Marc Antoine Bilcocq

peintre français

Marc Antoine Bilcocq[1] est un peintre français du XVIIIe siècle né en 1755 et mort en 1838. Il a été reçu académicien le [2].

Marie Marc Antoine Bilcoq
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie Marc Antoine BilcocqVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Lieu de travail

Œuvres en collection publiqueModifier

 
Le Massacre des Carmes, 1820.
  • Clermont-Ferrand, Musée d'art Roger-Quilliot
    • Un Mendiant, huile sur toile[3],[4].
    • Soldat invalide, huile sur toile[5].
  • Francfort, musée Staedel, Vieille femme de profil, dessin, n° d'inventaire 1205.
  • La Fère, musée Jeanne d'Aboville, Scène dans un magasin à fourrage.
  • Nantes, musée des beaux-arts, Jeune femme regardant une miniature, huile sur bois, n° d'inventaire 596[6].
  • Orléans, Musée des beaux-arts : Intérieur de cuisine, huile sur toile[7].
  • Paris, Musée Cognacq-Jay, La Liseuse, n° d'inventaire J 4[8]
  • Paris, Musée du Louvre, Paysage au belvédère, huile sur bois, 13 x 16 cm, signé et daté en bas à droite: A. Bilcoq 1785 ; legs de Simone Rivet de Clèves, épouse de Harold Stuart (collection Stuart de Clèves) en 1998, n° d'inventaire RF 1998-18[9].
  • Portland, Portland art museum, Les Reproches maternels et La Mère de famille, Gift of Marilyn Ross Podemski and Max Podemski in honor of Bruce Guenther on his retirement n° d'inventaire 2015.48.1 et 2015.48.2[10].
  • Vizille, Musée de la Révolution française :
    • Scène familiale dans un intérieur, 1795-1796, n° d'inventaire MRF 1991-47.
    • (attribué) Le Massacre des Carmes, vers 1820, huile sur bois, n° d'inventaire MRF 2007-4[11].

Biens spoliésModifier

  • Collections Schloss, Le Modèle espiègle, bois, 0,22 par 0,17[12].

Fortune critiqueModifier

« Bon peintre, doué d'observation. Ses sujets sont exécutés facilement et rendus avec vérité, mais son dessin est assez mou et sa couleur faible. S'il ne tient pas un premier rang, il tient très honorablement le second, et sait, même après des maîtres comme Debucourt et Boilly, faire admirer encore des scènes familières prises sur le vif dans des milieux peu élevés. On manque de détails sur cet artiste. Sou caractère se reflète dans ses sujets : la Consultation, l’Intérieur d'une cour, le Laboratoire d'un chimiste, l’Aveugle sortant d'un village. Jeune femme assise regardant une miniature (musée de Nantes), la Marchande de pommes, effet de nuit. On rencontre assez rarement de ses tableaux dans le commerce, l'amateur les prise et les recherche. Il y a dans Bilcoq une entente bien ordonnée du clair-obscur et une conscience pour les accessoires qui rappelle l'école hollandaise, maîtresse dans le goût des intérieurs. Il semble surtout avoir étudié Adrien Van Ostade. L'espèce de scènes est souvent la même chez Bilcoq : tabagies, mendiants, conversations goguenardes, etc. Dans les sujets de genre léger, ce maître donne à ses figures une expression douce, surtout aux femmes ; les attitudes de ses personnages ont du naturel et du mouvement; son talent tient à la fois de Boilly, de Mallet pour les types, et des Hollandais pour l'ensemble. Le genre est hollandais, le goût et le coloris sont français. Les musées de Clermont-Ferrand et de Nantes possèdent chacun deux tableaux de ce maître. Bilcoq, reçu de l'Académie eu juin 1788, exposa aux Salons en 1780, 1804 et 1812. La date de sa mort est restée inconnue. »

— Paul Marmottan, L'école française de peinture, 1789-1830, Paris, Renouard, 1886, pages 238-240.

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« Bilcocq me semble étonnant pour la vérité et la touche spirituelle avec laquelle il traite les objets de détails, tels qu'histoire naturelle ou autres. Il ne traite pas aussi bien les figures. Il devrait s'exercer à en peindre pour étude en plus grand, afin de les rendre mieux quand il aurait à les faire en petit. »

— Edmond et Jules de Goncourt, L'art du XVIIIe siècle, Paris, G. Charpentier, 1881-1882, p. 378

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Notes et référencesModifier

  1. Ou Bilcoq ; son prénom complet est Marie Marc Antoine, mais on trouve aussi comme premier prénom : Louis.
  2. Archives de l'art français, 1907, p. 148.
  3. Jean-Baptiste Bouillet, Musée de Clermont-Ferrand, Clermont, Huber, 1861, p. 25.
  4. Notice no M0121003118, base Joconde, ministère français de la Culture.
  5. Notice no M0121003120, base Joconde, ministère français de la Culture.
  6. Notice no 07430005282, base Joconde, ministère français de la Culture.
  7. Notice no 00000093425, base Joconde, ministère français de la Culture.
  8. « La Liseuse », sur Les musées de la Ville de Paris.
  9. Notice no 00000106508, base Joconde, ministère français de la Culture.
  10. Non signés.
  11. « Les collections. Restaurations et dépôts », sur Domaine de Vizille. Musée de la Révolution française.
  12. https://www.diplomatie.gouv.fr/sites/archives_diplo/schloss/tableauxB/tableaux25.html?provenance=collection

Liens externesModifier