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Pendant la Seconde Guerre mondiale, le maquis de Saffré est un maquis de résistance à l'armée allemande, situé dans un triangle formé par les communes de Héric, Nort-sur-Erdre et Saffré en Loire-Inférieure.

OrganisationModifier

Constitué progressivement au cours de l'année 1943 par des habitants des alentours de Nort-sur-Erdre, en parallèle à l'établissement d’autres groupes de résistance en Loire-Inférieure, le maquis de Saffré se mobilise effectivement en juin 1944 comme l'ensemble des Forces françaises de l'intérieur[2]. Le regroupement des différents éléments de Résistance dans la région nortaise se fait sous la direction du commandant Yacco (nom de guerre de Briac Le Diouron)[3].

Un groupe de 73 hommes, provenant du maquis de la Maison rouge, s'installe le 17 juin 1944 en forêt de Saffré, lieu jugé favorable pour son potentiel de dissimulation ainsi que pour les opérations de parachutage d'armes qui étaient cruciales à la poursuite de l'ensemble du mouvement de résistance en Loire-Inférieure[4]. Ils sont rapidement rejoints par d'autres jeunes gens des environs, souvent des moins de 20, et leur nombre s'élève à 280 une semaine après l'installation en forêt de Saffré[5]. À ce nombre s'ajoutent les officiers, ainsi que le groupe de la Meilleraye où se tient l'état-major, ce qui mène à un nombre total de 330 hommes. Malgré un encadrement militaire sérieux, notamment sous la conduite du capitaine Maurice Guimbal, dit « capitaine Maurice », ces déplacements de dizaines de personnes manquent de discrétion et vont concourir à la perte du maquis.

Chute du maquisModifier

Une des dernières opérations allemandes, peu après la chute du maquis de Saint-Marcel, consiste à détruire ce maquis, avec l'active collaboration de miliciens français. Les jeunes maquisards, peu ou pas entraînés ni suffisamment équipés, tiennent tête le 28 juin — avant de se disperser — à l'attaque conduite par 2 500 Allemands. 13 maquisards meurent au combat à Saffré (dont 9 blessés qui sont achevés à coups de crosse et de bottes, notamment par des miliciens[6]), puis 5 autres dans des circonstances similaires quelques jours après. 27 prisonniers sont fusillés le 29 juin au château de la Bouvardière.

PhotographiesModifier

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BibliographieModifier

  • André Perraud-Charmantier, Le Drame du Maquis de Saffré, Éditions du Fleuve, Nantes,
  • Briac Le Diouron, Soldats de l'Ombre 1939-1944

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Montagnon, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, 2011
  2. La BBC transmet le 7 juin le message qui donne ordre à la Résistance bretonne de prendre le maquis : « Le Canal de Suez est en feu. » Perraud-Charmantier 1946, p. 21
  3. Perraud-Charmantier 1946, p. 20
  4. Perraud-Charmantier 1946, p. 29
  5. Perraud-Charmantier 1946, p. 33
  6. Perraud-Charmantier 1946, p. 89

Liens externesModifier