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Marcel Schneider

écrivain français
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Marcel Schneider
Naissance
Levallois-Perret, Drapeau de la France France
Décès (à 95 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

Marcel Eugène Schneider, né le à Levallois-Perret et mort le (à 95 ans) à Paris, est un écrivain français.

Sommaire

BiographieModifier

Il est né dans une famille d'origine alsacienne qui a choisi la France après 1871. Son père était maître-imprimeur. Après des études au lycée Louis-le-Grand et à la faculté des lettres de Paris, il fut reçu à l'agrégation de lettres. il a enseigné à Rouen (il y eut entre autres Jean Lecanuet parmi ses élèves) de 1937 à 1942 puis au lycée Charlemagne à Paris de 1942 à 1960. Puis il se consacre entièrement à la littérature et à la musique. Il vint habiter Paris et se lia à la maison d'édition Bernard Grasset.

Aussi bien comme écrivain que comme historien de la littérature, il était un adepte de la littérature fantastique. Il se reconnaissait trois maîtres dans le domaine fantastique : Charles Nodier, Gérard de Nerval et Ernst Theodor Amadeus Hoffmann.

Très bon connaisseur de la musique, il a publié des études sur Schubert ou Wagner et il a retracé l'histoire du ballet depuis Louis XIV. Il fut responsable de la chronique chorégraphique au journal Le Point.

Sympathisant de l'Action française, il a été proche d'écrivains aussi différents qu'André Gide, Georges Dumézil, Valentin Feldman et Paul Morand, lequel lui a légué sa garde-robe. Il a aussi fréquenté les salons littéraires dont ceux de Marie-Laure de Noailles, de Solange de La Baume, de Josette Day et de Florence Gould.

Dans les années 1980, il a régulièrement écrit dans Le Quotidien de Paris (Groupe Quotidien), dirigé par Philippe Tesson.

Il comptait parmi ses proches amis des écrivains et artistes tels que Jacques Brenner, Henri Sauguet et Matthieu Galey. Il publiait dans Les Cahiers des Saisons (1953-1962) de Brenner.

Il a reçu de nombreuses récompenses : le prix Prince-Pierre-de-Monaco pour l'ensemble de son oeuvre en 1980, le Grand prix de printemps de la Société des Gens de Lettres en 1990, le prix Chardonne en 1992, le Grand prix de littérature Paul-Morand de l'Académie française en 1996, le Grand prix de la langue française pour l'ensemble de son oeuvre en 1998[1]. Il était aussi officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre national du Mérite et chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres[2].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (45e division).

MémoiresModifier

Schneider a publié ses mémoires, sous forme de Journal, comme suit:

  • L'Éternité fragile, Paris, Grasset, 1989
  • Innocence et Vérité, Paris, Grasset, 1991
  • Le Palais des mirages, Paris, Grasset, 1992
  • Le Goût de l'absolu, Paris, Grasset, 1993
  • Les Gardiens du secret, Paris, Grasset, 2001, Prix Ève-Delacroix[3]

Autres oeuvresModifier

  • Notices d'autorité  : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • Bibliothèque royale des Pays-Bas • Bibliothèque universitaire de Pologne • Bibliothèque nationale de Suède • Bibliothèque apostolique vaticane • Base de bibliothèque norvégienne • WorldCat
  • Les trésors de Troie (roman), Les Quatre Vents, 1946
  • Le granit et l'absence, Pavois, 1947
  • Cueillir le romarin, La Table Ronde (coll. La gazette des lettres), 1948
  • Le chasseur vert, Albin Michel, 1950
  • La première île (roman), Albin Michel, 1951
  • Le sang léger (récit), Albin Michel, 1952
  • L'enfant du dimanche (roman), Albin Michel, 1953
  • Aux couleurs de la nuit [nouvelles], Albin Michel, 1955
  • Les deux miroirs (roman), 1956
  • Schubert, Le Seuil, 1957
  • L'escurial et l'amour (roman), Albin Michel, 1958
  • Wagner, Le Seuil, 1959
  • Sauguet, Ventadour (coll. Musiciens d'aujourd'hui), 1959
  • Le jeu de l'Oie ["intime"], Bernard Grasset, 1960
  • Le Sablier magique, Castermann, 1960 (contes illustrés par Elisabeth Ivanovsky)
  • Le cardinal de Virginie [nouvelles], Albin Michel, 1961
  • Les colonnes du Temple (roman), Bernard Grasset, 1962
  • La Branche de Merlin ["intime"], Plon, 1962
  • Opéra massacre, Bernard Grasset, 1965
  • La Sibylle de Cumes ["intime"], Bernard Grasset, 1967[4]
  • Entre deux vanités ["intime"], Bernard Grasset, 1967
  • Le Guerrier de pierre (roman), Bernard Grasset, 1969
  • Morand, Gallimard (coll. Pour une bibliothèque idéale), 1971
  • Le Lieutenant perdu (roman), Bernard Grasset, 1972
  • Déjà la neige précédé de Discours sur le fantastique, Bernard Grasset, 1974 - Prix de la nouvelle de l'Académie Française, 1974
  • Le Vampire de Düsseldorf (en collaboration avec Philippe Brunet), Pygmalion, 1975)
  • Sur une étoile (récit), Bernard Grasset, 1976
  • Jean-Jacques Rousseau et l'espoir écologiste, Pygmalion, 1978
  • Hoffmann, Julliard, 1979
  • Le Prince de la terre (roman), Bernard Grasset, 1980
  • La Lumière du Nord (nouvelles), Bernard Grasset, 1982 - Prix du Livre Inter 1982
  • Mère Merveille (roman), Bernard Grasset, 1983
  • Histoires à mourir debout (nouvelles), Bernard Grasset, 1985
  • Histoire de la littérature fantastique en France, Fayard, 1985 ; édition définitive, la première ayant paru chez le même éditeur (coll. Les grandes études littéraires) en 1964 sous le titre : La littérature fantastique en France
  • La Fin du carnaval (nouvelles), Bernard Grasset, 1987
  • Allemagne, éd. Sun France, 1987 (en collaboration avec Christian Bourgois)
  • Ce que j'aime, Bernard Grasset, 1995
  • Paris, lanterne magique, Bernard Grasset, 1997
  • L'ombre perdue de l'Allemagne, Bernard Grasset, 1999
  • Esprit du ballet, Bartillat, 2002
  • D'ivoire ou de corne (romans), Bernard Grasset, 2002
  • Le Labyrinthe de l'Arioste : essai sur l'allégorique, le légendaire et le stupéfiant, Bernard Grasset, 2003
  • Mille roses trémières. L'amitié de Paul Morand, Gallimard, 2004
  • Jours de féerie (contes), Grasset et Fasquelle, 2005
  • Moi qui suis né trop tard, Grasset et Fasquelle, 2006
  • Il faut laisser maisons et jardins, Grasset et Fasquelle, 2009

Littérature et sourcesModifier

RéférencesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. http://bibliobs.nouvelobs.com/20090122/10170/marcel-schneider-par-lui-meme « Copie archivée » (version du 14 novembre 2010 sur l'Internet Archive)
  2. Who's Who in France, dictionnaire biographique pour 2009, Levallois-Perret, Lafitte-Hébrard, , p. 1983
  3. Prix Ève-Delacroix sur le site de l'Académie française
  4. Compte rendu par Josane Duranteau, in: La Quinzaine littéraire nr 3, 1-15 avril 1967, p 4