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Lycée Lamartine

lycée dans le 9e arrondissement de Paris
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Lycée Lamartine
Image illustrative de l’article Lycée Lamartine
Généralités
Pays Drapeau de la France France
Académie Paris
Coordonnées 48° 52′ 42″ nord, 2° 20′ 56″ est
Adresse 121 rue du Faubourg-Poissonnière
75009 Paris
Site internet lyc-lamartine.scola.ac-paris.fr
Cadre éducatif
Type Établissement public local d'enseignement (EPLE)
Matricule Collège : 0752534 X
Lycée : 0750670 W
Population scolaire ~1 000 élèves
Formation Collège
Lycée général (S, L et ES)
CPGE littéraires
Options théâtre, danse, arts plastiques, MPI, SES, LV3
Langues étudiées anglais, allemand, espagnol, russe, hébreu, danois
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Point carte.svg

Le lycée Lamartine est un établissement scolaire public du 9e arrondissement de Paris. Il comprend un collège, un lycée ainsi qu'une classe préparatoire. Il porte le nom du poète, écrivain, historien, et homme politique français Alphonse de Lamartine.

Le bâtiment visible sur la rue a été bâti en 1740 par l'architecte du roi, Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne. Il s'agit du plus ancien de la rue du faubourg Poissonnière.

Ce site est desservi par la station de métro Poissonnière.

SituationModifier

Le lycée Lamartine est situé au 121, rue du Faubourg-Poissonnière, dans le 9e arrondissement. Cette rue faisant la limite avec le 10e arrondissement, le trottoir d’en face (où se situe le lycée privé Rocroy) est situé dans le Xe arrondissement.

À proximité se trouvent la gare du Nord, l’église Saint-Vincent-de-Paul et le square Montholon.

Le lycée Lamartine est desservi par la ligne 7 du métro, station Poissonnière, et par la ligne 48 du bus, arrêt Poissonnière dans la direction Palais Royal. Il est aisément accessible par les lignes de métro comme de bus passant par la gare du Nord, ainsi que les lignes de bus empruntant la rue La Fayette, notamment 26, 32, 42 et 43.

Classement du lycéeModifier

En 2017, le lycée se classe 99e sur 112 au niveau départemental et 1767e sur 2277 au niveau national[1]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[2].

HistoriqueModifier

Le lycée est fondé en 1893 à l’emplacement de l'Hotel particulier bâti vers 1697 par Pierre Beauchamps, maître de ballet du roi Louis XIV et directeur de l’Académie royale de danse. Il est rebâti et augmenté en 1740 par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart, petit-fils de Jules Hardouin-Mansart, pour le marquis Louis Phélypeaux de Saint-Florentin (1715-1777), ministre du roi Louis XV. Les bâtiments sur rue et en retour sur la cour, les terrasses et l’escalier de l’ancien jardin vers la cour du lycée datent de cette époque.

Le marquis de Saint-Florentin fait construire un nouvel Hôtel particulier, connu sous le nom d'Hôtel de La Vrillière, situé au 2 de l'actuelle Rue Saint-Florentin qui jouxte la Place de la Concorde. Il sera achevé en 1769. C'est à cette date qu'il revend sa résidence du Faubourg Poissonnière à Charles-Nicolas Duclos du Fresnoy(1733-1794), le notaire royal au Châtelet. Ce dernier est réputé comme collectionneur d'art et il est mécène du peintre Jean-Baptiste Greuze. Sa demeure contient une nombreuse bibliothèque et une galerie de tableaux de l'École française de grande qualité[pertinence contestée].

Rachetée en 1891 par le ministère de l’Éducation nationale, la maison devient un lycée de jeunes filles. De nombreux travaux sont réalisés à cet effet, mais certaines parties furent conservées, tels l’ancien salon sur jardin (actuel secrétariat) et une chambre sur la rue (ancien bureau du proviseur) dont les boiseries sont classées monuments historiques par arrêté du 4 décembre 1923[3].

En 1914, des filles sont présentées et reçues au baccalauréat, dans une filière scientifique. L’une d’elles, Jeanne Lévy, première femme agrégée de médecine à Paris (1934), deviendra la première femme professeure à la faculté de médecine de Paris en 1959.

De juin à août 1940, le lycée est transformé en centre de réfugiés lors de l’Exode. Il retrouve sa fonction première dès octobre. La guerre est une période néfaste pour le lycée, car la minorité juive est fortement touchée par la collaboration et des dizaines d’élèves seront déportées.

Dans les années 1960, l’abandon de l’examen d'entrée en 6e et le baby boom font fortement augmenter le nombre d’élèves. Le lycée annexe la filature de coton du numéro 119. Cette partie est encore aujourd’hui surnommée « la cour coton ». Les troubles de mai 1968 n’épargnent pas Lamartine, et les élèves réussissent à faire réécrire le règlement intérieur, jugé trop strict et obsolète.

À cette période d’agitation suit une période de transition qui fera de Lamartine ce qu’il est aujourd’hui, avec la création des classes artistiques.

Personnalités liées au lycéeModifier

ÉlèvesModifier

ProfesseursModifier

ActualitéModifier

L'établissement est à dominante littéraire, avec des spécialités artistiques. Le collège accueille une classe à horaires aménagés. Les élèves suivent des cours au collège le matin, et des cours au conservatoire (CRR) de Paris l'après-midi. L'enseignement se poursuit jusqu'au bac.

Le lycée propose des options Théâtre, Arts plastiques et Musique pour lesquelles il est réputé. Sa filière littéraire obtient chaque année autour de 90 % de réussite au baccalauréat.

On peut aussi noter la grande diversité des langues proposées. Anglais, allemand en LV1; anglais, allemand, espagnol, hébreu en LV2; espagnol en LV3; hébreu et danois en langues vivantes hors programmes. La présence de l'enseignement de l'hébreu s'explique par la proximité d'un quartier où résident de nombreuses personnes de confession juive (Cadet/rue Richer) dont les enfants fréquentent l'établissement.

La classe préparatoire forme aux concours d'entrée de l'École normale supérieure (Lyon et Ulm). Elle n'assure cependant que la première année (hypokhâgne).

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Philippe CACHAU : Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart (1711-1778), thèse d'histoire de l'art soutenue à Paris-I en 2004, t. II, p. 1130-1133.
  • Jeanne BONNARDOT : Un lycée de jeunes filles dans un vieil hôtel parisien, Paris, 1933.
  • A. FIERARD : Le lycée Lamartine, s.l.n.d.