Marguerite Frank

mathématicienne franco-américaine

Marguerite Straus Frank (née le ), est une mathématicienne franco-américaine, pionnière dans la théorie de l'optimisation convexe et de la programmation mathématique.

Marguerite Frank
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Biographie
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Directeur de thèse

CarrièreModifier

Après avoir fréquenté l'enseignement secondaire à Paris et à Toronto[1], elle contribue en grande partie au domaine des algèbres de lie, qui plus tard devient le sujet de sa thèse de doctorat, et à la théorie du transport. En 1956 elle soutient sa thèse intitulée New Simple Lie Algebras sous la direction d'Abraham Adrian Albert[2]. Elle a été l'une des premières femmes doctorantes en mathématiques à l'université Harvard[3].

Avec Philip Wolfe en 1956 à l'université de Princeton, elle invente l'algorithme de Frank-Wolfe[4], un processus itératif de la méthode d'optimisation pour des problèmes non-linéaires contraints généraux. Alors que la programmation linéaire est populaire à l'époque, l'article marque un changement important de paradigme pour une optimisation convexe non-linéaire plus générale. Pendant ce temps, Marguerite Frank et Philippe Wolfe font tous deux partie du projet de logistique de Princeton dirigé par Harold W. Kuhn et Albert W. Tucker.

En 1977, elle est devenue professeure associée à l'Université Columbia, avant de passer à l'Université de Rider. Marguerite Frank est professeure à Stanford (1985-1990), et à l'École supérieure des sciences économiques et commerciales de Paris (1991).

Elle a été élue membre de l'Académie des sciences de New York en 1981.

Vie personnelleModifier

Marguerite Frank est née en France et a migré aux États-Unis au cours de la guerre en 1939[1]. Elle a été mariée à Joseph Frank, professeur de littérature à l'université de Stanford, biographe et critique de Dostoïevski[5].

Sélection de publicationsModifier

  • Frank, M, « A New Class of Simple Lie Algebras », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 40, no 8,‎ , p. 713–719 (DOI 10.1073/pnas.40.8.713, Bibcode 1954PNAS...40..713F, lire en ligne)
  • M. Frank et P. Wolfe, « An algorithm for quadratic programming », Naval Research Logistics Quarterly, vol. 3,‎ , p. 95 (DOI 10.1002/nav.3800030109)
  • M. Frank, « Two New Classes of Simple Lie Algebras », Transactions of the American Mathematical Society, vol. 112, no 3,‎ , p. 456 (DOI 10.2307/1994156, JSTOR 1994156)
  • M. Frank, « A New Simple Lie Algebra of Characteristic Three », Proceedings of the American Mathematical Society, vol. 38,‎ , p. 43 (DOI 10.2307/2038767, JSTOR 2038767)
  • M. Frank, « The Braess paradox », Mathematical Programming, vol. 20,‎ , p. 283 (DOI 10.1007/BF01589354)
  • M. Frank et R. H. Mladineo, « Computer generation of network cost from one link's equilibrium data », Annals of Operations Research, vol. 44, no 3,‎ , p. 261 (DOI 10.1007/BF02072642)

RéférencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Marguerite Frank » (voir la liste des auteurs).
  1. a et b Nancy Albert-Goldberg, A3 & His Algebra : How a Boy from Chicago's West Side Became a Force in American Mathematics, iUniverse, , 348 p. (ISBN 978-1-4697-2639-7)
  2. (en) « Marguerite Josephine Straus Frank », sur le site du Mathematics Genealogy Project
  3. (en) Arjang A Assad et Saul I Gass, Profiles in operations research : pioneers and innovators, Boston, MA, Springer Science+Business Media, , 867 p. (ISBN 978-1-4419-6281-2, lire en ligne)
  4. M. Frank et P. Wolfe, « An algorithm for quadratic programming », Naval Research Logistics Quarterly, vol. 3,‎ , p. 95 (DOI 10.1002/nav.3800030109)
  5. « Joseph Frank, Biographer of Dostoevsky, Dies at 94 », New York Times, (consulté le 13 mars 2014)