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Vajradhara, de couleur bleu, tenant dans ses mains un vajra et une cloche rituelle. Il aurait transmis la Mahamoudra à Tilopa.

La Mahamudra ou Mahamoudra (sanskrit IAST : mahāmudrā ; devanāgarī : महामुद्रा [1] ; THL : Chagya Chenpo tibétain : ཕྱག་རྒྱ་ཆེན་པོ་, Wylie : Phyag-rgya chen-po, Chachen tibétain : ཕྱག་ཆེན, Wylie : phyag chen), « Grand Symbole » ou « Grand Sceau » désigne un système de méditation[2] utilisé dans le bouddhisme pour atteindre l'éveil, la réalisation de la nature ultime de l'esprit et de la vacuité, pénétrant tous les phénomènes du saṃsāra et du nirvāṇa. Dans le bouddhisme tibétain cette méthode est principalement pratiquée par la lignée Kagyüpa, mais aussi dans les lignées Gelugpa et Sakyapa.

La mahāmudrā (en) est également une position de Hatha-yoga décrite dans le chapitre III de la Haṭhayogapradīpikā[3].

Sommaire

HistoireModifier

La Mahāmudrā a initialement été développée en Inde avant d'être introduite au Tibet par Marpa Lotsawa (1012-1097). Lui-même ayant reçu ces enseignements de Naropa (les Six yogas de Naropa), disciple de Tilopa, qui en eut la révélation du Bouddha primordial Vajradhara.

Les principaux maîtres de l'Inde ayant transmis la Mahāmudrā sont : Saraha, Savaripa, Tilopa, Nāropa et Maitripa.

Au Tibet, après son introduction par Marpa, les principaux maîtres tibétains ayant transmis la Mahāmudrā sont : Milarépa, Gampopa. Ces maitres étant à l'origine de la lignée Kagyüpa, la Mahāmudrā est donc aujourd'hui principalement enseigné dans cette tradition, mais aussi dans les lignées Gelugpa et Sakyapa[4].

Le corps de la pratiqueModifier

Le corps de la pratique est divisé en deux[5] :

  • Samatha / Chiné : exercice de quiétude mentale.
  • Vipasyana / Lhagthong : méditation de la vision pénétrante.

CitationModifier

« De même qu'un pigeon lâché d'un bateau au milieu de l'océan ne peut rien faire d'autre que d'y retourner, de même, peu importe l'intensité de son activité, votre esprit ne peut que retourner à son état pacifié une fois que vous avez réalisé la quiétude mentale. »[5]

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Ce terme est féminin. Des traductions non-universitaires de l'anglais, qui ne connaît pas le genre féminin, on toutefois fréquemment traduit par "le" Mahamudra, ce qui est une erreur: http://sanskrit.inria.fr/DICO/50.html#mahaamudraa
  2. A Dictionary of Buddhism par Damien Keown publié par Oxford University Press, (ISBN 9780192800626), page 164
  3. Svātmārāma (trad. Tara Michaël), Haṭha-yoga pradīpikā, Fayard, , p. 168.
  4. Dalai Lama, Alexander Berzin, The Gelug/Kagyu Tradition of Mahamudra, Snow Lion Publications, 1997, (ISBN 1559399309 et 9781559399302), p. 21-22.
  5. a et b 9e Karmapa,Le Mahamoudra, éditions Marpa, 1998