Maître (droit)

titre de civilité porté par plusieurs professions juridiques

« Maître » est le prédicat honorifique qui peut être accordé, sans que cela constitue une obligation, aux personnes exerçant certaines professions juridiques.

AbréviationModifier

Son abréviation est Me (par exemple : Me Martin) ; au pluriel, Mes[1],[2],[3].

UsagesModifier

FranceModifier

En France, il y a plusieurs professions juridiques qui peuvent porter le prédicat de maître : les notaires, les avocats, les huissiers de justice, les commissaires-priseurs judiciaires, les avocats aux conseils, les greffiers de tribunaux de commerce, les administrateurs judiciaires, les mandataires et liquidateurs judiciaires, et il y a peu, les avoués (profession supprimée en France).

Ces juristes perdent le prédicat de civilité commun (Monsieur, Madame) tout au long de leur exercice, exception faite en justice, devant les tribunaux, lorsqu'ils ne comparaissent pas dans l’exercice de leur fonction.

  • Avant la nomination du juriste, son prédicat est madame ou monsieur.
  • Pendant son exercice : maître.
  • À la cessation de son activité, il reprend son prédicat d’avant sa nomination. Il ne pourra se refaire appeler maître que s’il a reçu l’honorariat par ses pairs.

QuébecModifier

Au Québec, seuls les avocats et notaires peuvent se faire appeler maître. Le juriste doit être membre du barreau ou de la Chambre des notaires pour utiliser l'appellation.

SuisseModifier

En Suisse romande, dans l'usage, les titulaires du brevet d'avocat, inscrits ou non au barreau, peuvent se faire appeler maître dans la correspondance.

Notes et référencesModifier

  1. Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, 2002, p. 9.
  2. « Les abréviations usuelles », sur Cercle d'or du club belge d'orthographe. (consulté le )
  3. « Banque de dépannage linguistique - Maître », sur Office québécois de la langue française (consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier