Marcel Lehoux

Marcel Lehoux
Image illustrative de l’article Marcel Lehoux
Marcel Lehoux à Monza en 1930.
Biographie
Date de naissance
lieu de naissance Blois (Loir et Cher)
Date de décès
Lieu de décès Deauville
Nationalité Drapeau de France Français
Carrière professionnelle sur circuit
Années d'activité 1922-1936
Marcel Lehoux, vainqueur du deuxième Grand Prix de l'Algérie en 1929.
Marcel Lehoux avant le Grand Prix de Deauville 1936.
Marcel Lehoux au départ du Grand Prix de Tunis en 1932 (n°8, première ligne à gauche).
Marcel Lehoux en 1936.
Photo dédicacée de Marcel Lehoux.

Marcel Lehoux, né le à Blois[1] en Loir et Cher (et non en Vendée dans le château de Fougères[2]) est un pilote Français de course automobile. Il vit à Alger dès sa petite enfance en 1892 et dirige plus tard une entreprise de vente de pièces détachées automobiles, camions et machines agricoles. L’entreprise est aussi un atelier d’usinage et de rectification. Son entreprise est florissante et lui dégage le budget nécessaire à sa passion de pilote automobile. Il meurt en course le à Deauville (Calvados),

BiographieModifier

Pilote automobile émérite, il débute en compétition en 1922 à l’Age de 33 ans sur Bugatti Brescia.

En 1924, il gagne à l’Age de 35 ans, son 1er GP a Anfa (Casablanca) en Juin sur Bugatti Brescia.

En 1925, il participe au GP de Provence (Miramas) en Mars sur Bugatti type 22 ab. Il participe également au 3e GP de St Sébastien en Septembre, N° 19 sur Bugatti Type 35A 7e.

En 1926 Il participe au GP de Provence (circuit de Miramas) en Mars, il réalise un belle 1ere place en classe 3 sur Bugatti type 35 en catégorie 2l puis abandonne.

En 1927, il remporte la troisième édition des 12 Heures de Saint-Sébastien (ou GP tourisme de Guipúzcoa) dans la troisième des quatre éditions longues de l'épreuve, sur une Georges Irat avec Maurice Rost[3]

En , il achète une Bugatti 35C neuve, avec laquelle il gagne les GP d' Algérie a Staoueli + le record du tours! et de Tunisie + record du tours! et se classe 3e au GP de St Sebastien. Il obtient 2 victoires plus les records du tours et une troisième place sur 3 GP courus !

Le dimanche à Monaco, il prend un départ canon et part en tète du GP sur une Bugatti 35C N°8 et se fait doubler par Williams sur Bugatti 35B N°12 a la fin du 1er tour. Il est second au Grand Prix automobile de la Marne et remporte cette compétition automobile en 1931. La même année, il participe avec son ami Philippe Étancelin, sur Bugatti, aux Grands Prix d'Italie et de l'ACF, mais finalement abandonnent durant ces deux épreuves sportives, au bout de dix heures en « Formule libre ».

En Juin 1929, il achète une Bugatti 35B à Molsheim et rentre à Alger par la route en passant par Marseille !

En 1930 il gagne aussi les 8 Heures de Staoueli à Alger, toujours sur une Bugatti 35.

Il fait équipe avec Étancelin durant l'année 1931. Il remporte la toute première édition du Grand Prix de Pau, disputé en GP disputé sous la neige !

Marcel Lehoux pilote durant sa carrière des voitures de course des marques Bugatti, puis Alfa Romeo en 1934 (volant officiel) et Maserati en 1936 (pilote privé).

Il se tue à l'âge de 47 ans sur ERA, lors du Grand Prix automobile de Deauville en 1936 suite à une manœuvre douteuse de Giuseppe Farina, considéré comme un pilote dangereux.

Grand PrixModifier

Tableau détaillé des victoires en Grands Prix de Marcel Lehoux
Année Grand Prix Localisation Voiture
1924   Grand Prix du Maroc[4] Anfa Bugatti
1928   Grand Prix d'Algérie Staouéli Bugatti Type 35
  Grand Prix de Tunisie Carthage Bugatti Type 35
1929   Grand Prix d'Algérie Staouéli Bugatti Type 35
1930   Grand Prix de Dieppe Dieppe Bugatti Type 35
1931   Grand Prix de Genève Genève Bugatti Type 51
  Grand Prix de la Marne Reims Bugatti Type 51
1932   Grand Prix du Maroc Casablanca Bugatti Type 54
1933   Grand Prix de Pau Pau Bugatti Type 51
  Grand Prix de Dieppe Dieppe Bugatti Type 51
  Grand Prix de Monza[5] Monza Bugatti Type 51

Marcel Lehoux prend le départ du 1er GP de Monaco 1929 sur Bugatti 35 C. Lehoux est aussi deuxième du GP du Maroc en 1930, derrière Benitah, et du GP de Dieppe en 1934 derrière Étancelin)

En 13 saisons de courses automobile, c’est 100 GP courus, 58 fois classé, 13 victoires en GP et 14 victoires en course de cote, 10 2e place, 13 3e place, 6 4e place, 3 5e place et 4 6e place ! Pourtant Marcel Lehoux fait partie des pilotes que l’on considérait à tort, comme un pilote de second plan (pilote privé), donc très peu médiatisé. Pourtant il possède un rapport Grand Prix courus/classement très rare, que plusieurs pilotes plus connus ont dues lui envier. Il faisait d’ailleurs jeu égal avec des pilotes comme Etancelin, Dreyfus, Varzi, Fagioli, Benoist, caracciola…

Courses de côteModifier

DiversModifier

  • Journées des marches à Alger 1927
  • Course de Constantine 1927
  • Kilomètre lancé de Bône 1927
  • Course handicap des 8 Heures de Staouéli 1930 (associé à Philippe Étancelin, sur Bugatti)[7]

AnecdotesModifier

  • Il est désigné comme le petit homme au cœur de lion, il est d’ailleurs très respecté pour le courage et Le fair-play qu’il dégage dans le monde de la course automobile.
  • Marcel Lehoux prend toujours des départs canons et mène ses courses à fond au risque permanent de casser le pont, la transmission et ou la boite de vitesse. Il est comme son ami Philippe Etancelin, des pilotes privés qui tiennent a tout prix a gagner sur les pilotes et les voitures d'usine.
  • Le à la Coppa Florio de St Brieux, il est le plus rapide et en tête de la course dès le 5e tour. Alors qu’il a 33 minutes d’avance, il arrête sa Bugatti quelques mètres avant la ligne d’arrivée et va s’assoir vers les stands au bord de la route. La course est mineure et paradoxalement, il se rend compte qu’il ne peut prendre la coupe par manque de régularité. Son seul intérêt est la vitesse pure plutôt que la régularité. Un moment plus tard, il reprend sa voiture pour franchir la ligne d’arrivée pour finir 4e en catégorie 2l et 8e au général. Laissant la victoire à Robert Laly sur Aries 3l.
  • Monsieur Charles Faroux écrit dans L’auto en 1930 suite à l’arrivée de Philippe Etancelin à Alger, c’est un volontaire, un tenace et un courageux. Il est doué par surcroît d’une grande résistance physique qui le soutien dans l’effort. J’ai toujours tenu Etancelin en haute estime, pas seulement en raison de sa valeur, mais aussi parce qu’il fait preuve toujours d’une rare sportivité et d’un beau caractère. Ce sont les deux qualités que Marcel Lehoux possède au même degré et qui font qu’a notre admiration pour la qualité professionnelle des deux hommes se joint une réelle estime pour leur caractère. Savoir perdre avec le sourire et sans témoigner de mauvaise humeur, c’est une preuve de bonne éducation et c’est aussi preuve de confiance en soi comme de valeur.
  • Marcel Lehoux est aussi l'un des rares amis et protecteurs de Hellé Nice et l'a fait courir sur Alfa Tipo B P3 au GP de Vichy 1934 et permet l’éclosion de son protégé, le jeune Guillaume Laurent dit « Guy Moll ». Il lui prête une 35C pour les GP d’Oran et de Casablanca 1932. Après 27 GP sur 3 saisons, Guy Moll se tue à la Coppa Acerbo à Pescara en 1934 a l’âge de 24 ans. Il est l’un des rarissimes pilotes les plus doués naturellement de tous les temps.

Notes et référencesModifier

  1. « https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/une-bugatti-de-legende-vendue-aux-encheres?queryId%5Bquery1%5D=57cd2206459a452f008b4594&queryId%5Bquery2%5D=57c95b34479a452f008b459d&page=1&pageId=57da5cee459a4552008b48ad », sur lanouvellerepublique.fr (consulté le 7 février 2019)
  2. (en) « Marcel Lehoux », sur The Golden Era of Grand Prix Racing
  3. (en) « GP de Guipúzcoa 1927 », sur RacingSportsCars.com
  4. « Sport automobile au Maroc », sur Les24Heures.fr
  5. L'épreuve du « dimanche noir de Monza ». Giuseppe Campari, Baconin Borzacchini et le comte Stanisław Czaykowski périssent dans deux accidents à quelques heures d'intervalle dans le banking sud (virage relevé) du circuit
  6. (en) Hans Etzrodt, « HILL CLIMB WINNERS 1897-1949, Part 4 (1927-1930) », sur The Golden Era of Grand Prix Racing
  7. Omnia : revue pratique de locomotion, n°122, juillet 1930, p.66.

Liens externesModifier