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Marcel Thiébaut
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Marcel Thiébaut est un critique littéraire, un dramaturge et un traducteur français, né en 1897 à Paris, ville où il est mort en 1961.

Sommaire

BiographieModifier

Marcel Thiébaut est le fils de Julia Bienaimé, née Ouvrard, 1861-1939, qui fut mariée avec Léon Henri Thiébaut, fils de Victor Thiébaut, fondeur de statues.

Combattant de la Première Guerre mondiale, licencié ès lettres et licencié en droit, Marcel Thiébaut est entré, en 1919, au Journal des débats[1], puis à la Revue de Paris, dont il devint directeur.

Il fut aussi lecteur à la Comédie-Française, président du conseil d'administration de l'Université des Annales, directeur des éditions Calmann-Lévy, et conseiller littéraire chez Hachette

Il a reçu, en 1961, le « Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises » de l'Académie française[2] pour l'ensemble de son œuvre[3].

De 1962 à 2009, un « Prix Marcel Thiébaut[4] » a été attribué à la meilleure étude littéraire de l'année

Marcel Thiébaut est enterré au cimetière parisien de Thiais, division 20, ligne 12, tombe 32.

CitationModifier

« Marcel Thiébaut passait à juste titre pour le critique le plus judicieux des années qui suivirent la dernière guerre. Quand il vous demandait un article pour cette Revue de Paris qu'il faisait presque seul, on aimait se laisser convaincre de lui donner un texte qui allât dans le sens que suggérait son amitié. »

— Denis de Rougemont, La Suisse, ou l'Histoire d'un peuple heureux, L'Âge d'homme, 1989


Paris, 20 mai 1960 :

« Cher Monsieur,  Je voudrais vous remercier de votre si bienveillant accueil et vous dire combien je suis heureux de la collaboration à laquelle vous voulez bien vous prêter. J’ai été naturellement très sensible à votre indulgence, mais aussi, et peut être surtout, il m’a semblé comprendre pour la première fois ce que peuvent apporter à un texte un examen critique et des corrections. Je ne voyais là jusqu’alors que l’expression d’un goût que je respectais tout autant que le mien mais qui ne paraissait s’imposer que par un arbitraire esthétique : « j’aime ça » ou « je n’aime pas ça ». Hier au contraire, vous m’avez plus d’une fois convaincu par une espèce de nécessité. Je vous en remercie. J’attends donc le texte pour la revue avec plus de confiance que si j’avais dû me charger moi-même des aménagements. Je suis désolé de ce travail supplémentaire que je vous impose. Mais, vraiment, il est difficile de voir clair dans sa propre progéniture. Si on discernait les faiblesses on les aurait évitées. Jean d’Ormesson ».

PublicationsModifier

  • Évasions littéraires, collection Blanche, Gallimard, 1935
  • Edmond About, collection Blanche, Gallimard, 1936
  • En lisant Léon Blum, collection Blanche, Gallimard, 1937[6]
  • Entre les lignes, préface d'André Maurois, Hachette, 1962

ThéâtreModifier

  • Doris, pièce en trois actes et un prologue[7], Théâtre Saint-Georges, 31 janvier 1946 ; Les Œuvres libres, Fayard, no 235, 1946
  • Le Prince d'Aquitaine, comédie en trois actes, Théâtre de la Michodière, mai 1947 ; Calmann-Lévy, 1947
  • Les Bonnes Cartes, comédie en trois actes, Théâtre Gramont, 28 avril 1949 ; Les Œuvres libres, Fayard, no 36, mai 1949, p. 213–318

Notes et référencesModifier

  1. Les Annales, 1961 sur Google livres
  2. Prix de l'Académie française
  3. Marcel Thiébaut sur Gallimard.fr
  4. Prix Marcel Thiébaut
  5. « Lettre manuscrite originale », sur thiebautfreres.com
  6. En lisant Léon Blum, analyse dans Le Figaro du 31 juillet 1937 [PDF]
  7. Doris sur Régie théâtrale.com

Liens externesModifier