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Méréville (Essonne)

ancienne commune française du département de l'Essonne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Méréville.

Méréville
Méréville (Essonne)
L’hôtel de ville.
Blason de Méréville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Étampes
Canton Étampes
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Étampois Sud-Essonne
Statut Commune déléguée
Maire délégué Guy Desmurs
2019-2020
Code postal 91660
Code commune 91390
Démographie
Gentilé Mérévillois
Population 3 129 hab. (2016 en diminution de 1,94 % par rapport à 2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 06″ nord, 2° 05′ 13″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 142 m
Superficie 26,99 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Le Mérévillois
Localisation

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Méréville

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Méréville

Méréville (prononcé [meʁevil] Écouter) est une commune française située à soixante-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Mérévillois[1].

Le , elle fusionne avec Estouches pour former la commune nouvelle du Mérévillois.

GéographieModifier

SituationModifier

 
Position de Méréville en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 5,6 % 152,56
Espace urbain non construit 3,1 % 83,65
Espace rural 91,3 % 2 486,38
Source : Iaurif-MOS 2008[2]

Méréville est située à soixante-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[3], point zéro des routes de France, quarante-quatre kilomètres au sud-ouest d'Évry[4], quatorze kilomètres au sud-ouest d'Étampes[5], vingt-quatre kilomètres au sud-est de Dourdan[6], vingt-sept kilomètres au sud-ouest de La Ferté-Alais[7], trente kilomètres au sud-ouest de Milly-la-Forêt[8], trente-trois kilomètres au sud-ouest d'Arpajon[9], trente-neuf kilomètres au sud-ouest de Montlhéry[10], quarante-quatre kilomètres au sud-ouest de Corbeil-Essonnes[11], quarante-cinq kilomètres au sud-ouest de Palaiseau[12]. Elle est en outre située à trois cent un kilomètres au sud-ouest de Méréville en Meurthe-et-Moselle[13].

HydrographieModifier

La commune est traversée par la rivière la Juine. Une station de mesure hydrométrique est implantée dans la commune[14].

Relief et géologieModifier

La commune comporte un des sites de la réserve naturelle des sites géologiques de l'Essonne.

Communes limitrophesModifier

ClimatModifier

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Méréville, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l'année. En moyenne annuelle, la température s'établit à 10,8 °C, avec une maximale de 15,2 °C et une minimale à 6,4 °C. Les températures réelles relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2 °C le et −19,5 °C le . Du fait de la moindre densité urbaine de la banlieue par rapport à Paris, une différence négative constante de un à deux degrés Celsius se fait sentir. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont réparties également sur l'année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Méréville.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[15],[16].


Voies de communication et transportsModifier

Méréville est desservie par plusieurs lignes de bus, notamment la ligne 10.21 de CEA Transports[17].

Lieux-dits, écarts et quartiersModifier

ToponymieModifier

Merezvilla[18], Merelisvilla au XIe siècle[19], Merevillam en 1190[19], Mereville en 1262[18].

Au XIe siècle, le nom de la ville est rendu par le latin Merervilla, ce qui semble indiquer selon Bernard Gineste, un ancien seigneur du lieu répondant au nom d'origine germanique Merhier (mar-hari), ou Merila[20], bien attesté à l'époque sous la forme latine Marharius, et encore attesté comme patronyme[21]. Le lieu est aussi nommé Merilis dans un document du XIe siècle et Merervilla dans le Liber testanum de Saint-Martin des Champs au début du XIIe siècle[20].

La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel[22].

"La mère-ville" et l'interprétation, du nom de la localité, ne semble pas concerner le Méréville de la Beauce. L'appellation "Merilis Villa" qui ressemble à l'étymologie du voisin Angere Villa (Angerville) semble plus logique. On retrouve d'ailleurs dans certains documents, une appellation de "Seigneur de Mérinville". [Information douteuse] [?][23].

La partie la plus élevée du territoire, prit le nom de "Bourg Saint Père", par le fait que pour racheter son excommunication, le seigneur de Méréville, y fit installer huit moines venant de Bonneval, dont son frère. ("les saints pères" ?). Le territoire de la vallée (château) et celui de la butte (Saint Père) délimités par une croix toujours en place (croix de la Camuse) se réunifieront plus tard.

HistoireModifier

Antiquité et Moyen ÂgeModifier

La ville de Merervilla au XIe siècle semble tirer son nom de celui d'un ancien seigneur Merier[21].

"Merevillam" de son nom latin, selon une charte de Philippe Auguste de 1198 entérinant le partage d'héritage de Gauthier de Villebéon, était déjà à l'époque de la charte une vieille châtellenie vicomtale. Au Xe siècle elle appartenait aux vicomtes du Puiset qui y possédaient un manoir bien fortifié, dont Henri Ier s'empara en 1032 et dont il démantela les remparts. Ayant confisqué la seigneurie, il la donna aux vicomtes d'Étampes. En 1104 une fille de Marc d'Étampes, Liesse, la reçut en dot pour son mariage avec Gui du Puiset, troisième fils du vicomte de Chartres Hughes Blavon et qui prit alors le nom de Gui Ier de Méréville. Son fils Hughes Ier de Méréville lui succéda vers 1144 et décéda en 1186. Ses deux fils, Gui II et Hughes II, se fixèrent du côté de Saint-Denis et Gauthier de Villebéon acheta Méréville entre 1186 et 1190. Orson, le fils de Gautier, était marié à une Liesse de Méréville ; il est possible que cette Liesse, qui portait le prénom de la première dame de Méréville, ait été la fille de Gui II - son père est parfois cité comme « Guillaume »[24], et que Gautier de Villebéon ait racheté les parts des cohéritiers de sa bru.

En 1255 Jeanne de Méréville, une petite-fille d'Orson et Liesse, en hérita. De par son mariage[25] avec Guillaume IV de Linières[26], Méréville passa alors dans la famille de Lignières en Berry, où elle resta jusqu'au XVe siècle[25].

Époque moderneModifier

Au début du XVIe siècle, Louis XII accorde au seigneur local, Bertrand de Reilhac, le droit de tenir quatre foires annuelles ainsi qu'un marché par semaine[réf. nécessaire].

Au XVIIIe siècle le château est racheté, à la veille de la Révolution française, par le riche financier Jean-Joseph de Laborde et connaît un grand rayonnement[27].

Époque contemporaineModifier

Seconde Guerre mondiale

Méréville est occupée par les Allemands du 23 juin 1940 au 16 août 1944[28],[Note 1].

En 1945 parait un roman d'un jeune professeur, enfant du pays, Jean-Louis Bory. Mon village à l'heure allemande retrace la vie (avec ses détails trucculents) des Mérévillois durant les six derniers mois de l'Occupation. Avec le soutien de la Grande Colette, il obtiendra le Prix Goncourt 1945 et le doux sobriquet de "Goncourt de circonstances" !

Fusion de communesModifier

Les communes de Méréville, Estouches et Monnerville ont envisagé en 2016 de fusionner en formant une commune nouvelle[29]. Si le conseil municipal de Monnerville a finalement refusé de participer à la fusion, ceux de Méréville et Estouches ont confirmé en leur volonté de constituer la commune nouvelle du Mérévillois au [30]. Le , le préfet de l'Essonne a signé l'arrêté de création de la commune nouvelle « Le Mérévillois » entre les communes de Méréville et Estouches.

La commune nouvelle est effective au [31], et Méréville est devenue à cette date une commune déléguée du Mérévillois.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[32], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne après un transfert administratif effectif au . Elle est rattachée à l'arrondissement d'Étampes.

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription de l'Essonne.

La ville était depuis 1801 le chef-lieu du canton de Méréville[22]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton d'Étampes.

IntercommunalitéModifier

La commune, qui n'était jusqu'alors membre d'aucune intercommunalité à fiscalité propre, intègre le la communauté de communes de l’Étampois Sud-Essonne créée en 2008. Cette-ci, qui se transforme le en communauté d'agglomération sous le nom de communauté d'agglomération de l'Étampois Sud-Essonne

Tendances et résultats politiquesModifier

Élections présidentielles,

Résultats des deuxièmes tours :


Élections législatives

Résultats des deuxièmes tours : (sauf pour 2007 : 1er tour)


Élections européennes

Résultats des deux meilleurs scores :


Élections régionales

Résultats des deux meilleurs scores :


Élections cantonales et départementales

Résultats des deuxièmes tours :


Élections municipales

Résultats des deuxièmes tours :


Référendums 

Politique localeModifier

Les communes de Méréville, Estouches et Monnerville ont envisagé en 2016 de fusionner en formant une commune nouvelle[29]. Si le conseil municipal de Monnerville a finalement refusé de participer à la fusion, ceux de Méréville et Estouches ont confirmé en leur volonté de constituer la commune nouvelle du Mérévillois au [30]. Le , le préfet de l'Essonne a signé l'arrêté de création de la commune nouvelle « Le Mérévillois » entre les communes de Méréville et Estouches. La commune nouvelle sera effective au [48].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[49].
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1950 mars 1965 Pierre Barberot Centriste Conseiller général de Méréville (1958 → 1964)
mars 1965 octobre 1969 Georges Mercier    
octobre 1969 mars 1977 Andrée Jossand    
mars 1977 novembre 1985 Odile Duvant    
novembre 1985 juin 1995 Guy Cuenot    
juin 1995 avril 2014[50] Louis Auroux SE-DVD Retraité
avril 2014[51],[52] décembre 2018 Guy Desmurs SE-DVD Cadre dirigeant retraité
Maire du Mérévillois (2019[53] → )

JumelagesModifier

La commune de Méréville n'a développé aucune association de jumelage.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[55].

En 2016, la commune comptait 3 129 habitants[Note 2], en diminution de 1,94 % par rapport à 2011 (Essonne : +5,07 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3611 4541 4151 5411 7041 7841 7521 7851 702
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7041 6671 6411 5641 5911 6021 5231 5181 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5621 5091 4771 4551 4811 5741 5271 5651 580
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 9082 1952 3672 6742 8443 0663 1603 1733 187
2013 2016 - - - - - - -
3 1303 129-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Pyramide des âges en 2009
Pyramide des âges à Méréville en 2009 en pourcentages[57].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,9 
5,8 
75 à 89 ans
8,5 
13,3 
60 à 74 ans
12,0 
23,9 
45 à 59 ans
23,6 
20,2 
30 à 44 ans
20,8 
17,2 
15 à 29 ans
14,9 
19,2 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[58].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

EnseignementModifier

Les élèves de Méréville sont rattachés à l'académie de Versailles.

La commune dispose sur son territoire d'une école maternelle publique et de l'école élémentaire Jean-Joseph de Laborde[59] et du collège Hubert-Robert[60].

SantéModifier

La commune dispose sur son territoire de la maison de retraite Tournebride[réf. nécessaire].

CultureModifier

SportsModifier

En 2019, Méréville possède 2 terrains de football, 1 terrain de basket-ball, 1 piste athlétique, un terrain multi-activités, 1 gymnase, 3 terrains de tennis plein air, 1 terrain de tennis couvert et 1 piscine découverte (ouverte seulement l'été).

Pour les randonneurs, a commune est traversée par le GR de Pays du Hurepoix, qui relie la vallée de la Bièvre, à celle de l'Essonne, via l'Yvette, l'Orge, et la Juine[61].

Autres services publicsModifier

La commune de Méréville dispose en 2011 sur son territoire d'une agence postale[62], d'une brigade de gendarmerie nationale[63] et d'un centre de première intervention[64].

Lieux de culteModifier

 
L'église Saint-Pierre-ès-Liens.

La paroisse catholique de Méréville est rattachée au secteur pastoral de Saint-Michel-de-Beauce-Étampes et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes.

Elle dispose de l'église Saint-Pierre-ès-Liens[65]., cet édifice particulièrement intéressant car lié à l'histoire de ce pays, a bénéficié des œuvres d'une enfant du village: le peintre Philippe Cara Costea.

MédiasModifier

Les hebdomadaires Le Républicain et La République du Centre relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.

ÉconomieModifier

Emplois, revenus et niveau de vieModifier

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 323 €, ce qui plaçait la commune au 4 365e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au 167e rang départemental[66].

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Méréville 2,9 % 8,1 % 10,6 % 19,9 % 26,3 % 32,2 %
Zone d’emploi d’Étampes 1,8 % 6,2 % 15,1 % 24,9 % 27,2 % 24,8 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Méréville 5,2 % 16,3 % 8,6 % 15,6 % 12,2 % 4,8 %
Zone d’emploi d’Étampes 2,9 % 16,1 % 6,7 % 14,8 % 9,2 % 5,8 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[67],[68],[69]

Culture locale et patrimoineModifier

Patrimoine environnementalModifier

 
Une cressonnière.

Les berges de la Juine et les bois qui l'entourent ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil départemental de l'Essonne[70].

Le cresson est cultivé sur les berges de la Juine depuis plus d'un siècle[71]. Les cressonnières sont en effet un élément remarquable du paysage, labellisées « paysage de reconquête » depuis 1992 par le ministère de l'Environnement, et classées « Site remarquable du goût ».

Le département de l'Essonne est le premier producteur de cresson en France avec 40 %[réf. nécessaire]. Une émission télévisée de France2 a ainsi présenté en 2017 une visite d'un cressiculteur de Méréville[72].

En 2016[réf. nécessaire], Méréville recevait à nouveau le label « Site remarquable du Goût » et fut nommée « Capitale européenne du Cresson ». Fin mars 2017, la pratique culturale de ce légume à Méréville est entrée à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel.

Patrimoine architecturalModifier

La halle du début de Renaissance (env. 1511), son château et son parc, la tour Trajane et le lavoir du XVIIIe siècle sont les principaux édifices et site du patrimoine de la commune.

La Halle

Au début du XVIe siècle, Louis XII accorde au seigneur local, Bertrand de Reilhac, le droit de tenir quatre foires annuelles ainsi qu'un marché par semaine. Ce dernier fit alors édifier la halle que l'on peut encore admirer de nos jours. Ses proportions sont vastes (40 m x 18 m). Sa charpente et ses quatre rangées de piliers sont en chêne. L'ensemble repose sur des socles de pierre.

La halle accueille aujourd'hui de grandes manifestations culturelles (concerts, opéras, potiers d'art, etc.). Elle est classée aux monuments historiques depuis le [73]. Fête annuelle le week-end de Pâques.

Le château de Méréville

Le château de Méréville est la propriété du conseil départemental de l’Essonne depuis , le domaine de Méréville avec ses fabriques s’apprécie comme le dernier exemple de jardin pittoresque réalisé à la fin du XVIIIe siècle[74]. Il a été classé aux monuments historiques les et [75] et inscrit le [76].

La colonne trajane

Acquise par la commune le [réf. nécessaire] et classée monument historique depuis le , la Tour faisait partie des fabriques du parc du Château. Elle fut construite par l'entrepreneur Pailhet entre 1791 et 1792 d'après un dessin d'Hubert Robert qui la nommait « Obélisque antique » et s'était inspiré de la colonne à décoration sculptée qui fut dédiée en 122 par le Sénat romain à l'empereur Trajan.

Haute de 100 pieds (33 mètres), il faut gravir 199 marches pour atteindre le sommet. En 1793 elle fut utilisée par Delambre et son assistant Bellet pour des opérations de mesures de l'arc du méridien terrestre qui devaient servir à déterminer le mètre-étalon (calculé comme la dix millionième partie du quart du méridien terrestre). L'entrée est actuellement gratuite. La tour offre un panorama à 360° de la Beauce.

Le pont du moulin

Le pont de la Juine du XVIIe siècle est classé aux monuments historiques le [77].

  • Le château de Méréville.

  • La colonne trajane.

  • Le pont du Moulin dans le parc du château.

  • Le lavoir

    Le lavoir, comme le Moulin du pont, faisait partie des fabriques du Parc de Méréville. Il y a quelques décennies, il était encore le lieu de rendez-vous des Mérévilloises qui lavaient leur linge en commentant l'actualité du village: l'écrivain Jean-Louis Bory nous a laissé de truculentes descriptions de ces scènes. Situé au bord de la Juine, dans un cadre des plus pittoresques, le lavoir fut classé Monument Historique en 1977.

    L'église

    Le clocher, accolé à l'église, fut réalisé en deux périodes, romane au XIIe siècle puis rehaussé au début du gothique au XVIe siècle en même temps que le plan général prenait forme de basilique tout en conservant ses ouvertures de style roman. Il reste de l'époque carolingienne, des morceaux des bas-côtés. La nef fut rehaussée au XVIe siècle et elle connut de nombreuses réparations liées à la guerre de Cent Ans, aux guerres de religions, à un ouragan au XVIIe siècle, mais surtout à la Révolution française qui en fit une salpêtrière. La voûte s'effondra en 1799 pour n'être relevée, autant que possible à l'identique, qu'en 1824. Cette restauration correspondant au retour des propriétaires du château et à leurs successeurs (Familles de Laborde et de Saint Roman).

    En décembre 1959, Un incendie d'une crèche de Noël endommagea l'intérieur sulpicien de l'église. Les orientations de Vatican II furent donc appliquées ce qui valut à l'église un aménagement très dépouillé.

    En 1942, Philippe Cara Costea, natif de Méréville, fils du médecin local, avait offert les deux premiers vitraux contemporains (ceux du chœur). En 1970, il la grande Croix de 6 m de hauteur, sculptée en creux, située derrière le nouveau maître-autel central, dans le cadre des restaurations. En 1998, il crée les douze vitraux contemporains manquants, représentant des événements marquants de la vie de Jésus (Rosaire), vitraux qu'il avait dessinés 55 ans plus tôt.

    En plus de la "Trilogie Caracostea", des objets ayant survécu à l'incendie, furent restaurés.

    Des tableaux religieux des XVIIe et XVIIIe siècles ornent les fonts baptismaux et la nef centrale. Ils sont inscrits à l'Inventaire des objets mobiliers de l'Essonne[réf. nécessaire]. Ils sont furent soit donnés par des pèlerins de retour de St Jacques, soit offerts par les descendants de la famille de Laborde.

    Quatre vitraux du XIXe siècle se trouvent sur les bas-côtés.

    Personnalités liées à la communeModifier

    Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Méréville :

    HéraldiqueModifier


    Les armes de Méréville se blasonnent : D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux roses, et en pointe d'une gerbe du même.[79]

    Méréville dans les arts et la cultureModifier

    • Les Armes de Méréville, reprennent le blason de la famille de Laborde, et furent offert par celle-ci en 1940 avec la devise "Ex Parvo Multum" De peu... (faire)... Beaucoup
    • Méréville a inspiré le village fictif de Jumainville, lieu du livre Mon village à l'heure allemande, prix Goncourt 1945 de Jean-Louis Bory, natif du village.
    • L'incendie de 1959 qui a forcé la restauration "moderne" de l'église Saint-Pierre-ès-Liens a inspiré le peintre sculpteur Philippe Cara Costea natif du village, ami de Philippe Lejeune fondateur de l'École de peinture d'Étampes, également ami de J.-L. Bory, et Geneviève Dormann écrivains. Ainsi furent réalisés entre 1970 et 2006, la grande Croix, les 12 vitraux restants, et les 14 stations du chemin de croix.
    • L'artiste peintre Hubert Robert réalisa une toile intitulée Vue d'un parc avec un pont, représentant le parc de Méréville, aujourd'hui conservé au Musée des beaux-arts de Rouen[80]. architecte-paysager de grand talent, il fut invité à séjourner à Méréville par le marquis de Laborde, afin d'y réaliser le parc romantique (jardins à l'anglaise) qui porte son nom.

    Pour approfondirModifier

    Sur les autres projets Wikimedia :

    BibliographieModifier

    • abbé C. Bernois, Histoire de Méréville (Seine-et-Oise) et de ses seigneurs,
    • Collectif d'auteurs, La Révolution en Essonne : Méréville de la Révolution à nos jours, t. II, Le Mée-sur-Seine, Amattéis, (ISBN 978-2-86849-068-1, LCCN 89210826)
    • Jean-Paul Lagadec, D'Amerelli Villa à Méréville, Bibliothèque de Méréville, (ISBN 978-2-9516514-0-1)
    • François d'Ormesson et Pierre Wittmer, Aux jardins de Méréville : Une promenade aux jardins de Méréville sous la IIIe République, 1895-1905, (ISBN 978-2-913440-01-2)
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    • Collectif d'auteurs, Méréville, Ign,
    • Josseline Rigot, Le cresson de Méréville, Epure, (ISBN 978-2-35255-078-5)
    • Michel Lefeivre, Un peintre... Une ville, L'œuvre de CaraCostea pour Méréville, ed. ADSM, novembre 2016 (ISBN 979-10-699-0007-3)(64)

    Articles connexesModifier

    Liens externesModifier

    Notes et référencesModifier

    Notes[81]Modifier

    1. Cette occupation est racontée de manière indirecte par Jean-Louis Bory, enfant de Méréville, dans Mon village à l'heure allemande, prix Goncourt 1945.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

    RéférencesModifier

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    31. [PDF]« Communiqué de presse de la préfecture de l'Essonne : Création de la commune nouvelle « Le Mérévillois » entre les communes de Méréville et Estouches. », sur le site internet de la préfecture de l'Essonne, (consulté le 14 octobre 2018).
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    52. « À Méréville, Guy Desmurs apprend à gérer son temps », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2017)« Depuis qu'il a remporté les municipales au second tour avec 49,40 % des voix, un peu à la surprise générale devant la liste (SE) de la première adjointe sortante Colette Thourigny et l'autre liste de menée par Jean-Pierre Dubois (SE), Guy Desmurs a pu constater que beaucoup de choses étaient différentes entre être adjoint et maire ».
    53. Nolwenn Cosson, « Essonne : Guy Desmurs devient le premier maire du Mérévillois : L’élection a été organisée ce mardi soir lors du premier conseil municipal de la commune nouvelle, née de la fusion de Méréville et d’Estouches », Le Parisien, édition de l'Essonne,‎ (lire en ligne, consulté le 9 janvier 2019) « Cette commune nouvelle est née le dernier de la fusion des municipalités de Méréville (3 200 habitants) et d’Estouches (250 habitants) ».
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