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Marcel Toussaint Terfve
Description de l'image Marcel Terfve (1893-1918).jpg.
Nom de naissance Marcel Toussaint Louis Joseph Terfve
Naissance
Liège
Décès (à 24 ans) à 10h45.
Canal Gand-Terneuse devant Kluizen
Nationalité Belge
Pays de résidence Drapeau de la Belgique Belgique
Profession
Agent d'assurances
Ascendants
Gilles Terfve
Marie Jeanne Drapier

Compléments

Dernier soldat belge tué lors de la Première Guerre mondiale (un quart d'heure avant l'armistice de 1918)

Marcel Toussaint Terfve, né à Liège, le et mort au combat, le à 10h45, le long du canal Gand-Terneuse devant le village de Kluizen fut le dernier soldat belge tué lors de la Première Guerre mondiale[1],[2],[3],[4].

Sommaire

Éléments biographiquesModifier

Marcel Toussaint Terfve nait à Liège (Sainte-Maude), le . Son père, Gilles, est aspirant notaire et sa mère, française, Marie-Jeanne Drapier, est sans profession[5]. Célibataire, Marcel Toussaint Terfve était inspecteur d'assurances. En 1914, il se porte volontaire et est enrôlé dans le 1er régiment de ligne (3e compagnie). Au sein du premier régiment, il connaîtra la défense de la ligne de la Gette, la bataille de l'Yser en , la chute de Dixmude et passera les 4 années de guerre dans les tranchées[6].

En France, il fait des études pour passer sous-officier et devient adjudant, il rejoint le front en vue de passer sous-lieutenant mais il demande sa rétrogradation pour rester caporal au sein de son unité. Le , le premier régiment a rejoint la rive gauche du canal Gand-Terneuse devant le village de Kluizen[2]. A 6h40, le premier régiment reçoit un message du haut-commandement informant qu'un cessez-le-feu interviendrait à 11h. Ce message est confirmé à 9h08. Un officier note cependant qu'il existe encore un nid de mitrailleuses sur la rive droite du canal. A 10h42, trois soldats sont fauchés par un tir de mitrailleuse en bord du canal. Deux sont grièvement blessés, le troisième, Marcel Toussaint Terfve a reçu une balle qui lui a perforé le poumon gauche, on tente de lui venir en aide mais il succombe à sa blessure à 10h45, un quart d'heure avant la paix[1].

Marcel Toussaint Terfve est d'abord inhumé à Eeklo. Il sera réhinumé par la suite au cimetière de Mons Crotteux, le [2],[Notes 1].

Il n'existe actuellement aucun monument à la mémoire de ce soldat comme il en existe pour Antoine Fonck, le premier soldat belge mort le . Sa sépulture semble également ne pas avoir été conservée[2].

« Il y a tout dans la courte vie de ce jeune homme. Le courage évident de son engagement volontaire, la solidarité exprimée par sa décision de ne pas monter en grade pour rester au contact de ses camarades d’unité et, bien sûr, l’horreur de la guerre qui tua encore jusqu’aux derniers instants. Sans nécessité. Arbitrairement. Au hasard d’un tir inutile et d’un moment d’imprudence. Tous, nous aurions pu être ce Marcel Terfve ou un des quelques 40 000 autres soldats belges morts entre 1914 et 1918[6]. »

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Michel Bouffioux mentionne la date du 31 (sic) septembre 1921. Nous rectifions sur base de sa fiche de renseignement. Son dossier militaire mentionne la réception en double exemplaires du procès-verbal d'exhumation, le .

RéférencesModifier

  1. a et b Michel Bouffioux, L'histoire méconnue de Marcel Terfve, le dernier soldat belge tué en 1918, Paris-Match actualités, 9 novembre 2017, consulté le 11 juillet 2018.
  2. a b c et d Michel Bouffioux, Mourir 15 minutes avant la paix, Paris-Match, 9 novembre 2017, consulté le 11 juillet 2018.
  3. (nl) Comeet, Sophie Huysman et Ester Van den broeck, De Eerste Wereldoorlog in het Meetjesland, Artoria bvba, 2011, consulté le 11 juillet 2018.
  4. Karel Verhoeven, Gesneuveld om kwart voor elf, De Standaard, 8 novembre 2008.
  5. Belgian war dead register
  6. a et b Rob Troubleyn in Michel Bouffioux, L'histoire méconnue de Marcel Terfve, le dernier soldat belge tué en 1918, Paris-Match actualités, 9 novembre 2017, consulté le 11 juillet 2018.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Articles connexesModifier