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La médecine expérimentale (ou médecine scientifique) désigne une connaissance médicale fondée sur la méthode expérimentale. Ses bases ont été formulées et théorisées par le physiologiste français Claude Bernard. Elle est issue du positivisme, qui prévaut dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Basée sur le recueil de faits, la médecine fondée sur les faits (evidence based medicine) s'apparente à la médecine expérimentale. Cependant, la méthode expérimentale est une démarche empirique basée sur l'« expérience naturelle » tandis que la démarche par les faits est une expérimentation empiriquement contrôlée selon les techniques de randomisation.

Sommaire

En FranceModifier

Au début du XIXe siècle, la médecine scientifique est née de l’essor des sciences descriptives d'abord dans des institutions dédiées à la recherche médicale, l'Institut Pasteur de Paris, de Lille, de Tunis, et l'Office national d’hygiène sociale, créé en 1924 par le ministre du Travail et de l'Hygiène Justin Godart pour lutter contre la tuberculose. Héritier de l'Office national d’hygiène sociale supprimé en 1934, l'Institut national d'hygiène est créé le 30 novembre 1941 par Serge Huard, secrétaire d'État à la santé, sous l'impulsion d'André Chevallier qui en deviendra directeur en février 1942[1].

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Bernard Wojciechowski, Hygiène mentale et hygiène sociale, Éditions L'Harmattan, , p. 47-48

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, Claude Bernard, Champs aux éditions Flammarion, (ISBN 2-08-081137-1)
  • Principes de médecine expérimentale, Claude Bernard, éd. PUF, 1947
  • Robert Clarke, Claude Bernard et la médecine expérimentale, Paris, Éditions Seghers, 1961
  • Alain Prochiantz, Claude Bernard : La Révolution physiologique, (ISBN 2-13-042909-2)
  • Pierre Lamy, L'introduction à l'étude de la médecine expérimentale, le naturalisme et le positivisme, 1928

Articles connexesModifier

Lien externeModifier