Mala Kriegel

Résistante communiste française

Mala Kriegel, née Ehrlischster le à Varsovie (Pologne) et morte assassinée le à Marseille, est une chirurgienne-dentiste française d'origine polonaise et militante communiste, membre des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) pendant la Seconde Guerre mondiale.

Mala Kriegel
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 31 ans)
МаrseilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Résistante, chirurgienne-dentisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Plaque Commémorative Mala Kriegel.jpg
plaque commémorative

BiographieModifier

Née en Pologne, elle arrive en France dans les années 1930 pour étudier la médecine à Strasbourg, où elle milite avec les communistes[1]. En , elle rencontre le militant antifaciste Maurice Kriegel-Valrimont, qu'elle épousera quelques années plus tard[1].

Le couple s'installe à Paris la même année, dans le XVe arrondissement, où Mala Kriegel commence à exercer comme chirurgienne-dentiste[1].

Militante communiste, elle s'engage dans la Résistance intérieure française en tant que distributrice du journal La Marseillaise, organe du Front national à Marseille. En 1944, lors d'une distribution dans les quartiers Nord de la ville, elle tombe, avec les militants Victor Fantini, Merotte et Dufour, dans une embuscade. Ils sont éjectés de la voiture, désarmés et plaqués contre un mur[2] puis mitraillés par l'armée allemande, qui les laisse pour morts[1]. Victor Fantini rapporte, dans ses mémoires, les derniers mots de Mala Kriegel : « C’est terrible ce qui nous arrive, mais malgré tout j’aurais eu la joie de voir nos journaux au grand jour. »[1].

Elle meurt le à l'hôpital des suites de ses blessures et est inhumée dans une fosse commune du Cimetière Saint-Pierre de Marseille[1]. Un cortège est formé par ses compagnons résistants lors des funérailles[3]. Les photos de la résistante et photographe marseillaise Julia Pirotte conservent le témoignage de la cérémonie[4].

HommagesModifier

Une plaque à sa mémoire a été apposée sur le mur du hall du journal communiste La Marseillaise à Marseille[5] ainsi qu'au niveau du n°85 du boulevard Oddo, là où elle fut abattue[1].

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g « KRIEGEL Mala [née Ehrlischster Mala, alias Paulette] - Maitron », sur MAITRON (consulté le 9 décembre 2018)
  2. Sébastien Madau, Mala Kriegel, fusillée La Marseillaise à la main, La Marseillaise, 27 août 2014.
  3. Catherine Fouquet, Guerres civiles, Presses Univ. du Mirail, (ISBN 9782858163236, lire en ligne)
  4. Les 70 ans de La Marseillaise. Un seul Leica comme arme de libération, La revue du projet, 26 février 2014.
  5. Maurice Kriegel-Valrimont et Olivier Biffaud, Mémoires rebelles, Odile Jacob, (ISBN 9782738106322, lire en ligne)

BibliographieModifier