Margherita da Città di Castello

Sainte italienne

Marguerite de Castello
Image illustrative de l’article Margherita da Città di Castello
Sainte
Naissance 1287,
Metola
Décès (33 ans)
Città di Castello
Nationalité Italienne
Ordre religieux Ordre des Prêcheurs
Vénéré à Basilique san Domenico à Città di Castello
Béatification 1609 à Rome,
par le pape Paul V
Canonisation  à Rome,
par le pape François
Vénéré par Église catholique
Fête 13 avril
Attributs lys (symbole de la virginité) et habit dominicain
Saint patron aveugles et mal-voyants

Margherita da Città di Castello ou Marguerite de Metola appelée aussi la cieca della Metola (« l'aveugle de la Metola »), née en 1287 à Metola, une frazione de Mercatello sul Metauro (province de Pesaro et Urbino), morte le à Città di Castello (province de Pérouse), est une sainte italienne. Elle est fêtée le 13 avril.

BiographieModifier

Marguerite serait née vers 1287 dans le château de Metola, proche de Mercatello del Metauro. Née aveugle, naine et difforme, ses parents, nobles et riches, ne purent supporter cette humiliation. Son père la fit enfermer dans une cellule jouxtant la chapelle du château, afin de cacher celle qui était la honte familiale. L'enfant aurait occupé sa solitude par la prière. Au bout de 14 ans d'emprisonnement, les parents de Marguerite la portèrent à Città di Castello, sur la tombe de Fra Giacomo, un franciscain mort récemment en odeur de sainteté, afin d'obtenir sa guérison. Le miracle n'ayant pas eu lieu, les parents de la jeune fille la laissèrent à Città di Castello, livrée à elle-même et sans ressources.[1].

Pendant plusieurs mois, Marguerite mène une vie de vagabond et doit mendier sa nourriture. Finalement, elle trouve refuge dans le couvent Sainte-Marguerite. Toutefois, sa piété et les mortifications extraordinaires qu'elle s'affligeait suscitèrent la persécution des religieuses, jalouses d'une telle sainteté chez une enfant, et finirent par la jeter dehors. Après un second séjour à la rue, Marguerite fut recueillie par un couple, qui lui donnèrent une chambre et lui laissèrent la liberté de s'adonner à la prière et aux mortifications. Marguerite se mit au service de cette famille et prit en charge la formation chrétienne des enfants. Elle s'occupait aussi de faire la charité aux pauvres. La rumeur concernant sa sainteté se répandit dans Città di Castello, et de nombreuses personnes venaient la consulter, pour lui demander des conseils ou des prières.[2],[3].

 
Sainte Marguerite avec l'Enfant-Jésus

Les ascèses de Marguerite se constituaient de jeûne continuel, de veilles prolongées (dormant par terre seulement deux heures par nuit). Ayant réalisé son rêve de revêtir l'habit dominicain, elle vécut comme tertiaire de l'Ordre, en menant une vie monastique dans sa maison d'adoption. Elle participait chaque jour à la messe, où elle avait de fréquentes extases. Marguerite finit ses jours dans la maladie et mourut le , âgée de 33 ans.[1].

VénérationModifier

CulteModifier

Le culte dont Marguerite de Castello fait l'objet est attesté depuis sa mort. Devançant le jugement de l'Église, les fidèles lui ont attribué le titre de bienheureuse. Ce n'est que le que le pape Paul V procède, de manière solennelle, à la confirmation du culte de Marguerite de Castello, en lui attribuant officiellement le titre de bienheureuse.

En 1675, le pape Clément XI accorde à l'ensemble de l'Ordre dominicain et au diocèse de Pérouges le pouvoir de célébrer la messe et l'office de la bienheureuse Marguerite. Sa fête est fixée au 13 avril, jour de sa naissance au Ciel.

Le , le pape François procède à la canonisation équipolente de Marguerite de Castello, qui lui accorde le titre de sainte et étend son culte à l'Église universelle.

ReliquesModifier

La dépouille de Marguerite de Castello est exhumée le , et portée en procession jusqu'à l'Église San Domenico. À l'occasion, le corps est découvert intact, légèrement momifié. Il est depuis exposé à la vénération des fidèles sous le maître autel de l'église San Domenico[4].

BibliographieModifier

  • William R. Bonniwell, Une petite sainte de rien du tout, traduit de l'américain par E. Aimont, Paris, Imprimerie Maison de la Bonne Presse (5, rue Bayard, Paris -VIIIe), 1953.

Notes et référencesModifier

  1. a et b (it) Giovanna Casagrande, « Margherita da Città di Castello in "Dizionario Biografico" », sur treccani.it, (consulté le ).
  2. (en) « Blessed Margaret of Castello », sur CatholicSaints.Info, (consulté le ).
  3. (it) « Chiesa di San Domenico - Città di Castello (PG) », sur iluoghidelsilenzio.it, (consulté le ).
  4. (it) « Chiesa e chiostro di San Domenico – Città di Castello Turismo », sur cittadicastelloturismo.it, (consulté le ).

Liens externesModifier