 364.
  10. Eusébe Henri Elban Gaullieur, Charles Schaub, Roger de Bons, Louis Vulliemin, Édouard Mallet, La Suisse historique et pittoresque: comprenant l'histoire, la géographie et la statistique de ce pays, avec un précis des antiquités, du droit public, de la littérature, des arts et de l'industrie des vingt-deux cantons, C. Gruaz, 1855, p.121 (présentation en ligne).
  11. a et b Jean Cabaret d'Orville (trad. Daniel Chaubet), La Chronique de Savoye, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 297 p. (ISBN 978-2-908697-95-7, lire en ligne), p. 94.
  12. (en) Eugene L. Cox, The Eagles of Savoy : The House of Savoy in Thirteenth-Century Europe, Princeton University Press, (réimpr. 2015) (1re éd. 1974), 512 p. (ISBN 978-1-4008-6791-2, lire en ligne).
  13. Historiae Patriae Monumenta (it), tome I, Turin, 1840, p. 674 (lire en ligne).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie ou Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monumens, histoires, et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo,

Articles connexesModifier

Liens externesModifier