Maison du Petit Renard et du Chêne

Maison du Petit Renard
et du Chêne
Maison du Petit Renard et du Chêne 04.JPG
Présentation
Type
Destination actuelle
Restaurant
Style
Construction
1696
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées
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La « Maison du Petit Renard et du Chêne » est une maison double de style baroque située aux numéros 36 et 37 de la Grand-Place de Bruxelles en Belgique, entre la « Maison de Sainte-Barbe » et la « Maison du Paon », au nord de la place.

L'édifice est constitué de deux maisons groupées sous un même toit : « Le Petit Renard  » ('t Voske en néerlandais) et « Le Chêne » (Den Eyck).

HistoriqueModifier

Ces deux maisons furent reconstruites en 1696, comme l'atteste le millésime porté par l'entablement qui couronne la façade, après la destruction des maisons de la Grand-Place lors du bombardement de la ville par les troupes françaises commandées par le maréchal de Villeroy en août 1695.

Au XVIIIe siècle, ces maisons portaient le nom de « Samaritaen » (Le Petit Renard) et « Den Eyck » (Le Chêne)[1].

Elles firent l'objet d'une restauration en 1884-1886 par l'architecte de la ville de Bruxelles, Victor Jamaer[2].

À l'heure actuelle, le rez-de-chaussée abrite un restaurant et un salon de dégustation.

ArchitectureModifier

La « Maison du Petit Renard et du Chêne » possède la seule façade peinte en blanc de la Grand-Place de Bruxelles, avec sa voisine la « Maison du Paon ».

Cette façade de quatre travées (ou plus exactement de deux fois deux travées), rehaussée de dorures, possède un rez-de-chaussée, un entresol et deux étages, séparés les uns des autres par des cordons moulurés alignés sur ceux de la « Maison du Paon » et de la « Maison de Sainte-Barbe ».

Le premier et le deuxième étage sont percés de fenêtres à meneaux de bois dont les allèges sont ornées de balustres torses rehaussées de dorures.

La façade est couronnée par un entablement dont l'architrave affiche l'année de reconstruction de l'édifice : « ANNO 1696 ».

Contrairement à la plupart des maisons de la Grand-Place, cette façade ne se termine pas par un pignon mais par deux lucarnes ornées latéralement de pilastres à chapiteaux ioniques et de volutes et surmontées chacune d'un entablement portant un fronton courbe portant une boule dorée.

RéférencesModifier

  1. Albert Mehauden et Michel Vanwelkenhuyzen, La ville de Bruxelles. Ses habitants, leurs métiers et leurs adresses vers 1767, Bruxelles, 1998
  2. Le Patrimoine monumental de la Belgique, Volume 1B, Bruxelles, Pentagone E-M, Pierre Mardaga éditeur, 1993, p.156