Lydwine de Schiedam

mystique et sainte catholique

Lydwine de Schiedam ou Lidwine de Schiedam est une sainte et mystique catholique Hollandaise, née à Schiedam le 18 mars 1380 et morte le 14 avril 1433. Elle est donc fêtée le 14 avril. Elle est la sainte patronne des patineurs sur glace et des personnes handicapées.

Lydwine de Schiedam
Image dans Infobox.
Chute de Lydwine sur la glace. Gravure sur bois illustrant la Vita of Saint Lidwina de Johannes Brugman, 1498.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
SchiedamVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Activité
Mystique chrétienVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Étape de canonisation
Fête
Détail du frontispice d'une traduction française de la vie de Lydwine de Schiedam par Johannes Brugman, publiée à Douai en 1601.

BiographieModifier

Lydwine est née à Schiedam, bourgade proche de Rotterdam en Hollande, comté faisant alors partie du Saint Empire Romain Germanique pendant la régence du comte Albert de Bavière-Straubing. Selon ses hagiographes, Lydwine est issue d'une ancienne famille noble mais ruinée. Elle est la seule fille d'une fratrie de 10 enfants. Jolie et gracieuse, elle préfère se consacrer à Dieu et repousse tous ses prétendants.

À l'âge de 15 ans, elle est victime d'une chute alors qu'elle patine avec des amies. Elle ne se remettra jamais de cet accident.

Étendue pendant 38 ans sur son grabat et malgré ses souffrances physiques, elle se dit néanmoins « la plus heureuse femme du monde ».

Au cours de sa vie, elle connaît des extases mystiques et, à partir de 1414, ne se serait plus nourrie que de l'Eucharistie[réf. nécessaire].

Elle meurt en 1433 ne laissant aucun écrit mais le témoignage de ses souffrances transfigurées en amour et source d'un immense bonheur.

Lydwine est canonisée le par Léon XIII[1]. Son culte est confirmé par le même pape en 1892. Elle est fêtée le 14 avril d’après le Martyrologe romain[2].

LittératureModifier

Johannes Brugman, franciscain Allemand, lui consacre une biographie hagiographique en 1459.

Dix ans après la canonisation de Lydwine, en 1901, l'écrivain français Joris-Karl Huysmans - dont le père est d'origine Néerlandaise - lui consacre un ouvrage hagiographique intitulé Sainte Lydwine de Schiedam. Il évoque déjà le projet dans son roman En route, publié en 1895, avec le personnage de Durtal[3].

Huysmans mentionne trois hagiographes de la sainte : Jan Gerlac, qui « vécut, pendant de longues années, auprès de la sainte, dans sa maison même, et il nous raconte de visu son existence »[4]. Jan Brugman (ou Johannes), qui « reprit l'histoire de Gerlac qu'il traduisit du teuton en latin et il l'amplifia surtout avec les renseignements que lui fournit Jan Walter de Leyde, le dernier confesseur de Lydwine »[4]. Enfin, Thomas a Kempis : « sa relation est un abrégé de celle de Brugman, mais elle contient des détails inédits qu’il recueillit dans l'entourage de la Bienheureuse, à Schiedam même »[4]. Ce dernier est aussi l'auteur de L'Imitation de Jésus-Christ, qui fait partie des textes chrétiens favoris de Durtal, le personnage principal d'En route[5].

La vie de cette jeune Hollandaise n'est pas sans rappeler celle de la française Marthe Robin (1902-1981)[6].

Notes et référencesModifier

  1. Marc Smeets, Huysmans l'inchangé : Histoire d'une conversion, Amsterdam, Rodopi, , 238 p. (ISBN 978-90-420-1075-8, lire en ligne), p. 157.
  2. « Sainte Lidwine de Schiedam », sur nominis.cef.fr (consulté le 13 avril 2021)
  3. Joris-Karl Huysmans, En route, Ire partie, ch. III.
  4. a b et c Joris-Karl Huysmans, « Avant-propos de Sainte Lydwine de Schiedam », sur www.huysmans.org, (consulté le 1er mai 2017).
  5. Joris-Karl Huysmans, En route, Ire partie, ch. II.
  6. Michel Coquet, Traité sur la mort : Pour mieux comprendre la vie, Paris, Dervy, 2016, [lire en ligne].

Voir aussiModifier

 
Vita alme virginis Liidwine de Johannes Brugman, dans un livre publié en 1498, imprimé par Otgier Nachtegaal, prêtre de Schiedam et imprimeur. Collection des Archives communales de Schiedam.

BibliographieModifier

Moyen ÂgeModifier

HuysmansModifier

  • Jean-Pierre Guillerm, « D’À rebours à Sainte Lydwine de Schiedam. Huysmans et les Primitifs d'une esthétique future », Cahiers de recherches médiévales, no 2,‎ , p. 127-136 (lire en ligne, consulté le 1er mai 2017).
  • Joris-Karl Huysmans, En route, Paris, Gallimard, coll. « Folio classique », (1re éd. 1895), 672 p. (ISBN 978-2-07-038754-0).
  • Joris-Karl Huysmans, Sainte Lydwine de Schiedam, Lyon, À rebours, (1re éd. 1901), 348 p. (ISBN 978-2-915114-02-7).

Liens externesModifier

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