Maher el-Assad

militaire syrien

Maher el-Assad
ماهر الأسد
Maher el-Assad
Maher el-Assad

Naissance (52 ans)
Damas (Syrie)
Origine Syrien
Allégeance Drapeau de la Syrie Syrie
Grade Major-général
Commandement 4e division blindée
Conflits Guerre civile syrienne
Faits d'armes Siège de Homs
Bataille de Zabadani
Offensive de Khan Cheikhoun
Famille Hafez el-Assad (père)
Bachar el-Assad (frère)
Bassel el-Assad (frère)

Maher el-Assad (en arabe : ماهر الأسد), né le à Damas en Syrie, est un militaire syrien, frère cadet du président Bachar el-Assad et dernier fils de l'ancien président Hafez el-Assad. Il est à la tête de la 4e division blindée. Il est sous sanctions internationales en raison de son implication dans la répression contre les civils durant la guerre civile syrienne.

BiographieModifier

Il est un musulman alaouite (branche du chiisme). Il est né un peu moins de deux ans après le coup d'État qui porta au pouvoir Salah Jedid et, aux côtés de celui-ci, de son père Hafez el-Assad, comme ministre de la Défense.

Après la mort dans un accident de voiture de son frère Bassel el-Assad, favori pour succéder à Hafez al-Assad, il est mentionné comme possible successeur. Finalement son frère Bachar est choisi.

CarrièreModifier

Il étudie à l'université de Damas dans l’ingénierie mécanique avant de choisir une carrière militaire.

Maher el-Assad est membre du comité central du Parti Baas syrien et un des conseillers proches de Bachar[1].

Il est promu major-général en [2].

Il est à la tête de la 4e division blindée, et de la Garde Républicaine, une force d'élite de 10 000 à 15 000 hommes majoritairement alaouites, ce qui en fait le dirigeant de deux des unités les plus puissantes de l'armée[3]. Il chapeaute également ses cousins Mundher el-Assad et Fawaz el-Assad qui dirigent les milices chabiha[3].

Il est parfois qualifié de brutal, impulsif, cruel, il est suspecté de meurtre et impliqué dans de nombreux massacres[4], il est notamment suspecté d'être impliqué dans le massacre chimique de la Ghouta, en août 2013[5].

Durant le soulèvement révolutionnaire en 2011, il supervise la répression sanglante à Deraa puis lance l'assaut en sur le quartier de Baba Amr à Homs, ce qui coûte la vie à plus de 8 000 Syriens[5],[6].

Son rôle de « principal maître d’œuvre de la répression contre les manifestants » lui vaut d'être placé sur la liste des sanctions de l'Union Européenne en 2011[7],[3].

Notes et référencesModifier

  1. « Maher el-Assad, le bras armé du régime syrien », Le Figaro, 1er mars 2012.
  2. Chris Tomson, « Bashar Al-Assad’s brother promoted to Major General for Daraa military campaign », Al-Masdar News, 30 juin 2017.
  3. a b et c « Ce clan Assad qui règne en maître absolu sur la Syrie », sur France 24, (consulté le 10 juillet 2020)
  4. « SYRIE. La famille al-Assad : les Borgia de Damas », sur L'Obs (consulté le 10 juillet 2020)
  5. a et b Le JDD, « Maher El-Assad, celui qui se cache derrière Bachar », sur lejdd.fr (consulté le 10 juillet 2020)
  6. « Syrie: Maher el-Assad, frère et bourreau », sur LExpress.fr, (consulté le 16 décembre 2019)
  7. Assia Guedjali, « Les Déterminants Organisationnels De La Carrière Des Femmes:, Cas Des Femmes Dans Une Institution Para Militaire », مجلة أفكار وآفاق,‎ , p. 187 (DOI 10.46448/1698-006-002-010, lire en ligne, consulté le 10 juillet 2020)