Méré (Yvelines)

commune française du département des Yvelines

Méré
Méré (Yvelines)
La mairie.
Blason de Méré
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Yvelines
Maire
Mandat
Michel Recoussines
2020-2026
Code postal 78490
Code commune 78389
Démographie
Gentilé Méréens
Population
municipale
1 677 hab. (2017 en diminution de 1,29 % par rapport à 2012)
Densité 163 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 13″ nord, 1° 49′ 06″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 184 m
Superficie 10,32 km2
Élections
Départementales Canton d'Aubergenville
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Méré
Liens
Site web mere-village.fr

Méré est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

GéographieModifier

 
Position de Méré dans les Yvelines

SituationModifier

La commune se trouve à 24 km environ au nord de Rambouillet, dans la plaine de Montfort-l'Amaury, en lisière de la forêt de Rambouillet. Le village jouxte Montfort-l'Amaury.

HydrographieModifier

La commune est irriguée par un petit ruisseau, le ru de Ponteux qui coule du sud vers le nord et se jette dans le Lieutel, affluent de la Mauldre.

Communes limitrophesModifier

Transports et voies de communicationsModifier

Réseau routierModifier

Les communications routières sont assurées par la route nationale 12, mise à deux fois deux voies en 2003, qui traverse la commune d'est en ouest. La route RD 76, qui lui est perpendiculaire, relie Montfort-l'Amaury et Méré à la gare puis à Thoiry vers le nord.

Desserte ferroviaireModifier

La ligne de Saint-Cyr à Surdon passe par le territoire communal. La commune possède une gare ferroviaire sur cette ligne, à environ 3 km du centre-ville, le long de la route nationale 12.

BusModifier

La commune est desservie par les lignes 2, 13, 17, 22, 35, 40, 45 et Express 67 de l'établissement Transdev de Houdan, par les lignes 01, 15, 16, 39 et 49 de l'établissement Transdev de Rambouillet et par la ligne 5 de la société de transport Hourtoule.

Sentier de randonnéeModifier

Le sentier de grande randonnée GR 1 traverse le territoire de la commune, de Montfort-l'Amaury au sud jusqu'à Mareil-le-Guyon au nord-est.

ToponymieModifier

Selon B. Guérard le nom de Méré serait le chef-lieu le plus vraisemblable du comté de Madrie[1]. Si l'on suit cette hypothèse, les mentions les plus anciennes de Méré se retrouvent dans : Madriacensis pagi v. 692, [in] pago Madriacensi en 707[2],[3], in pago Matriacensi 751-752[4],[5], Rumaldus Madriacens, Comes... in pago Madriacensi en 754[6], Theobertus comes Matricensis en 802[7], filiam Theotberti Comitis Matricensis en 822[8], in pago Madriacensi v. 825[9], villam pagi Madriacensis en 849[10].

Les mentions suivantes de la localité sont Pinciacensi comitatu, prima potesta Medriaca v. 879-999[11], Medriaca en 936[12], ad Mairiacum en 997[13], potestate Madreia, potestate Madriaca en 997[14], S. Dionysii de Madriaco en 1158[15],[16], de Meri en 1209[17], de Mereio v. 1270[18], prévosté de Mairay en 1317[19],[20], Meriacum[21], Meracum, Mereaorum en 1490[22], Cure de Merey en 1648[23], Merey v. 1757[24], Méré v.1850[25].

L'étymologie de Madriacensis ou Matriacensis indique que ce toponyme est formé de la racine lat. Matri- (mater, -tricis "mère") dont la consonne occlusive sourde -t- passa, sous les mérovingiens, à -d- + suff. gallo-romain -acum "domaine de"[26] + suff. adjectival -ensis "pays, territoire"[27]. Madriacensis peut être traduit par "le pays du domaine de la Mère, le Mérézais", comme Pinciacensis a donné Pincerais. Potestate Madriaca (prévôté de Méré) est le seul toponyme candidat, le plus homologue dans cette région, à pouvoir prétendre succéder à Madriacensis. Il correspond sans contestation à la bourgade de Méré. Ce nom est formée également de la racine lat. Madri- + suff. gallo-romain -acum "domaine de". Son ultime évolution, de Ma(d)ri(aca) par le double amuïsement de la dentale -d- et la partie terminale -aca, aboutit à Mairy, Méri, Merey et Méré. Dans cette hypothèse, les formes anciennes Matriacensis permettent de bien établir Matri- (mater, -tricis "mère"), le -d- s'est amuïsé sous les mérovingiens, et d'éliminer l'explication par Materius "Matériaux, Bois de construction"[28]. Madriaca peut se traduire par "Le Domaine de la (Déesse) Mère".

Homonymie avec Méré (Yonne).

HistoireModifier

 
Le monument aux morts.

Époque Gallo-RomaineModifier

  • Au lieu-dit "La Chasière" ont été découvert des fragments d'amphores et de céramiques datant du Ier siècle apr. J.-C.[29]. En se basant sur l'étymologie de son nom, la création de Méré remonterait à l'époque gallo-romaine. Le site était placé près du carrefour de deux voies antiques importantes reliant les territoires des cités gauloises. La première reliait Beauvais (Bellovaques) à Orléans (Carnutes) par les Mureaux aux lieux-dits "La Borne Imbert" et "Maison Rouge". La seconde voie de Lutèce (Parisii) à Dreux (Durocasses) croise la première au "Carrefour de l'Espérance" (devant la gare de Méré), elle appartient à l'Itinéraire d'Antonin[30],[29].

Époque MérovingienneModifier

  • Près de l'église Saint-Denis, il y a un sarcophage mérovingien en granite de Cherbourg, portant l'inscription Radone[29],[31]. L'instituteur écrit en 1899 fort judicieusement "Les moyens de transports étant, au [haut] Moyen Âge, très difficiles et fort couteux, donc laisse à supposer qu’elle formait le couvercle de la sépulture d’un chef »[32]. En 1844, Guérard a proposé que Méré a pu être le chef-lieu du comté de Madrie[1].

Époque ModerneModifier

  • Ancien village fermier, les plus anciennes fermes ont entre 70 et 110 ans.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2005 Jean-Claude Muller    
2005 En cours Michel Recoussines[33]    

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[35].

En 2017, la commune comptait 1 677 habitants[Note 1], en diminution de 1,29 % par rapport à 2012 (Yvelines : +1,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415471477413458454450448419
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
426389410397407382375401411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
386412423450468566609647674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
7748071 0361 1401 3531 6751 6991 7031 706
2013 2017 - - - - - - -
1 6901 677-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 15,9 %, 45 à 59 ans = 25,5 %, plus de 60 ans = 22,2 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 17 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 24,7 %, plus de 60 ans = 23,5 %).
Pyramide des âges à Méré en 2007 en pourcentage[38]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
0,9 
6,4 
75 à 89 ans
6,2 
15,4 
60 à 74 ans
16,4 
25,5 
45 à 59 ans
24,7 
15,9 
30 à 44 ans
18,8 
15,4 
15 à 29 ans
16,0 
21,0 
0 à 14 ans
17,0 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

EnseignementModifier

La commune possède[40] :

SportsModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

ÉconomieModifier

 
L'église Saint-Denis.
  • Agriculture (grandes cultures, céréales) ;
  • Petites industries (scierie, silos...) ;
  • Village résidentiel.

Culture locale et patrimoineModifier

 
.Le buste de François Quesnay.

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Denis : église en pierre du XIIe siècle, avec un clocher-tour carré de deux étages percé de hautes baies géminées et surmonté d'une flèche octogonale couverte d'ardoise.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Jean de Poltrot de Méré, assassin du duc François de Guise, était le seigneur de Méré.
  • François Quesnay, médecin, érudit, économiste du XVIIIe siècle, y est né en 1694.
  • L'écrivain Colette a résidé à Méré de 1936 à 1940 dans sa résidence « le Parc », dont une des fenêtres a été l'objet d'un de ses poèmes (habitée ensuite par l'ancien pilote de formule 1 Jean-Pierre Jabouille).
  • L'éditeur de musique Raoul Breton (1896-1959) possédait une résidence secondaire à Méré (maison dite « le Colombier »), où de nombreux artistes se rendaient. Il y est enterré avec son épouse, appelée « la Marquise ». Un square et une stèle y portent son nom[41].
  • Léopold Bellan (1857-1936), industriel et homme politique français, est né à Méré.

HéraldiqueModifier

Les armes de Méré se blasonnent ainsi :
D'argent, à la fasce de sable accompagnée de trois pensées d'or au pied feuillé de sinople.

Elles auraient été données à François Quesnay par Louis XV[42]. Le texte qui figure sur le blason est Propter Cogitationem Mentis (Comme les pensées de votre esprit)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a et b GUERARD (Benjamin) Essai sur le système des divisions territoriales de la Gaule. (1832), p. 129-138.
  2. Le PREVOST (Aug.) anciennes divisions territoriales de la Normandie. (pagus Madriacensis) Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie. 2e série vol.1, ann. 1837, 38,39 (1840), t. 11, p. 29-30
  3. François de Beaurepaire, op. cit.
  4. MALSY Jean-Claude. Un exemple de méthodologie en géographie historique. In: Nouvelle revue d'onomastique, no 41-42, 2003. p. 73-132.
  5. BOUQUET (Dom Martin) Recueil des historiens des Gaules et de la France... (1869), t.5, Audogaire : p.xxxvij, p. 697A : sylva Aqualinæ p. 707.
  6. MABILLON (J.) Acta sanctorum ordinis S. Benedicti...- saeculum tertium (1734) pars seconda VENETIS - vita s. Germani episc. Parisiens. §XIX, p. 94 et note a
  7. WERNER (K.F.) La Neustrie: les pays au nord de la Loire de 650 à 850 : colloque historique international, (1989), t. 1, p. 264.
  8. PERTZ (Georgius Henricus) Eginhard, Annal. (1845), p. 84.
  9. GUERARD (Ben.) Polytique d’Irminion (1844), t. 2, p. 31.
  10. MABILLON (J.) Annales Ordonis S. Benedicti : Complectens res gestas ab anno Christi DCCI. ad annum DCCCXLIX. Inclusive (1704), t.2, p. 229LII;
  11. HALPHEN (L.) LOT (F.) Recueil des actes de Lothaire et de Louis V, rois de France (1908), p. 155, l.25,30.
  12. Jean Camille Niel, Attila dans les Gaules, page 75
  13. TARDIF (Jules) Cartons du Roi. Inventaires & Documents - A.N. (1866), no 240, p. 151.)
  14. BOUQUET (Dom Martin) Recueil des historiens des Gaules et de la France: Rerum gallicarum (1757), t. 10, IV, p. 575.
  15. GALLIA CHRISTIANA, in provincias ecclesiasticas distributa: qua..., (1744), t. 7, p. Instrumenta p. 67 §LXXXII, p. 69D, LXXXIII.
  16. MOUTIE (A.) Cartulaire de l'abbaye de Notre-Dame de la RocheVaux de Cernay, (1862), p. 285.
  17. DION (A. Cte de) Le Prieuré St-Laurent de Montfort. Sté Archéol. Rambouillet (1888), t. 8, p. 166.
  18. DION (Adolphe de), Trente-sixième session tenue à Chartres au mois de septembre 1869, (1870), p. 374-384, p. 380.
  19. RHEIN (André) Seigneurie de Montfort. Sté Archéologique de Rambouillet (1910), t. 21, p. 354-355.
  20. MORLET (M. Th.) Les Noms de personne sur le territoire de l'ancienne Gaule…(1968), t.3, p. 130.
  21. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  22. LONGNON (Auguste) Pouillé de Sens (1844) 158B, 213B .
  23. POUILLE GENERAL contenant les bénéfices de l'archevêché de Paris – (1648), p. 49.
  24. IGN, plan de Cassini, vers 1757
  25. IGN, carte d'État-Major 1820-1866.
  26. LEVET (J.-Pierre) Orient et Occident- suff. gaulois latinisé -acum (1996)
  27. BILLY (P._H.) La «condamine», institution agro-seigneuriale: Étude onomastique (), p. 136.
  28. NEGRE (Ernest) Toponymie générale de la France: Étymologie de 35000 noms de lieux, (1990), t. 1, p. 1859, 1861.
  29. a b et c BARAT (Y.) DUFAŸ (B.) RENAULT (I.) Carte archéologique de la Gaule - les Yvelines. (2007), p. 235.
  30. BARAT (Y.) LANGLOIS (M.) BRICON (D.) Habitats et nécropoles du haut Moyen Âge en vallée de Vaucouleurs (Septeuil et Villette) Rev archéol du Centre de la Fr (2001), t. 40, Carte p. 135
  31. Archéologie des nécropoles mérovingiennes en Île-de-France - Rapport d’activité 2014, p. 43. ; - 1899 p. 16.
  32. A.D.Y Monographie communales, (1899), p. 16.
  33. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  34. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  35. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  38. « Évolution et structure de la population à Méré en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2011).
  39. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 23 juillet 2011).
  40. « Site officiel de l'inspection académique des Yvelines »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  41. Site de Méré
  42. Association pour l’idée, la rencontre, l’information non ennuyeuse, François Quesnay : un illustre enfant de Méré (1694 - 1774).