Ouvrir le menu principal

Mézin

commune française du département de Lot-et-Garonne

Mézin
Mézin
L'église Saint-Jean-Baptiste de Mézin.
Blason de Mézin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Nérac
Canton L'Albret
Intercommunalité Albret Communauté
Maire
Mandat
Jacques Lambert
2014-2020
Code postal 47170
Code commune 47167
Démographie
Gentilé Mézinais
Population
municipale
1 596 hab. (2016 en augmentation de 6,83 % par rapport à 2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 27″ nord, 0° 15′ 33″ est
Altitude 140 m
Min. 49 m
Max. 166 m
Superficie 31,58 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne

Voir sur la carte administrative de Lot-et-Garonne
City locator 14.svg
Mézin

Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne

Voir sur la carte topographique de Lot-et-Garonne
City locator 14.svg
Mézin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mézin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mézin
Liens
Site web Site de la mairie

Mézin est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

GéographieModifier

LocalisationModifier

Au cœur de la Gascogne, au confluent de la Gélise et de l'Auzoue, la commune est située au sud-ouest du département de Lot-et-Garonne, en limite de celui du Gers et proche de celui des Landes.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Mézin[1]
Réaup-Lisse Andiran Fréchou
Poudenas   Moncrabeau
Fourcès
(Gers)
Lannes

ToponymieModifier

HistoireModifier

 
Industrie bouchonnière (liège) - ouvrières tourneuses à la machine (Mézin, Lot-et-Garonne).

Dans le contexte de la Deuxième Guerre mondiale, Mézin accueille des réfugiés Alsaciens-Mosellans, expulsés de leurs domiciles par les nazis.

En 1972, un agriculteur de Mézin met au jour dans son champ une statue de Jupiter datant du Ier siècle, et conservée au Musée d'Aquitaine à Bordeaux[2].

 
Statue de Jupiter découverte lors de fouilles archéologiques à Mézin - Musée d'Aquitaine.

À la frontière des Landes, l'industrie du liège est indissociable de l'histoire de Mézin, entre le XVIIIe siècle et le XXe siècle. La commune comptait, à la veille de la première guerre mondiale, deux fabriques employant plus de cent ouvriers, cinq fabriques de cinquante à cent ouvriers, quatre ateliers de dix à cinquante ouvriers et une dizaine d'ateliers comptant moins de dix ouvriers. Le processus de fabrication était le suivant : le liège était enlevé aux sûriers, trié en trois catégories, et vendu au bouchonnier, il était alors maintenu deux ou trois heures dans une vaste chaudière ; puis séché et livré aux « coupeurs » qui le débitaient en « bandes » longues de 20 à 25 centimètres, et larges de 3 à 4 cm ; puis en « carrés » de 2 centimètres de côté ; c'est alors que les ouvrières, à domicile ou à la machine, le transformaient en bouchons. On fabriquait des objets de toutes sortes (compte-gouttes, savons, rondelles, diabolos) ; les restes (copeaux) étaient expédiés dans des « fabriques de linoléum et briques de liège ». Les sûriers de la région fournissaient un centième à peine de la matière première employée ; leur liège trop mince pour les bouchons était toutefois excellent pour confectionner de menus objets ; tout le reste venait d'Algérie, d'Espagne et de Portugal. Cette industrie s'est transformé à la fin du XIXe siècle par l'introduction de machines, qui ont remplacé la main-d’œuvre ouvrière[3].

HéraldiqueModifier

  Blason D'azur aux trois fleurs de lys d'argent, bordées d'or[4].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 mars 1959 Jean Lafitte Rad  
mars 1959 mars 1977 Max Grosselle DVD  
mars 1977 1979 Victor Chaland[5]   Agriculteur
1979 mars 1983 Jean-Jacques Lestage[5]   Enseignant
mars 1983 mars 2008 Jean Laraignou UDF puis UMP Notaire, conseiller général (1992-2004)
mars 2008 mars 2014 Christian Bataille PS Conseiller général depuis 2004
mars 2014 En cours Jacques Lambert SE  
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2016, la commune comptait 1 596 habitants[Note 1], en augmentation de 6,83 % par rapport à 2011 (Lot-et-Garonne : +0,59 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 3832 6652 7352 9183 1463 0483 0423 2203 027
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8852 9922 9233 0032 9402 9102 8082 6402 604
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7372 7742 8432 3802 5522 5942 5102 3702 296
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 1121 9761 8001 6091 4551 4611 5091 5131 578
2016 - - - - - - - -
1 596--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
 
Mézin, place de l'Église.

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

 
La rue des Capots, et la porte Anglaise - La rue des Capots était habitée sous l'ancien-régime par les capots (ou cagots) de la ville, population de charpentiers et de travailleurs du bois mis à l'écart par le reste de la population.
  • Située au cœur des pays du foie gras, des pruneaux, de l'armagnac, la ville fut notamment un des bastions de l'industrie du liège en France au cours des XIXe et XXe siècles.
  • Église Saint-Jean-Baptiste[10] dont la première pierre fut posée au XIe siècle. Des difficultés de financement expliquent un achèvement tardif de sa construction (XIVe siècle). C'est une église de style romano-gothique fortifiée (architecture romano-gothique) ;
  • Porte Anglaise ;
  • Place Armand-Fallières ;
  • Ruelles et maisons anciennes ;
  • Circuit des arbres et chapelles ;
  • Musée du liège et du bouchon[11] ;
  • Gare : désaffectée ;
  • Une statue de bronze de près d'une tonne fut édifiée, en 1938, en l'honneur du « patriarche de la République », Amand Fallières, selon l'expression de l'historien Jean-Pierre Koscielniak. Ce monument fut détruit sur ordre du gouvernement de Vichy en 1942[12].
  • Monument aux morts ;
  • Villa gallo-romaine ;
  • Église Saint-Barthélemy de Trignan.

Personnalités liées à la communeModifier

 
Monument élevé en 1938 à Mézin, monumentale sculpture en bronze de A. FALLIERES (détruit en 1942 par le régime de Vichy).

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Romain Wagner, Des carriers hettangeois à travers l'Histoire, Quarto d'Altino, 2015, 176 pages. (ISBN 978-2-9527697-9-2).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Joël Raffier, Le Jupiter de Mézin, Le Mag no 131, supplément à Sud Ouest du 4 octobre 2014, p. 32.
  3. Revue de Gascogne : bulletin mensuel du Comité d'histoire et d'archéologie de la province ecclésiastique d'Auch. Auteur : Société historique de Gascogne, Comité d'histoire et d'archéologie de la province ecclésiastique d'Auch. Éditeur : [s.n.] (Auch) 1864-1939, domaine public
  4. Cercle Héraldique, Généalogique et Historique du 47
  5. a et b http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=8267 sur le site MairesGenWeb
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - p. 202-205 - Picard - Paris - 1992 - (ISBN 2-7084-0421-0)
  11. Musée d'Aquitaine : Musée du Liège et du bouchon
  12. (arkheia-revue.org) Jean-Pierre Koscielniak ; Fallières : une statue encombrante, Arkheia, Montauban, 2008.
  13. http://www.printempsdespoetes.com/index.php?url=agenda/fiche_eve.php&cle=49488
  14. Germain D'Almeida
  15. L'atelier couleur.