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Maël-Carhaix

commune française du département des Côtes-d'Armor

Maël-Carhaix
Maël-Carhaix
L'église Saint-Pierre.
Blason de Maël-Carhaix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Arrondissement de Guingamp
Canton Rostrenen
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Alain Marzin
2014-2020
Code postal 22340
Code commune 22137
Démographie
Gentilé Maël-Carhaisiens
Population
municipale
1 514 hab. (2016 en diminution de 8,3 % par rapport à 2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 03″ nord, 3° 25′ 24″ ouest
Altitude Min. 114 m
Max. 243 m
Superficie 36,57 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la ville

Maël-Carhaix [mɛl kaʁɛ][1] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en Région Bretagne.

Ses habitants sont les Maël-Carhaisiens et les Maël-Carhaisiennes.

GéographieModifier

Maël-Carhaix est située au cœur du Centre Bretagne, dans l'extrême sud-ouest des Côtes-d'Armor, à proximité des limites départementales du Finistère (l'une des villes proches est d'ailleurs Carhaix, située dans le Finistère, même si la commune est aussi à proximité de Rostrenen) et du Morbihan et fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fisel. La voie rapide RN 164 construite à la fin de la décennie 1990 la relie à plusieurs grandes villes de Bretagne comme (Brest, Quimper en allant vers l'ouest, via Châteaulin ou, en allant vers l'est, Rennes, via Rostrenen et Loudéac).

Les cours d'eau principaux sont la rivière de Kersault, affluent de rive gauche de l'Hyères, qui coule à la limite nord du finage communal, entre 150 et 112 mètres d'altitude, dans une vallée encaissée d'une bonne cinquantaine de mètres par rapport au plateau avoisinant, et le Kergoat, à la limite sud de la commune, autre affluent de rive gauche de l'Hyères, dont le cours a été utilisé par le Canal de Nantes à Brest.

Le bourg est situé vers 210 mètres d'altitude, mais les altitudes varient de 242 mètres (sur le tracé de la RD 23, à la limite est du finage communal ; un lieu-dit au toponyme révélateur, "La Montagne", est situé le long de cette même route, à l'est du bourg, même s'il n'est qu'à 210 mètres d'altitude) à 116 mètres au sud-est du territoire communal, près de la chapelle Saint-Éloy, dans la vallée du Kergoat et 112 mètres d'altitude au nord-est de la commune dans la vallée de la rivière de Kersault.

Une ancienne voie ferrée du réseau breton, la ligne de Carhaix à Loudéac, desservait Maël-Carhaix ; son tracé a été réutilisé et aménagé comme voie verte, à la fois sentier de randonnée et piste cyclable.

Cadre géologiqueModifier

 
Carte géologique du Massif armoricain.
 
Reconstruction moderne de la Pangée (il y a 237 millions d'années). La collision entre la Laurussia et le Gondwana à l'origine de ce supercontinent est le moteur de l'orogène varisque (variscan or. sur la carte) dont l'empreinte subsiste notamment à travers l'Europe (dessinant un V dont la pointe serait le Massif central).

Maël-Carhaix est située au centre du bassin de Châteaulin, lequel correspond à la terminaison occidentale du synclinorium médian armoricain qui s'étale en une vaste région de composition complexe, de la rade de Brest à Morlaix. Limitée au nord par les monts d'Arrée et la vallée de l'Élorn, tranché à l'ouest par les falaises de la rade de Brest et de la presqu'île de Crozon, bordé au sud par les montagnes Noires, et pincé à l'est par deux failles, cette unité sédimentaire et tectonique a été dénommée dès 1886 par le géologue Charles Barrois, « bassin de Châteaulin »[2]. Cependant, « il paraît juste, au plan morphologique, d'ajouter à ce nom celui de Carhaix qui localise mieux à l'est l'ampleur de l'extension de cette unité[3] ».

Le bassin très subsident de Châteaulin-Carhaix est une dépression qui s'étend sur une longueur approximative de 100 km, creusée dans des molasses métamorphisées en schistes à dominante carbonifère[3].

La géologie du bassin de Châteaulin se caractérise notamment par les « schistes de Châteaulin » qui présentent des veines ardoisières exploitées depuis plusieurs siècles. Si les schistes ardoisiers sont utilisés dès le Paléolithique (lame polie, gravure), l'époque des premières extractions d'ardoises de couverture dans cette région reste encore imprécisée mais la cathédrale de Quimper emploie les ardoises de Laz et de Gouézec dès le XVe siècle, l'église Saint-Maclou de Rouen fait appel vers 1526 à l'ardoise de Châteaulin. Au XVIIIe siècle, les carrières sont cantonnées dans les environs de Châteaulin, tout près de l'estuaire de l'Aulne et assurent la prospérité de Port-Launay qui transporte les ardoises par péniche jusqu'à la rade de Brest, d'où elles sont exportées jusqu'en Normandie par petits caboteurs[4]. L'activité reste importante au XIXe siècle[5], dans des ardoisières dont le développement est favorisé par leur proximité avec le canal de Nantes à Brest, le chemin de fer à voie étroite et l'amélioration du réseau routier. Le principal centre s'étend alors vers Motreff et Carhaix qui développent des exploitations mécanisées (outillage des mines tels que marteaux-pneumatiques, treuil puissant, compresseurs à air, pompes d'exhaure)[6]. Les veines étaient de bonne qualité (le pendage subvertical en facilitant la taille) et économiquement viables en raison du très bas prix de la main d'œuvre. Mais les sites disposaient de niveaux ardoisiers de faible épaisseur et en carrière souterraine (celles à ciel ouvert ayant été épuisées), si bien que ces exploitations bretonnes n'ont pas résisté à la concurrence industrielle des grandes ardoisières de Trélazé et des ardoises d'Espagne, ces dernières assurant 80 % de la demande française[2].

La roche de Maël-Carhaix montre des alternances de schistes noirs, ardoisiers, et wackes, caractéristiques de la Formation de Pont-de-Buis[7]. Ces schistes et wackes noirs (contenant des plantes flottées et d'anciens végétaux pouvant atteindre 7 % en poids de la roche totale)[8] constituent un véritables musée géologique à ciel ouvert, témoin de la biodiversité exceptionnelle au Carbonifère. En effet à cette époque, le Gondwana entre en collision avec la Laurussia (approximativement l'Amérique du Nord, l'Europe limitée à peu près au niveau actuel de l'Oural) puis avec la Sibérie, à l'origine de la chaîne hercynienne et de la Pangée. Ce supercontinent forme alors un vaste domaine continental réparti de part et d'autre de l'équateur. Il bénéfice d'un climat tropical chaud et humide et voit le développement de la plus vaste forêt équatoriale qu'ait connue notre planète. Dans les marécages côtiers, couverts par une végétation luxuriante (fougères arborescentes, prêles, sphaignes, mousses, gymnospermes — ancêtres de nos sapins — et un groupe botanique aujourd'hui disparu, celui des lycophytes), se sont décomposés ces végétaux. Ils ont ainsi contribué à la formation des couches de roches riches en débris végétaux et en matière carbonée, notamment celles du bassin de Châteaulin, mais aussi les roches carbonées de type charbon des bassins houillers[9].

La commune a abrité à partir du milieu du XIXe siècle de nombreuses carrières et mines d'ardoises, particulièrement le long de la route allant du bourg de Maël-Carhaix à Locarn (à Coat-Maël (ouverte en 1889)[10], Kervaconan, Kerviaderrien, Bel-Air, Moulin Lande et Kergonan) ; l'apogée de l'activité ardoisière se situe vers la fin de la décennie 1920, avec environ 200 ouvriers ; l’ardoise bleue de Maël-Carhaix était très réputée pour sa qualité et a été utilisée sur de très nombreux monuments comme le Parlement de Bretagne à Rennes, Saint-Louis-des-Invalides, la Sorbonne, l’Assemblée nationale à Paris, etc. Le déclin fut brutal : Coat-Maël ferme en 1929, le puits Connan en 1959[11]. Une seule ardoisière, celle du Moulin de La Lande[12] reste en activité de nos joursLouis Chauris, « Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne », Revue archéologique de l'Ouest, no 27,‎ .

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Medle en 1264, Mezle en 1317, vers 1330, en 1368, 1487, 1535, en 1536, et en 1591, Mesle en 1591, Mesle Kerhaes en 1670, Mezle-Carhaix en 1777, Maële en 1783, Maël-Carhaix en 1790[13].

En breton : Mel Karhez[13].

Le nom de Maël-Carhaix proviendrait de saint Maël (saint laïc honoré au Pays de Galles[14] et du nom de la localité voisine de Carhaix dont elle est issue[15].

« Cette forme, qui par sa constance écarte tout rapprochement avec Maël-Pestivien, suggère un rapprochement avec le gaulois metlo-, élément présent dans Metlosedum, toponyme cité au Ier siècle avant J.-C. et qu'on identifie avec Melun (Seine et Marne). Peut-être prototype du gaulois mello- (colline), sens qui s'accorde avec le site du bourg, cet élément, s'il était avéré, assignerait au nom de Maël une origine très ancienne, sans doute pré-bretonne »[13].

HistoireModifier

OriginesModifier

La paroisse provient du démembrement de la paroisse primitive de l'ancienne Armorique de Plouguer, le nom étant cité pour la première fois en 1264 sous la forme Medle, puis en 1317 sous la forme Mezle, citée à nouveau en 1368 dans un document qui précise que la paroisse appartient au diocèse de Quimper. La paroisse prend le nom de Mezle-Carhaix au XVIIIe siècle, le nom de Maël-Carhaix apparaissant pour la première fois en 1790[15].

Moyen ÂgeModifier

Époque moderneModifier

En 1636, le seigneur de Quélen envoie plusieurs charretiers « à la paroisse de Mezle [Maël-Carhaix], située près le bourg de Locarn pour prendre livraison du nombre de huit charretées d'ardoises (...) et charroyer de la paroisse au manoir du Dresnay »[16]. Le manoir du Dresnay, situé en Loguivy-Plougras, appartenait alors à la famille de Quélen[17].

Entre le 24 août et le 24 décembre 1779, une épidémie de "dissenterie" (typhus ? fièvre typhoïde ?) [18] provoque le décès de 160 personnes sur la paroisse de Maël-Carhaix[19].

Le XIXe siècleModifier

Le journal La Presse écrit en 1856 : « Les habitants de Maël-Carhaix sont en partie atteints d'une maladie d'intestin dont on ignore la nature, et qui cause chaque jour deux ou trois décès »[20]. Il s'agissait d'une épidémie de dysenterie qui fit six morts parmi les 41 malades touchés à Maël-Carhaix et 2 morts parmi les 16 malades touchés à Trébrivan. Selon un médecin de Callac, « les chaleurs excessives pour notre pays qui ont régné à la fin de l'été et au commencement de l'automne ont donné lieu à des brouillards épais devant contenir des miasmes marécageux. Tous les villages où l'ai rencontré des malades sont situés dans des lieux peu élevés et voisins de marécages renfermant non loin des habitations des matières végétales en décomposition, des excréments d'animaux, et presque toujours des flaques plus ou moins grandes d'une eau boueuse et stagnante. La maladie n'a sévit en général que sur la classe indigente qui loge dans des habitations mal aérées, trop petites pour le nombre d'habitants, et qui n'a pour se couvrir le corps que des vêtements insuffisants et peu propices à les défendre du froid et de l'humidité »[21].

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

Le , la carrière du "Moulin de la Lande" est vendue par Pierre Lucas et son épouse à Pierre André et François Henry, carriers demeurant à la Butte du Cheval en Motreff[22].

La Première Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Maël-Carhaix porte les noms de 134 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[23].

Les mines et carrières d'ardoisesModifier

« Au début du XXe siècle, les mineurs descendaient sur les échelles en bois en sabots, sans protection. Ils remontaient les blocs de schiste sur leur dos. Ensuite, mon grand-père a installé un manège à chevaux, bientôt remplacé par un système à vapeur et enfin par une machine hydraulique »[24].

En août 1932, 150 ouvriers des ardoisières de Maël-Carhaix sont licenciés[25]. Le même journal évoque le même jour que la "cholérine" (choléra) sévit dans la commune voisine de Trébrivan.

L'ardoisière de Moulin-Lande, exploitée depuis 1890 comme une mine, fut l'une des plus importantes de Bretagne (employant par exemple 300 mineurs en 1935) et ferma en 2000[26], la société exploitante étant alors placée en liquidation judiciaire (elle employait encore à l'époque 35 salariés). L'un des derniers importants marchés obtenus fut la couverture de la toiture du Parlement de Bretagne à Rennes après son incendie de février 1994 ; la grande résistance à l’altération météorique (l'ardoise étant d’ailleurs « garantie à vie »), son éclat bleu-nuit et l'apparence rustique, conviennent particulièrement à la couverture des monuments historiques. Les « Ardoisières de Moulin-de-la-Lande » ferment en 1984 mais rouvrent en 1989 sous l'impulsion d'Yvon Barazer qui équipe la mine de machines modernes[27]. Depuis la perte du marché des ardoises de couverture, l'ardoisière s'est reconvertie dans la production de paillages d'ardoises[28].

Une autre carrière existait non loin, dite du "Bois de Mezle"[29], mais située sur le territoire de la commune voisine de Locarn.

La Seconde Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Maël-Carhaix porte les noms de 43 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[23]. Parmi elles, plusieurs résistants comme les trois frères Manac'h (Arsène, Auguste et Louis Manac'h) arrêtés le à Pont Clas (au nord de la commune), torturés par la Gestapo à Callac et fusillés le au bois de Boudan en Plestan[30], en même temps que Pierre Ollivier et Pierre Le Tannou, également de Maël-Carhaix. Parmi les autres, Jean-Louis Corbel, un ouvrier agricole, résistant FTPF, capturé par les Allemands, torturé à Bourbriac dans les caves de la maison Souriman, et fusillé le à Garzonval en Plougonver[31], Pierre Lannezval, qui fut tué le à Carhaix, et d'autres.

Un groupe du Bezen Perrot, dirigé par Michel Chevillotte[32], s'installa à Maël-Carhaix entre le et le . À partir de là, les membres du Bezen Perrot, épaulant un régiment d'infanterie allemand, effectuèrent deux rafles, l'une à Callac le , l'autre à Trébrivan le , et brûlèrent six fermes à Scrignac et dans ses environs. Ce groupe quitta Maël-Carhaix pour Bourbriac le et participa le à la rafle de Saint-Nicolas-du-Pélem[33].

L'après Seconde Guerre mondialeModifier

À Maël-Carhaix en 1951, parmi les 128 ouvriers des carrières d'ardoise, aucun n'allait à la messe[34].

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
Parti, au 1er, d'hermines à trois fasces de gueules, au 2e, d'or à un lion de gueules armé et lampassé d'azur.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Yves Donnio
(1882-1955)
SFIO Instituteur
1959 1965 Jean Kéribin
(1913-1973)
PSA-PSU Forgeron
1965 1971 Ernest Evennou
(1909-1996)
PSU Instituteur
mars 1971 mars 2001 Auguste Le Coënt PCF Instituteur puis professeur
Conseiller général du Canton de Maël-Carhaix (1973-1998)
mars 2001 juillet 2003 Joseph Le Guillou DVD  
août 2003 mars 2006 Stéphane Rivoal DVD  
mars 2006 mars 2008 Michel Le Moal DVG  
mars 2008 mars 2014 Michel Henry FG Professeur Retraité
mars 2014 en cours Alain Marzin DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[36].

En 2016, la commune comptait 1 514 habitants[Note 1], en diminution de 8,3 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8651 7671 7711 4832 0131 9561 9692 2042 203
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0662 1192 2352 0922 2372 1842 3642 4392 616
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7632 6302 7582 9282 9312 7322 7762 6172 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 1732 0461 8321 6631 6131 5381 5121 5921 535
2016 - - - - - - - -
1 514--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique
 


Langue bretonneModifier

À la rentrée 2017, 29 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 19,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [39].

Lieux et monumentsModifier

L'aqueduc romain
Maël-Carhaix est parcourue en partie par l'aqueduc romain de Carhaix, qui prend sa source principale à Saint-Symphorien, près de la motte féodale de Brécillien (voir discussion sur Brocéliande), en Paule.
L'église Saint-Pierre 
L'église de Maël-Carhaix fut construite à la fin du XIVe siècle… Mais il faut souligner que l'architecture actuelle date du XIXe siècle. Aujourd'hui on peut donc l'admirer telle qu'elle a été modifiée il y a un peu plus de 150 ans. La récente restauration de l'édifice ne fait qu'accentuer son charme naturel.
Les Ardoisières
Maël-Carhaix disposait de la plus importante manufacture d'ardoise de Bretagne… C'est une ardoise réputée pour être de grande qualité, si bien que d'illustres bâtiments tels que les Invalides ou encore le Parlement de Bretagne à Rennes ont sollicité la fameuse ardoise de Mael-Carhaix…
L'étang de Maël-Carhaix
L'étang de Maël-Carhaix se trouve au cœur d'un parc de 25 hectares… Diverses activités peuvent être proposées pour tous les âges et tous les goûts : pédalo, terrain de jeu, baignade…
Le Manoir de Maël-Carhaix
Élégante demeure datant du XIVe siècle puis remaniée au XVIe siècle, il se trouve au cœur du bourg face à l'école paroissiale… Il n'est pas ouvert à la visite.(Ce manoir tel que présenté face à l'école paroissiale est en réalité de la fin XIXe).
La salle polyvalente
La salle polyvalente est un endroit vaste et convivial de nombreux événements (fêtes d'anniversaires, banquets) peuvent y être organisés.
La bibliothèque municipale
Elle se trouve au cœur de la mairie de Maël-Carhaix, et est ouverte à tous les avides de connaissance et tout particulièrement celle de cette splendide région qu'est la Bretagne… C'est ainsi que la bibliothèque de Maël-Carhaix par le nombre important de ses ouvrages sur la région compte parmi les plus complètes de Côtes-d'Armor.

LégendeModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Jean-Louis Le Moigne, né le 13 octobre 1922 à Maël-Carhaix et mort pour la France le 6 juin 1944 sur la plage de Colleville-sur-Orne. Quartier maître commando marine, il fut l'un des 177 commandos à avoir débarqué en France. Il est cité à l’ordre du corps d’armée en date du 12 août 1944 :"Tenue magnifique au feu durant l'attaque du 06 06 1944, a assuré sans arrêt sur une position dangereuse, son débit de feu préparant ainsi l'assaut de la 8e compagnie, a été tué à sa pièce. Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil". Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Locarn[40].
  • Emile Le Scanff dit Glenmor (1931-1996), auteur-compositeur-interprète, écrivain et poète, né à Mael-Carhaix en 1931.
  • Hervé de Saisy de Kerampuil
  • Danièle Évenou

Communes du canton de Maël-CarhaixModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Erwan Vallerie : L'Art & la manière de prononcer ces sacrés noms de lieu de Bretagne, Le Chasse-Marée / Armen, 1996, page 142.
  2. a et b Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 98.
  3. a et b Gérard Mottet, Géographie physique de la France, Presses universitaires de France, , p. 125.
  4. Alain Croix, Jean-Yves Veillard, Dictionnaire du patrimoine breton, Apogée, , p. 76.
  5. Les ardoisières de Châteaulin sont abandonnées à la fin du XIXe siècle, celles de Gourin, Motreff, Plévin et Maël-Carhaix cessent leur exploitation vers 1960, l'ardoisière du Rick en 1978. Simultanément, de petites ardoisières artisanales s'ouvrent dans ce secteur pour le façonnage d'ardoises rustiques à l'ancienne. Cf Bruno Cabanis, Découverte géologique de la Bretagne, Cid éditions, , p. 70, Louis Chauris, « Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne », Revue archéologique de l'Ouest, no 27,‎ .
  6. Maurice Le Lannou, Géographie de la Bretagne. Économie et population, Plihon, , p. 87.
  7. Formation composée de rythmes sédimentaires composés de wacke de granulométrie moyenne (bancs de 60 à 70 cm de puissance, riches en plantes flottées), de wacke fine à minces stratifications entrecroisées, de niveaux à lamines (shales noirs avec lits centimétriques gréso-argileux) et de schistes noirs. Cf Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 127
  8. [PDF] Villey et al., Notice explicative de la feuille Carhaix-Plouguer au 1/50 000, éditions du BRGM, 1982, p. 14
  9. Bernard Biju-Duval, Géologie sédimentaire, éditions TECHNIP, , p. 640.
  10. http://www.patrimoine-locarn.org/ardoisiere-de-coat-mael.html
  11. http://www.mael-carhaix.fr/tourisme-patrimoine.php#.Vw8VnfmLSM8
  12. http://fr.topic-topos.com/ardoisiere-mael-carhaix
  13. a b et c Bernard Tanguy : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992.
  14. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/7074/Saint-Ma%EBl.html
  15. a et b http://www.infobretagne.com/mael-carhaix.htm
  16. Léna Gourmelen, Ardoise en Bretagne, Coop Breizh, 2008, (ISBN 978-2-84346-383-9)
  17. http://fr.topic-topos.com/maison-du-dresnay-loguivy-plougras
  18. Goubert, J.p. 1969. Le phénomène épidémique en Bretagne à la fin du XVIIIe siècle,, annales, Économies, Sociétés, Civilisations, 24, 6 : 1582-1588)
  19. Archives Départementales des Côtes d'Armor, Registres paroissiaux
  20. "La Presse" n° du 15 novembre 1856, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k477495n.r=carhaix.f2.langFR.hl
  21. Archives départementales des Côtes-du-Nord, citées par Sylvain Le Bail, "Cœur de Breizh", Les oiseaux de papier, Ploërmel, 2009, [ (ISBN 978-2-916359-31-1)]
  22. Journal L'Ouest-Éclair n° du 12 janvier 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k642407m/f5.image.r=motreff?rk=1630909;2
  23. a et b « Maël-Carhaix », sur MemorialGenWeb.
  24. D'après "Les mines en Bretagne" no 25, septembre-octobre 1999
  25. "L'Humanité no 12300 du 17 août 1932, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4043665.r=carhaix.f4.langFR.hl
  26. http://archives.cotesdarmor.fr/pdf/17fiches.pdf
  27. Louis Chauris, « Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne », Revue archéologique de l'Ouest, no 27,‎ .
  28. « oulin-Lande. Les ardoises se transforment en paillage », sur letelegramme.fr, .
  29. http://www.centrebretagne.info/les-ardoisieres-du-bois-de-mezle
  30. http://fr.topic-topos.com/cimetiere-des-martyrs-plestan
  31. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Mael-Carhaix/Paule%20La%20Pie%20Le%20Memorial/Paule%20La%20Pie%20Les%20Resistants/2.html
  32. Originaire de Plougonvelin, fils d'Olivier Chevillotte (qui fut candidat du Parti national breton à Morlaix en 1936), frère d'Emmanuel Chevillotte (qui fut chef du PNB pour les arrondissements de Brest et de Morlaix pendant l'Occupation) et beau-frère de Joseph de Parcevaux (qui fut chef cantonal du PNB à Saint-Renan), Michel Chevillotte fut, sous l'Occupation, chef cantonal du PNB à Plougonvelin. Il s'engagea dans la Bezen Perrot en décembre 1943 et surnommé "Bleiz" ["Loup" en breton], il devint rapidement chef du groupe cantonné au château du Bouéxic en Guer. Il participa activement à la lutte contre la Résistance. Au moment de la débâcle allemande, en juillet 1944, en route vers l'Allemagne, il participa à l'exécution de 49 résistants à Creney-près-Troyes (Aube) et s'engagea dans les Waffen-SS. Il fut condamné à mort par contumace et à la confiscation de tous ses biens, mais en fait ne fut jamais inquiété
  33. Françoise Morvan, "Miliciens contre maquisards", éditions Ouest-France, 2010, [ (ISBN 978-2-7373-5063-4)]
  34. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, (ISBN 978-2-918135-37-1)
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  39. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  40. « Jean-Louis Le Moigne », sur memorial-national-des-marins.fr (consulté le 10 février 2018).