Mères adolescentes au Québec

Les mères adolescentes au Québec sont un phénomène social qui a connu une constante diminution depuis 1992. En 1998, les jeunes femmes âgées de moins de 20 ans donnent naissance à 3 606 enfants[1]. En 2008, ce chiffre a diminué à 2 456 en[2].

La description du fait socialModifier

Le Québec a connu une baisse du taux de natalité dans les années 1980. Cependant, on a enregistré une hausse de 57 % — soit une moyenne de 4 % par année — des enfants mis au monde par des mères adolescentes entre 1980 et 1992. Les taux sont restés stables durant la période 1992-1998 pour enfin connaître une légère baisse durant les cinq années suivantes[3]. On voit cependant que le taux de grossesse à l’adolescence suit généralement l’indice de grossesse de l'ensemble de la population[1] Par mères adolescentes, on entend que ces femmes ont donné naissance avant l’âge de 20 ans. On remarque que plus de 10 000 jeunes filles tombent enceintes et environ 3 600 enfants naissent de mères adolescentes chaque année au Québec[1].

Les régions où le taux de fécondité est le plus élevé sont l’Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord[1]. Dans ces endroits reculés, on remarque que les femmes de moins de 20 ans ont plus tendance à poursuivre leur grossesse tandis qu’à Montréal, ces femmes recours plus à l’avortement[1]. Cela peut s’expliquer par la tradition religieuse des régions éloignées, où l’avortement est mal vu. De plus, l’âge des premières relations sexuelles, avec pénétration, diminue de plus en plus et les adolescentes ont majoritairement plus d’un partenaire sexuel par an. La maternité est une chose très importante pour elles. Elles ont un fort désir d’intégration social ainsi que de se faire valoir, alors avoir un enfant leur permet d’atteindre ces buts. L’enfant devient également une motivation de se responsabiliser puisque plusieurs de ces jeunes femmes ont un passé de délinquance et qu’elles veulent passer à autre chose.

Plusieurs caractéristiques peuvent décrire la vie de ces jeunes mères. On trouve d’une part, l’isolement. Effectivement, leurs amis ainsi que leur famille s’éloignent lorsqu’elles mettent au monde leur enfant, n’ayant plus de temps à leur accorder. D’une autre part, on retrouve la pauvreté. En ce sens, les jeunes femmes décident souvent de rester à la maison à temps plein et ainsi elles vivent sous le seuil de la pauvreté. Il faut aussi tenir compte de la monoparentalité, qui fait donc qu’il n’y a qu’un seul revenu qui entre dans le foyer et ce revenu annuel ne dépasse généralement pas les 15 000 CAD[4].

Le manque d’éducation entre aussi en ligne de compte dans le salaire de ces jeunes filles. On constate qu'elles vont souvent décrocher de l’école en voulant mettre au monde leur enfant, soit au niveau du secondaire. Malgré le fait qu’elles habitent seules, les mères adolescentes laissent une place importante aux pères, même qu’il y a généralement une garde partagée. Elles le font, car elles sont en quelque sorte dépendante de cet homme ; c’est le géniteur de leur enfant après tout. Elles vont jusqu’à dire que si elles désirent un autre enfant, c’est avec lui qu’elle le ferait afin que les enfants aient le même père, et ce même s’ils ne sont plus en couple. Pour ce qui est de la famille, il existe deux modèles de soutien familial. Le premier étant un soutien quasi inexistant en raison du refus des jeunes mères d’en vouloir. Elles ont pour leurs dires qu’elles sont amplement capables de s’occuper de leur enfant toute seule. Le deuxième consiste à un besoin essentiel de leur famille, tant au niveau monétaire, de la nourriture et du logis. Dans un autre ordre d’idées, les femmes qui deviennent mères à un âge précoce sont catapultées dans la vie adulte par la bifurcation du parcours qui amène un renversement au niveau de l’adolescence et de la jeunesse[5].

La vision de l’acteurModifier

La recherche concerne les jeunes femmes âgées d’environ 20 ans. Malgré la croyance que ce sont des grossesses non désirées, la plupart de ces femmes désirent bâtir une famille jeune : « Oui, ah oui, moi, c’était sûr depuis que je suis toute petite, c’était sûr que je voulais au moins deux enfants puis jeune en plus, j’ai toujours voulu des enfants jeune. »[6]. D’autres raisons peuvent expliquer le choix des mères, comme de donner un sens à sa vie : « Je ne sais pas, je me dis des fois que, si je n’avais pas eu mon enfant, je ne sais pas où est-ce que je serais rendue. Je n’avais pas de travail, je n’avais rien, je n’avais pas trop d’ambition, je n’avais pas grand-chose. »[6] Il y a aussi la recherche d’une certaine stabilité dans la vie de ces femmes, comme l’exprime Émilie, 21 ans ; elle n’était pas sur le bon chemin et qu’avant la venue de son fils elle n’avait la meilleure des vies. Son fils a tout changé. La grande majorité ne sont plus en couple avec le père respectif de l’enfant, car soit il devenait trop contrôlant ou simplement qu’elles sont mieux toutes seules à s’occuper de leur bambin. Malgré le fait qu’elles ne sont plus en couple, les femmes ont toujours l’impression que le père restera un membre de la famille : « Même si je ne voudrais pas revenir avec lui, je nous vois encore comme une famille, la famille, c’est nous trois, même si on n’est pas, même si on est séparés, qu’on n’habite pas ensemble, pour moi c’est quand même ça. »[6]

En outre, la plupart vont abandonner l’école au niveau du secondaire pour élever leur enfant, mais une partie va y retourner quand leur enfant va être en âge d’aller à la garderie. Comme elles sont souvent isolées, le fait de retourner aux études leur permet d’échanger et de rencontrer de nouvelles personnes pour se recréer un réseau social : « Je me fais des amis, puis je me refais un milieu, je me refais un environnement à moi, un petit monde à moi à part ma fille, sans ma fille, ça fait du bien d’avoir du monde à qui parler. »[6].

D’autre part, le marché du travail est un point délicat puisque c’est très difficile pour elles d’y aller, en raison des horaires et du niveau d’éducation. Les emplois qu’elles trouvent peuvent s’avérer parfois dévalorisants et enlèvent l’envie de travailler. Seulement 4 jeunes mères sur 15 sont en voie de stabilité sur le marché du travail à temps plein, alors que les autres vont avoir un emploi à temps partiel ou bien elles vont être à la recherche d’un emploi[5]. De surcroît, le soutien de la famille peut se diviser en deux catégories. La première fait l’objet d’une famille aidante puisque les jeunes femmes en ont vraiment besoin ou bien parce qu’elles le désirent. La deuxième, en raison du haut désir d’autonomie des jeunes mères, s’avère à être quasi inexistante puisqu’elles n’en veulent pas ; elles affirment pouvoir se débrouiller seules.

L’explication sociologiqueModifier

La grossesse chez les adolescentes est qualifiée dans la société moderne comme étant un problème sociologique par plusieurs facteurs. En premier lieu, cette situation affecte non seulement la mère, mais également son entourage immédiat et plus éloigné. En deuxième lieu, le phénomène relève de causes collectives, puisque la conception de cette réalité sociale renvoie à des jugements de valeur qui diffèrent d’un endroit à un autre. Par exemple, au Québec, il n'est plus bien vu d’avoir une enfant en étant jeune et encore moins lorsque tu n’es pas marié; tandis que dans les pays du Moyen-Orient, les femmes se marient jeunes et ont par conséquent des enfants. À ces endroits, c’est normal et même valorisé. En troisième lieu, comme ce n’est plus une norme dans la société, il a fallu que des organismes et des intervenants se spécialisent dans ce domaine. Au Québec, on retrouve par exemple S.O.S grossesse, la Villa Marie-Claire, des centres d’hébergement pour jeunes mères et enfants, etc., où travaillent de nombreux bénévoles. Dans les organismes communautaires, on en retrouve un important, mais souvent oublié, soit la famille des jeunes parents. Celle-ci a certaines obligations envers leur propre enfant. De plus, comme ces femmes ont de plusieurs problèmes, elles doivent recourir à des experts comme des psychologues pour affronter la dure réalité de leur choix de vie.

Il faut aussi mentionner que l’État à un rôle à jouer dans cela. En effet, elle subventionne certains organismes, qu’elle a elle-même mis sur pied, puis elle donne une contribution monétaire pour ces jeunes mères. Un peu plus haut, il y a eu mention d’une société moderne. Cette dernière se définit comme une société où il y a eu une émancipation des valeurs traditionnelles telles que la baisse de fécondité et des pratiques religieuses. En ce qui a trait à la religion, celle-ci provoque une perte de sens et de grands repères pour ces femmes en quête d’identité. Effectivement, dans les sociétés plus traditionnelles, la religion imposait ses limites et ses convictions comme les relations sexuelles permises seulement après le mariage. Mais de nos jours, les personnes ont des enfants sans jamais être marié. Pour ce qui est des jeunes femmes, elles revendiquent maintenant leur identité féminine, ce qui n’était pas socialement encouragé jusqu'aux années 60. Mettre au monde un enfant jeune c’est pour elles une façon de se faire une place dans la société.

Inégalités socialesModifier

Les femmes qui mettent au monde un enfant avant l’âge de 20 ans connaissent souvent des inégalités sociales, surtout en ce qui a trait au revenu. Il faut préciser que les jeunes filles provenant de milieux défavorisés sont 17 fois plus nombreuses à devenir mères avant l’âge de 20 ans comparativement aux filles de milieux plus favorisé[7]. Les familles dirigées par une femme ont un taux de risque de pauvreté de 40,9 %. Sur ce, les femmes représentent 64,1 % des prestataires de l’aide sociale, principalement pour des raisons familiales, soit un enfant de moins de cinq ans ou une grossesse et puis 46 % des familles dont le chef est une femme vivent sous le seuil de la pauvreté.

Dans un même ordre d’idées, ces jeunes femmes doivent souvent habiter dans un quartier plus défavorisé en raison de leur revenu. L’aide mensuelle moyenne versée, par l’assistance sociale, est de 692,45 CAD soit 8 309,40 CAD par année. Pour qu’un quartier soit jugé « de qualité », on devrait trouver plusieurs facteurs. Côté environnemental, oui ce sont des sources de pollution, mais on y trouve aussi des espaces verts. Pour l’économie, c’est souvent à proximité des commerces, il y a des marchés d’alimentation ainsi que des logements abordables. Côté institutionnel, on y trouve une accessibilité aux services publics, comme les écoles publiques, les CLSC, les hôpitaux, les Centres de la petite enfance ainsi que les transports collectifs.

Puis finalement, le facteur communautaire consiste aux types de relation de voisinage ainsi que l’existence de centres communautaires[8].

Les quartiers où habitent ces jeunes femmes ne comportent pas tous ces éléments et c’est ce qui injuste puisque se sont elles qui en ont le plus besoin. Parallèlement, les enfants de ces mères adolescentes sont ceux qui souffrent le plus de ces inégalités. Effectivement, les enfants de milieux défavorisés sont trois à quatre fois plus nombreux à avoir des retards scolaires au primaire et au secondaire; ils sont deux fois plus nombreux à éprouver des problèmes d’apprentissage; trois fois plus nombreux à présenter des troubles graves de comportement au secondaire puis ils sont moins nombreux à obtenir leur diplôme d’études secondaires; cela s’observe chez les garçons à 77 % puis à 88 % chez les filles[7]

En plus, les enfants provenant de familles défavorisées sont plus nombreux à vivre de la détresse psychologique, du stress, à ne pas déjeuner, à fumer, à être sédentaire, à consommer de l’alcool ou de la drogue, à avoir une plus faible estime d’eux-mêmes et bien plus[7]. C’est bien certain que ce ne sont pas tous les enfants qui ont ces problèmes, mais du moins la majorité.

Suicide et dépendancesModifier

Il y a plusieurs solutions pour venir en aide à ces jeunes femmes, mais certaines d’entre elles ne sont pas toutes touchées par cette entraide. L’arrivée précoce d’un bébé, chez certaines femmes, peut provoquer une énorme remise en question. Les proches de la femme doivent intervenir, agir ; lui venir en aide pour qu’elle passe par-dessus cette période difficile. Il faut s’assurer que ces jeunes adultes ne se sentent pas trop seules, il faut surveiller qu’elles ne sombrent pas dans une dépendance (drogue, alcool), il faut aussi surveiller qu’elles n’aient pas constamment des sauts d’humeur qui ne lui ressemble pas ni, qu’elles s’enferment sur elles-mêmes.

Car certaines de ces jeunes femmes en viendront à ce suicider, elles ne verront pas la lumière au bout du tunnel. C’est pourquoi, durant cette période difficile, les proches doivent être à l’écoute de la jeune femme et l’inciter à discuter avec eux si elle en éprouve le besoin. S’ils voient qu’elle pense bel et bien au suicide, il faut tout faire pour changer la situation. Le suicide est un fait saillant de notre société moderne et plusieurs organismes ont été mit sur pied pour abaisser ce problème en hausse constante. Comme par exemple, en Estrie il y a Jevi, qui est un centre de prévention du suicide. Il y a aussi Jeunesse, J’écoute qui est une ligne téléphonique anonyme pour ces jeunes personnes en difficultés.

Ces femmes ont donc les ressources nécessaires pour s’en sortir, mais il faut bien sûr, que quelqu’un leur montre ces ressources et les encouragent à s’en servir. Bien entendu, ici le suicide est vu comme un problème qu’il faut éteindre, comme un problème de notre belle société moderne. Mais le suicide, tout dépendamment où l’on vit, peut avoir une connotation positive ou moins négative qu’ici[réf. nécessaire]. Il n’a pas la même signification et les mêmes raisons partout. Ici, les gens se suicident principalement à cause d’une perte de repères et de sens. Les gens se sentent seuls, écrasés, inutiles par tous les rôles que nous devons jouer à la fois. Ces jeunes femmes déstabilisées par la venue non prévue d’un bébé, verront leur niveau social diminuer.

Cette défavorisation sociale, les femmes en souffriront grandement, plus que les hommes. Surtout, que la plupart d’entre elles sont encore dans la phase de l’adolescence et qu’à l’adolescence, la reconnaissance et l’appui des pairs sont cruciaux. Elles se sentiront seules et s’en voudront d’être dans cette situation. De plus, un bon nombre de ces femmes entreront dans une forme de dépression qui est classée comme une maladie mentale. Cette maladie surnommée « la maladie du XXIe siècle » est désormais la deuxième cause de consultation chez un médecin et ce sont les jeunes femmes qui sont le plus souvent diagnostiquées comme dépressives. Alors, ces jeunes filles mères sont donc très à risque, si elles se laissent sombrer.

Encore ici, les proches de ces filles jouent un rôle de première importance. Si la jeune fille reste longtemps dépressive, si elle perd tout intérêt avec le plaisir, si elle éprouve une perte de sommeil, d’appétit, d’énergie et de motivation ; il faut intervenir, car ce sont les principales caractéristiques de la dépression. Il ne faut évidemment pas tout de suite dire de ces femmes qu’elles sont dépressives. Elles sont jeunes et à la suite de cette nouvelle, elles ont le droit de réagir tout de même. Il est normal qu’elles s’isolent un peu et qu’elles soient moins motivées pendant un certain temps. Il faut juste s’assurer que tout ça ne dure pas trop longtemps, qu’elles passent à autre chose. Sinon, environ après deux semaines, si elles restent dans cet état c’est là, qu’il faut intervenir. Il faut savoir faire la part des choses et garder l’œil ouvert à ces signes que ces adolescentes tenteront de nous transmettre. La dépression est très controversée ; à ce jour aucun diagnostic certain n’en a trouvé la cause. Tout ce qu l’on en sait, c’est qu’elle est née avec notre société moderne et les femmes sont ses plus grandes victimes. Alors, les filles mères sont donc très à risque.

Les solutionsModifier

Une fois le problème trouvé, il reste à le résoudre. Plusieurs programmes ont été mis sur pied dans le but de diminuer la grossesse chez les adolescentes ou encore pour les aider à mieux s’intégrer dans la société.

Les adolescentes enceintes ou venant d'accoucher (certaines conditions s'appliquent) peuvent notamment se faire aider en intégrant le Programme adapté des mères adolescentes et leur enfant (PSAME)offert à l'école Monseigneur-Richard à Verdun, Québec(Canada). Le programme a été créé dans le but de permettre aux adolescentes et jeunes mères de terminer leurs études secondaires, de développer leurs compétences parentales et sociales et, enfin, de mettre en place un plan de stimulation précoce assurant aux enfants un sain développement. Sur place, des professionnelles, des éducatrices, le corps enseignant et la direction mettent tout en œuvre pour accompagner les adolescentes dans leur cheminement scolaire, dans l'atteinte d'un équilibre psychosocial et dans l'acquisition de compétences parentales. Des organismes du milieu (CLSC, Centre jeunesse, maison d'hébergement pour jeunes filles) participent au succès de ce programme. Depuis les débuts du programme en mars 2003, dans plus de 90 % des cas, les objectifs sont atteints.

Parmi les autres organismes et programmes, on retrouve S.O.S grossesse, qui est un organisme téléphonique et qui font des tests de grossesse et des avortements ; Tel-jeunes et Jeunesse, j'écoute, où les jeunes peuvent téléphoner pour parler de leur problème et recevoir des conseils ; la Villa Marie-Claire, où des jeunes mères peuvent s’y rendre et où on leur apprend à s’occuper d’un enfant, à vivre en appartement et à gérer un budget. Il y a aussi les CLSC, les Maisons des jeunes, et les centres d’hébergement. Au collèges, il y a l’escouade caoutchouc qui distribue des préservatifs aux étudiants. Pour ce qui est des avenues possibles à la résolution de ce problème, on peut être bénévole pour l’un de ces organismes afin de mieux comprendre la situation de ces femmes ainsi que leur donner un coup de main, ne serait-ce qu’une oreille pour écouter. Plus de sensibilisation doit être faite dans les écoles pour les élèves de fin de primaire et début du secondaire, car plus on en parle tôt, plus cela risque d’avoir un effet positif. Puis finalement, une tâche revient aux parents qui doivent apprendre à s’ouvrir sur des sujets tabous comme les moyens de contraception ou les relations sexuelles. Ils doivent aussi être en mesure d’expliquer à leur enfant sur ce qu’est justement avoir un enfant. S’il y a une difficulté pour le faire, ils peuvent (doivent) toujours demander de l’aide à leur entourage ou à des organismes.

Toutes ces interventions sont utiles pour diminuer le nombre de grossesses chez les adolescentes. La grossesse chez les adolescentes engendre l'abandon des études, maintenant cette partie de la population dans la pauvreté et l’isolement. Le gros bout du bâton revient au gouvernement qui devrait mettre en place un programme d’étude incluant des subventions pour les livres et la garderie avec un horaire adéquat qui vise les études ainsi qu’une insertion progressive sur le marché du travail. De plus, une loi devrait mise en place concernant l’âge minimum légal pour avoir un enfant, comme 20 ans, ou du moins qui stipule que les jeunes doivent avoir au moins reçu leur diplôme d’études secondaires. Évidemment, ces solutions sont quasiment impossibles à réaliser [non neutre] .

Une intervention est nécessaire dans le but de diminuer la situation, car nous avons beaucoup à gagner. Cela pourrait remonter l’économie puisque ces jeunes, au lieu d’élever un enfant sans avoir d’emploi, auraient un emploi rémunéré et peut-être qu’en plus le taux de criminalité diminuerait ainsi que le taux de chômage [réf. nécessaire].

Pour conclure, ces femmes n’ont pas nécessairement la vie facile, même qu’elle est encore plus difficile qu’on peut le croire. Les raisons qui les poussent à mettre au monde un enfant avant l’âge de 20 ans sont très diversifiées puisque chacune est différente et ont un parcours de vie différent. La plupart s’en sortent et ont une vie meilleure par la suite ; leur enfant leur redonne espoir en la vie. Il faudrait arrêter de critiquer le peuple de ne pas faire assez d’enfants et accepter le fait que des jeunes filles en aient, il faut seulement les aider.

BibliographieModifier

  • Centre Léa-Roback, centre de recherche sur les inégalités sociales de santé, « Mieux comprendre le lien entre le quartier et la santé », Le point sur... l'effet de quartier, no 1,‎ , p. 8 (ISSN 1916-0550, lire en ligne)
  • Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, Riches de tous nos enfants. La pauvreté et ses répercussions sur la santé des jeunes de moins de 18 ans, 3e rapport national sur l’état de santé de la population, Québec, , 63 p. (ISBN 978-2-550-51261-5, présentation en ligne, lire en ligne [PDF])
  • Marc Molgat et Caroline Ringuet, « De la prévisibilité à la diversité des parcours? Le cas de jeunes mères ayant délaissé leurs études », Service social, vol. 51, no 1,‎ , p. 60-77 (ISSN 1708-1734, lire en ligne)
  • Anne Quéniart et Stéphanie Vennes, « De la volonté de tout contrôler à l’isolement : l’expérience paradoxale de la maternité chez de jeunes mères », Recherches féministes, vol. 16, no 2,‎ , p. 73-105 (lire en ligne)
  • Henri Dorvil et Robert Mayer (dir.), Quand maternité rime avec pauvreté, monoparentalité et quête d’identité; Un bilan des études sur les adolescentes mères, Problèmes sociaux. Tome II. Études et interventions sociales, Québec, Presses de l’Université du Québec, (ISBN 2-7605-1127-8), p. 47-53


Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Ministère de l'Éducation du Québec, Jeunes filles enceinte et mères adolescentes : un portrait statistique, Québec, , 16 p. (ISBN 2-550-38599-3, présentation en ligne, lire en ligne [PDF])
  2. Institut de la statistique du Québec, « Naissances et taux de fécondité selon l'âge de la mère, indice synthétique de fécondité et âge moyen à la maternité, Québec, 2001-2008 », (consulté le 14 avril 2009)
  3. Gouvernement du Québec, « Grossesse à l'adolescence », Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (consulté le 7 avril 2009)
  4. Mary Luong, Que sont devenues les mères adolescentes?, Ottawa, Statistique Canada, coll. « Perspectives (75-001-x) », , 15 p. (présentation en ligne, lire en ligne [PDF])
  5. a et b Marc Molgat et Caroline Ringuet, « De la prévisibilité à la diversité des parcours? Le cas de jeunes mères ayant délaissé leurs études », Service social, vol. 51, no 1,‎ , p. 60-77 (ISSN 1708-1734, lire en ligne)
  6. a b c et d Anne Quéniart et Stéphanie Vennes, « De la volonté de tout contrôler à l’isolement : l’expérience paradoxale de la maternité chez de jeunes mères », Recherches féministes, vol. 16, no 2,‎ , p. 73-105 (lire en ligne)
  7. a b et c Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, Riches de tous nos enfants. La pauvreté et ses répercussions sur la santé des jeunes de moins de 18 ans, 3e rapport national sur l’état de santé de la population, Québec, , 63 p. (ISBN 978-2-550-51261-5, présentation en ligne, lire en ligne [PDF])
  8. Centre Léa-Roback, centre de recherche sur les inégalités sociales de santé, « Mieux comprendre le lien entre le quartier et la santé », Le point sur... l'effet de quartier, no 1,‎ , p. 8 (ISSN 1916-0550, lire en ligne)