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Maison natale de Saint-John-Perse

maison de Pointe-à-Pitre où est né le poète Saint-John-Perse
Maison natale de Saint-John-Perse
Maison Saint-John Perse - Façade.JPG
État du bâtiment en 2012.
Présentation
Type
Maison de trois étages
Destination initiale
Maison d'habitation
Destination actuelle
Bâtiment délabré
Construction
vers 1850
Occupant
Propriétaire
Association
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
54, rue Achille-René-Boisneuf
Coordonnées
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La maison natale de Saint-John-Perse était un bâtiment d'habitation situé au 54, rue Achille-René-Boisneuf – ancienne rue d'Arbaud – à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Construite vers 1850-1860, elle a été le lieu de naissance et d'enfance de l'écrivain et poète français Alexis Leger dit Saint-John Perse. Elle était inscrite aux monuments historiques en 1995[1]. Ce qui n'a pas empêché qu'elle ait été démolie, le 23 septembre 2017 sur décision du conseil municipal réuni la veille. Il est possible qu'elle soit reconstruite un jour à l'identique (rien encore d'officiel).

Sommaire

HistoriqueModifier

Construite rue d'Arbaud après le séisme de 1843 qui ravagea l'île et avant 1863[2], elle présente la particularité d'avoir été le lieu de naissance le 31 mai 1887 de l'écrivain français (et futur prix Nobel de littérature) Saint-John Perse dont la famille était majoritairement composée de juristes du côté paternel (notaires et avocats) et de propriétaires d' "habitations" du côté maternel[3]. Il y passa les douze premières années de sa vie – entre ses séjours d'été en Basse Terre sur l'habitation La Joséphine à Matouba, au-dessus de Saint-Claude, ou au Bois-Debout à Capesterre-Belle-Eau – avant son départ pour la métropole avec ses parents en mars 1899 pour s'installer à Pau.

Elle est bâtie selon l'architecture traditionnelle de la vieille ville, en maçonnerie pour le rez-de-chaussée et en bois pour les deux étages (afin de résister aux séismes) avec une toiture en tôle. Toute la partie sur rue du bâtiment (façade et toiture) est inscrite au titre des monuments historiques le 1er août 1995[1]. Faute d'entretien depuis des années, l'édifice s"était progressivement délabré, une souscription avait été lancée pour la sauver, l'Union européenne avait débloqué des fonds, sans que rien ne soit fait. Elle a finalement été démolie, le 23 septembre 2017, dans des conditions juridiques douteuses et qui ont fait polémique (les procédures réglementaires en matière de monuments historiques n'auraient pas été respectées).

Si elle n'était pas reconstruite, il y a un grand risque que les visiteurs du Musée Saint-John Perse, installé depuis 1987 dans la magnifique Maison Souques, croient que le poète-diplomate y serait né (d'autant que le bâtiment a été labellisé "Maison des Illustres") et l'assimilent à un fils de grande famille (en Martinique on dirait de "békés"), dont il partagerait l'idéologie, ce qui influe sur la lecture de son oeuvre. En réalité, le jeune Alexis Leger n'y a jamais mis les pieds. De plus, les Leger, tout en étant des notables plutôt progressistes, n'étaient pas très riches, comme en témoigne la maison natale.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Notice no PA97100002, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. La date précise n'est pas connue ; 1863 marque la date du premier acte de vente du bâtiment.
  3. Henriette Levillain, Saint-John Perse, éditions Fayard, 2013 (ISBN 9782213669007), p. 23-25.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier