LyonMag

site d’informations lyonnais

Logo de LyonMag

Adresse https://www.lyonmag.com
Publicité Non
Type de site Information
Langue Français
Siège social Lyon
Propriétaire Espace Group
Directeur de la publication Christophe Mahé
Lancement 1995
État actuel Actif

LyonMag est un magazine mensuel d'informations lyonnais, anciennement hebdomadaire, créé en mai 1995 par Philippe Brunet-Lecomte et publié à Lyon et sa région.

HistoireModifier

LyonMag a toujours su susciter la polémique en dénonçant plusieurs affaires à Lyon et dans le département du Rhône, mais aussi en choquant parfois son lectorat. À l'automne 2002, le magazine fait scandale en publiant l'interview d'un œnologue qui affirme que le beaujolais nouveau est "un vin de merde". Réponse immédiate de 56 syndicats de viticulteurs qui portent plainte pour dénigrement[1]. Le journal est condamné à 350 000 euros de dommages et intérêts par le tribunal de Villefranche-sur-Saône. Condamnation réduite en appel, avant que la Cour de cassation l'annule en juin 2005 en estimant que cette interview relevait de la "liberté de critique".

LyonMag publie également en avril 2004 une interview de l'imam de Vénissieux, Abdelkader Bouziane, dans laquelle il déclare : "battre sa femme, c'est autorisé par le Coran", ce qui provoque un tollé et son expulsion du territoire français[2].

Les années 2000 seront aussi marquées par la tentative de prise de contrôle du journal par Christian Latouche, actionnaire minoritaire et PDG de Fiducial, que plusieurs médias présentent comme proche de l'extrême-droite[3]. Alors que LyonMag sort d'un exercice déficitaire en 2006, Latouche propose de signer un chèque en échange d'une caution sur les actions de Philippe Brunet-Lecomte[4]. Les salariés lutteront pour garder leur indépendance mais, pris dans un tourbillon judiciaire, verront le titre géré par un administrateur judiciaire, déposer le bilan et être vendu aux enchères. Quelques mois plus tard, Philippe Brunet-Lecomte et son équipe créent une coopérative pour lancer un nouveau magazine, Mag2Lyon.

Après son rachat par Espace Group en [5], le magazine papier disparaît et LyonMag devient un site d'informations, LyonMag.com. Il se fait une place en termes de fréquentation parmi les sites de référence de l'agglomération lyonnaise, comme LeProgrès.fr et LyonCapitale.fr. La rédaction continue à publier des enquêtes en ligne en sortant par exemple, en 2014, l'affaire Richard Brumm[6] ou encore l'affaire Martine David[7], qui coûtera en partie à cette dernière son siège de maire de Saint-Priest aux élections municipales de 2014. En novembre 2019, après dix ans d'absence des kiosques, LyonMag reparaît sous format papier, à un rythme mensuel[8].

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier