Méphistophélès

démon

Méphistophélès est l’un des sept princes de l'Enfer, incarnant parfois le diable sur terre. Les racines sont probablement à chercher du côté du latin mephiticus et mephitis : « exhalation pestilentielle ».

Méphistophélès sculpté par Mark Antokolski

Légende de FaustModifier

 
Faust et Méphistophélès.

Méphistophélès est l'incarnation que prend le diable pour rendre visite au docteur Faust. Plus qu'un mal tangible, il se distingue des autres formes que prend traditionnellement le Malin par sa personnification de la négation « Je suis l'esprit qui toujours nie ; et c'est avec justice : car tout ce qui existe mérite d'être détruit, il serait donc mieux que rien n'existât »[1]. Le peintre Ary Scheffer représente bien Méphistophélès dans l'ombre derrière Faust (coll. Musée de la vie romantique, Hôtel Scheffer-Renan, Paris).

InterprétationsModifier

Même si Méphistophélès est considéré par Faust comme un démon – un serviteur de Lucifer –, des auteurs expliquent qu'il ne cherche pas à corrompre l'Homme mais qu'il parvient finalement à collecter les âmes des damnés[2]. Méphistophélès est piégé dans son propre enfer comme serviteur du diable. Il avertit Faust du choix qu'il fait en « vendant son âme » au diable[3].

Dans la cultureModifier

 
Méphistophélès volant au-dessus de Wittenberg, lithographie d'Eugène Delacroix.

CinémaModifier

TélévisionModifier

  • Méphistophélès apparaît en tant que seigneur des Enfers dans le deuxième épisode de la saison 6 de la série Xena, la guerrière.

MusiqueModifier

De nombreuses œuvres musicales reprennent le nom de Méphistophélès dans leur titre, parmi lesquelles :

Méphistophélès est aussi un personnage de plusieurs opéras :

Méphistophélès est cité dans de nombreuses chansons telles que Wrapped Around My Finger de The Police, Videotape de Radiohead, Mephisto de Moonspell, The Mephistopheles of Los Angeles de Marilyn Manson, Down, Down, Down to Mephisto's Cafe de Streetlight Manifesto, Mephistopheles du groupe de death metal américain Deicide, Croquemort du rappeur Jazzy Bazz, et Bêle, bêle petite chèvre du groupe de rock français Ange.

Manga et animationModifier

  • Dans la série Blue Exorcist, Méphisto Phélès est le proviseur de l'académie de la Croix-Vraie et fait partie de l'ordre des exorcistes, et vit sous l'identité de Johann Faust[4].
  • Dans la série Saint Seiya: The Lost Canvas, Méphistophélès est la représentation de l'étoile démoniaque « principale », et est incarné par le spectre du nom de Yōma qui est le père du héros de l'histoire (à noter que ce spectre n'apparaît pas dans l'histoire originale de Saint Seiya)[5],[6].
  • Dans le manga Shaman King, l'un des oversouls du personnage Faust VIII se nomme Mephisto Eliza.
  • Dans le manhwa Soul Cartel, Méphistophélès, alias Méphisto est le plus âgé des diables. Il prend l'apparence d'un enfant au cheveux et aux yeux rouges, doté d'ailes (rétractables) et d'une queue. On dit qu'il serait capable de détruire le monde des humains et qu'il a encore de la puissance en réserve. Il est aussi connu comme « l'archidiable du combat ». Il n'en aurait jamais perdu un seul (c'est ce qu'il prétend, mais il semble avoir déjà perdu contre son petit frère Belzebuth).

Jeux vidéoModifier

 
Timbre de 1979 : Johannes Faust avec Homunculus, Méphistophélès.

Bande dessinéeModifier

Jeux de rôlesModifier

Jeux de plateauModifier

  • Dans le jeu de plateau Talisman, une carte nommée Méphistophélès modifie l'alignement des joueurs en les rendant démoniaques. Il octroie un bonus de une vie à ceux qui l'étaient déjà avant son apparition.

LittératureModifier

Notes et référencesModifier

  1. Johann Wolfgang von Goethe, Faust, Librio, , p. 40
  2. (en) Farnham, Willard. Twentieth Century Interpretations of Doctor Faustus. New Jersey: Prentice-Hall, Inc., 1969: 6.
  3. (en) Krstovic, J. O. and Lazzardi, Marie. Plot and Major Themes. Rpt. in Literature Criticism from 1400 to 1800. Ed. Jelena O. Krstovic and Marie Lazzardi. Vol. 47. Farming Mills, MI: The Gale Group, 1999: 202.
  4. (en) « A Look at the Characters of Blue Exorcist (Ao no Exorcist) », (consulté le ).
  5. « Saint Seiya - The Lost Canvas - Hades Vol.24 », sur Amazon (consulté le ).
  6. « La bagarre du cosmos: Saint Seiya vs Lost Canvas », sur Gameblog.fr, (consulté le ).
  7. (en) Ted L. Glines, « Diablo », sur authorsden.com (consulté le ).

BibliographieModifier