Malcolm II (Mormaer de Fife)

Máel Coluim II (ou Maol Choluim II, habituellement anglicisé en Malcolm II)[1], fut au XIIIe siècle Mormaer de Fife régnant sur le mormaerdom ou comté de Fife entre 1228 et 1266. Il est le neveu et successeur du précédent moarmaer Máel Coluim I, et le fils de Donnchadh, frère de Máel Coluim I, et fils cadet de Donnchadh II[2]

Malcolm II
Image dans Infobox.
Máel Coluim II porteur de l'Épée royale selon un manuscrit du Scotichronicon de Walter Bower
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Décès
Conjoints
Susanna ferch Llywelyn (d)
Helen ferch Daffyd (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle

BiographieModifier

Máel Coluim II est un des magnats écossais mentionnés comme garants du Traité de York, conclu le [3]. Il participe au fameux couronnement du roi Alexandre III d'Écosse à Scone le , où les mormaers de Fife jouent traditionnellement un rôle principal dans la cérémonie[4]. Lorsque le roi est accueilli par le ollamh rígh , le poète royal, qui s'adresse lui par la proclamation « Benach De Re Albanne » (c'est-à-dire : Beannachd Dé Rígh Alban en français « Dieu bénisse le roi d'Écosse »). Máel Coluim II, comte de Fife porteur de « l'Épée royale » se trouve aux côtés d'Alexandre III, lorsque le poète récite la généalogie d'Alexandre. Pendant la minorité du roi Alexandre III d'Écosse, il est désigne comme un des gardiens du roi le [5].

Il apparaît que Máel Coluim II entretient des relations étroites avec le roi Henri III d'Angleterre, pendant la minorité de son souverain et même après, en Écosse il se trouve être l'allié de Alan Durward[4]. Il se retire au Northumberland le , pour ne pas se présenter devant la justice royale le premier jour de la cession des États du royaume, comme on lui avait sans doute ordonné[5]. Il disparaît ds sources après le the coup d'état mené contre l'administration de la régence en 1256-57[4], mais réapparait quelques années plus tard lorsqu'il s'engage par serment auprès de Henri III à maintenir la position du jeune roi et de la reine lorsque ensuite la file d'Henri III Margaret, arrive d'Angleterre en Écosse en 1260[3].

Union et postéritéModifier

Máel Coluim II meurt en 1266[6]. Il avait épousé Elen ferch Llywelyn, qui après la mort de Máel Coluim se remarie en secondes noces avec le Mormaer de Mar, Domhnall[5]. Il laisse au moins deux fils connus, l'ainé Colbán, qui lui succède comme mormaer à sa mort[7].

La chefferie du Clan MacDuff (gaélique écossais : Clann Meic Duibh) revient à un autre fils dont le nom personnel est inconnu mais qui est uniquement désigné par son titre de MacDuibh[8]. Máel Coluim semble avoir laissé de vastes domaines à son fils cadet , qui sont ensuite captés par William Wishart, l'évêque de Saint Andrews, appuyé par le roi Jean Balliol, contre qui MacDuibh fait appel au roi Édouard Ier d'Angleterre[9].

Notes et référencesModifier

  1. Il est souvent nommé Malcolm, 6e comte de Fife. Toutefois : 7e comte Fife ou 8e comte Fife ; sont des appellations anachroniques dans la mesure où les premiers comtes de Fife ne sont pas mentionnés dans les sources.
  2. Bannerman, "Macduff", p. 33.
  3. a et b Balfour Paul, Scots Peerage, vol. iv, p. 9; Macdonald, "Macduff family".
  4. a b et c Macdonald, "Macduff family".
  5. a b et c Balfour Paul, Scots Peerage, vol. iv, p. 9.
  6. Balfour Paul, Scots Peerage, vol. iv, p. 9; Bannerman, "Macduff of Fife", p. 33, 35; Macdonald, "Macduff family".
  7. Balfour Paul, Scots Peerage, vol. iv., p. 9-10; Bannerman, "Macduff of Fife, p.  33.
  8. Bannerman, "MacDuff of Fife", p.  32-3, et passim.
  9. Bannerman, "MacDuff of Fife", p.  32-3.

BibliographieModifier

  • (en) John Bannerman, « MacDuff of Fife », in A. Grant & K.Stringer (eds.) Medieval Scotland: Crown, Lordship and Community, Essays Presented to G.W.S. Barrow, (Edinburgh, 1993), p. 20–38
  • (en) Andrew McDonald, « Macduff family, earls of Fife (per. c. 1095–1371) », in the Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004 , accessed 8 Aug 2007
  • (en) Paul James Balfour, The Scots Peerage, Vol. IV, (Edinburgh, 1907)

Source de la traductionModifier