Maître du Hannibal de Harvard

enlumineur français du XVe siècle
Maître du Hannibal de Harvard
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Activité
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Maître
Lieu de travail

Le Maître du Hannibal de Harvard ou Maître de l'Annibal d'Harvard est un maître anonyme enlumineur actif à Paris entre 1415 et 1440. Il doit son nom à une miniature du sacre d'Hannibal Barca située dans un manuscrit de la bibliothèque Houghton de l'université Harvard (Richardson 32).

Éléments biographiques et stylistiquesModifier

 
Le couronnement d'Hannibal, Harvard, Richardson 32

Le nom de convention a été forgé par Millard Meiss à partir d'une unique miniature d'un manuscrit de Tite-Live dont les autres peintures sont attribuées au Maître de Boucicaut ou au Maître de Bedford et leur atelier[1].

Le maître anonyme participe à la décoration de plusieurs manuscrits en compagnie du maître de Boucicaut dont il a dû être l'élève, ainsi qu'avec le collaborateur de celui-ci, le Maître de la Mazarine. Il emprunte aux deux artistes de nombreux motifs ainsi que la façon d'évoquer la troisième dimension et la gamme chromatique. Les traits de ses personnages sont en général lourdement marqués et l'oblique est une caractéristique de ses compositions spatiales[2].

Les plus anciens manuscrits attribués par Meiss remontent jusque vers 1415, notamment autour d'un manuscrit du Roman d'Alexandre (British Library, Royal 20 B XX). Il semble que l'on puisse distinguer sa production la plus ancienne, fortement influencée par le Maître de Boucicaut, de la plus récente, plus sans influence des Frères de Limbourg, à tel point que Catherine Reynolds se demande s'il ne s'agit pas de deux artistes différents. Cette production plus ancienne est parfois identifiée sous le nom de convention de Maître de l'Alexandre Royal. Il contribue, à partir des années 1420, à décorer des manuscrits pour des commanditaires flamands (Guillebert de Lannoy) ou normand, ce qui pourrait faire penser qu'il a quitté un temps Paris pour les Flandres puis Rouen[1].

Manuscrits attribuésModifier

 
Annonciation du livre d'heures du musée de Cluny.

Une vingtaine de manuscrits lui sont attribués, dont la moitié des livres d'heures. Pour un certain nombre d'entre eux, sa contribution se limite à une miniature isolée[3].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (en) Millard Meiss, French Painting in the Time of Jean de Berry, The Boucicaut Master, Londres, Phaidon, , p. 56–58, 70, 80–81, 89, 142
  • (en) Millard Meiss, French Painting in the Time of Jean de Berry, The Limbourgs and their Contemporaries, Londres, , p. 207–208, 390–392
  • Élisabeth Taburet-Delahaye (dir.), Paris 1400 : Les arts sous Charles VI, Paris, Fayard/RMN, , 413 p. (ISBN 2-213-62022-9), p. 288-289, 349, 355 (Notices 179 et 222)

Articles connexesModifier

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Notes et référencesModifier