Lydie Dattas

poétesse française
Lydie Dattas
Description de cette image, également commentée ci-après
Lydie Dattas (Avignon, été 1968).
Naissance (73 ans)
Activité principale
poète, écrivain
Auteur
Langue d’écriture français

Lydie Dattas est une poétesse française née le .

BiographieModifier

Elle est la deuxième fille du compositeur Jean Dattas, également organiste de Notre-Dame de Paris, et d'une actrice de théâtre. La famille émigre en Angleterre quand elle a cinq ans. Lydie est inscrite au Lycée français de Londres où son père est professeur de musique. À seize ans, elle publie dans la revue Rougerie. En 1968 son professeur de philosophie, Jean-Marie Benoist, auteur de « Marx est mort », lui propose de participer au Concours général. Elle va au Festival d'Avignon, et s'installe en France.

À vingt ans, elle fait paraître un mince recueil au Mercure de France. En 1972 elle épouse un dompteur de fauves appartenant à la famille Bouglione, Alexandre Romanès, avec qui elle vit vingt-cinq ans. Elle encourage son mari à rattraper sa scolarité manquée. En 1975 elle perd son père prématurément dans un accident de voiture à Londres. Elle lit Jean Grosjean et des poètes arabes. En 1977, elle se lie d'amitié avec Jean Genet[1], qui s’installe près du couple dans l’immeuble « le Bouglione » et qui dit d’elle : « Les rois et les évêques se prosterneront devant vous[2]. » À la suite d’une dispute avec le poète, elle écrit La Nuit spirituelle, qui pose la question d’une malédiction spirituelle féminine et plaide l'égalité de l'esprit créateur des deux sexes. Elle correspond avec l’écrivain Ernst Jünger qui écrit sur ce texte dans le dernier tome de son Journal. En 1994, elle crée avec son mari le cirque Lydia Bouglione qui deviendra le cirque Romanès. À son invitation, le célèbre violoniste Yehudi Menuhin viendra parrainer le cirque. En 2000, elle divorce et se lie d’amitié avec le poète Christian Bobin.

ŒuvresModifier

Bibliographie critiqueModifier

  • Joël Vernet, « Le livre des Anges », Revue Recueil, no 19, 1991
  • Sur La nuit spirituelle, Le Matricule des anges, no 7, avril/juin 1994 [3]

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier