Luzy

commune française du département de la Nièvre

Luzy
Luzy
La place du 8-mai-1945 à Luzy.
Blason de Luzy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Intercommunalité Communauté de communes Bazois Loire Morvan
Maire
Mandat
Jocelyne Guérin (PS)
2020-2026
Code postal 58170
Code commune 58149
Démographie
Gentilé Luzycois, Luzycoises
Population
municipale
1 980 hab. (2017 en diminution de 0,2 % par rapport à 2012)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 24″ nord, 3° 58′ 15″ est
Altitude Min. 252 m
Max. 512 m
Superficie 41,67 km2
Élections
Départementales Canton de Luzy
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-luzy.fr

Luzy est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Luzycois et les Luzycoises.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte de la Nièvre.

Luzy est un chef-lieu de canton du sud-est du département de la Nièvre, dans la partie sud du Morvan.

Communes limitrophes de Luzy
Millay Saint-Didier-sur-Arroux
(Saône-et-Loire)
Fléty   Thil-sur-Arroux
(Saône-et-Loire)
Charbonnat
(Saône-et-Loire)
Tazilly Marly-sous-Issy
(Saône-et-Loire)
Issy-l'Évêque
(Saône-et-Loire)
Cuzy
(Saône-et-Loire)

Lieux-dits et écartsModifier

Relief et géologieModifier

Luzy est situé sur une zone granitique dans une cuvette (vallée de l'alène). Les sols y sont relativement acides et peu profonds à dominante sableuse et siliceuse. Ils sont favorables à la pousse de l'herbe grâce au climat humide.

HydrographieModifier

La ville est traversée par la rivière Alène, affluent de l'Aron et sous-affluent de la Loire, qui s'élargit en un petit lac en raison d'un modeste barrage au niveau de la cité.

Voies de communication et transportsModifier

  • Service de transport scolaire en centre-bourg.
  • Service gratuit de transport de séniors en centre-bourg.
  • Train express régional reliant à Dijon et à Nevers (gare de Luzy).
  • Prise en charge à 70 % des courses en taxi pour les personnes à mobilité réduite ou en situation d’isolement pour des déplacements dans l’enceinte du canton.

ToponymieModifier

Selon les linguistes Albert Dauzat et Charles Rostaing, le nom de Luzy dériverait du nom d'homme latin Lausius auquel se serait ajouté le suffixe -acum[1],[2],[3]. Différentes origines lui ont également été attribuées : selon Antony Duvivier et l'abbé Baudiau, il faut décomposer le mot en deux parties : luz, mot gaulois signifiant étang ou marais, et zy, deux et selon Lucien Gueneau, il viendrait d'une pierre luzière (pierre sacrée), placée à l'endroit de l'actuelle église Saint-Pierre[3].

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Lausea au IVe siècle, Lausia vers 900, Luziacum en 936[4], Luzi en 1196, Luzeacum en 1269, Luzi en 1310 et Luzeium en 1333[5],[3].

HistoireModifier

Préhistoire et Antiquité à Luzy et ses environsModifier

Diverses apparitions préhistoriques sont visibles dans le canton de Luzy : deux bifaces de Neandertal sont découverts à Fléty et divers outils à Fléty, Millay, Poil et Savigny-Poil-Fol. Un menhir du néolithique datant d'environ 4 000 ans avant notre ère est trouvé à Chigy[6] (actuel Vallées de la Vanne) et deux haches en bronze à Luzy (environ −1 300)[7].

À l'oppidum du Mont Dosne (long de 400 mètres et large de 100 mètres), deux silex taillés sont trouvés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. On y retrouve aussi des traces de murs, de fossés et de belvédères. En -58, les Helvètes se battent contre Rome sur le Montmort de Millay. Après le siège d'Alésia en -52, le proconsul romain Jules César s'arrête à Bibracte pour écrire une partie de ses mémoires de guerres[8].

De multiples vestiges de l'époque gallo-romaine (monnaies, restes d'habitations, poteries, etc.) sont retrouvés à Luzy au début du XXe siècle ainsi que des clefs et une statuette à Plamont. En bronze coulé et de 7,2 centimètres de haut, elle représente un homme habillé avec un oiseau et une couronne dans ses bras. Découverte en 1904 puis donnée au Musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, il n'en subsiste qu'un moulage[8]. De nombreux piliers et stèles funéraires sont également découverts aux environs du Mont Beuvray, dont certains piliers en territoires luzycois[8],[9].

Période de l'Ancien RégimeModifier

Sous l'Ancien Régime, Luzy est divisée en deux paroisses : Luzy-Notre-Dame et Luzy-Saint-Pierre[10].

En 936, les territoires de Luzy (alors Luzacum) sont donnés à la paroisse Saint-Nazaire d'Autun[11]. Cependant, peu après l'an mil, Luzy redevient indépendant et appartient à la famille de Semur, dont le plus lointain ancêtre retrouvé étant baron de Luzy est Geoffroy III[12].

Durant le Bas Moyen Âge, des fortifications sont élevées autour de Luzy. Plusieurs siècles sont donnés pour la construction de ces protections : au XIVe siècle selon Jacques-François Baudiau en 1854 dans Le Morvand ou essai géographique, topographique et historique sur cette contrée et Amédée Julien (notamment auteur d'une carte représentant Luzy à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle) dans La Nièvre à travers le passé publié en 1883, ou au XVe siècle selon les Luzycois Auguste Tambour et Lucien Gueneau. Amédée Julien évoque des « fossés des six à huit mètres de profondeur, alimentés [à l'est] par les eaux »[13] du Grand étang du moulin. Pour Auguste Tambour, cette description est faussée : « Pour amener l'eau de l'étang dans les fossés creusés sous les murs du château, il aurait fallu établir un [...] aqueduc [qui] aurait dû avoir 300 mètres de long, huit mètres de profondeur au niveau de la mairie et au même endroit une largeur de douze à quinze mètres. Si ce canal avait existé, on en trouverait certainement des traces[14],[15]. »

En avril 1252, les seigneurs de Luzy Héloïse et Henri de Brancion accordent dans la Charte octroyée aux bourgeois de Luzy par le seigneur dudit lieu, Henri de Brancion et Héloïse, sa femme, l'abandon de leur condition de serf[16],[17]. La charte interdit aux seigneurs qui n'ont pas payé leurs créanciers dans le temps imparti d'en prendre un nouveau sans avoir remboursé la somme due, et aux agents du seigneur de saisir les animaux des bourgeois. Le cens de la Saint-Martin est abaissé pour les plus pauvres. La justice est réorganisée, les obligations militaires sont réduites et la protection des habitants est améliorée. Il est cependant à noter que cette charte ne concerne pas les Luzycois logés en dehors de la muraille, ainsi que plusieurs impôts[17].

Éloïse est la première Dame de Luzy après la fin de la branche des de Semur en 1257. Un des ses successeurs, Jean II ou III de Châteauvillain-Luzy, seigneur dès 1340 et † vers 1361/1367, fils et petit-fils des seigneurs luzycois Jean Ier-Ii et Guyot de Châteauvillain (son arrière-grand-père Jean Ier de Châteauvillain, père de Guyot, avait épousé Jeanne, dame de Semur-en-Brionnais, Luzy, Uchon et Bourbon-Lancy), est fait prisonnier par les Anglais à la bataille de Poitiers (1356). Il met alors en gage sa seigneurie pour 5 000 florins d'or auprès de son beau-frère Guy d'Autun de Dracy-le-Loup, en 1356. Il la rachète trois ans plus tard mais la vend 3 000 florins d'or[18] en 1361 à Marguerite, fille de Louis Ier de Poitiers. Le fils de cette dernière, Édouard II de Beaujeu, endetté, vend en 1394 Luzy à Guy de la Trémouille, son oncle, avant de la racheter un an après. Il l'échange en septembre 1397 avec Louis de Sancerre qui l'offre à son beau-frère Guichard Ier Dauphin de Jaligny. À la mort de Guichard en 1415 à Azincourt, le territoire luzycois est vendu à Bonne d'Artois († 1425 ; par ses deux alliances, successivement comtesse de Nevers puis duchesse de Bourgogne). Son fils aîné, Charles de Bourgogne, comte de Nevers, après la seigneurie de sa mère puis celle de Marie de Friencourt (en 1425, Bonne d'Artois avait légué Luzy à sa dame d'atours Marie de Friancourt), décide le 12 février 1442 que les comtes de Nevers seront également ceux de Luzy. Il unit par la même occasion la seigneurie luzycoise avec celle de Sémelay[12].

Une allusion à Luzy est faite dans le livre "Le dimanche de Bouvines" de Georges Duby : il y est spécifié que des tournois y étaient organisés entre les XIIe et XIIIe siècles, rassemblant de jeunes chevaliers en provenance de tout le royaume de France, et même d'Angleterre (où les tournois étaient alors interdits). La popularité de ces tournois situés hors des grandes villes s'explique par le regard alors très défavorable de l'Eglise à propos de ces pratiques qui réduisaient le nombre de croisés potentiels et allaient à l'encontre du principe de la "Paix de Dieu"[19].

En 1962, lors de travaux dans le centre-ville de Luzy est découvert un vase de terre contenant une centaine de pièces de monnaies frappées au nom du roi de France Charles VI, émises en 1389 et 1417, et du duc de Bourgogne Jean sans Peur, émises en 1419. Selon le groupe d'histoire locale de la commune dans Regards sur Luzy à travers les siècles en 2013, le vase aurait été caché en 1423, durant les troubles causés par le passage de bandes d'assassins et de pilleurs dans la commune[20].

Sous la RévolutionModifier

Après la Révolution française, en 1790-1791, deux communes sont créées sur le territoire de Luzy : Luzy-Ville et Luzy-Foraint. Elles sont rassemblées peu après[21], entre 1795 et 1800[22].

Le XIXe siècle et le Second EmpireModifier

À la fin des années 1840, alors que la France est de nouveau sous la République, les républicains sont peu nombreux à Luzy, comparé aux monarchistes et bonapartistes. Lors de l'élection présidentielle de 1848, Louis-Napoléon Bonaparte obtient la majorité absolue à Luzy avec 88 % des voix. Face à lui, le candidat des républicains modérés Eugène Cavaignac n'obtient que 6,67 % et celui de la gauche républicaine Alexandre Ledru-Rollin 4,16 %. Cependant, aux élections législatives de 1849 dans l'arrondissement de Château-Chinon (Ville), six politiques de la gauche républicaine sont élus, et un seul du parti de l'Ordre est élu dans la Nièvre, contrairement à la tendance nationale[23].

Le , le jour de l'élection, se retrouvent au Café français (rue du Commerce) l'instituteur et homme de lettres Antony Duvivier et le taillandier Gilbert Chandioux avec d'autres républicains. Ils y critiquent alors ouvertement le nouveau président de la République et le gouvernement au place. Leportier, maréchal des logis de la gendarmerie locale, en tient un rapport le soir même : il parle de « propos outrageants » de Duvivier, qui aurait traité Bonaparte de « crétin et de Jean-Foutre ». Duvivier est condamné devant le juge d'instruction de Château-Chinon (Ville) le à un mois de prison et 200 francs d'amende. Il se réfugie alors en Belgique. En , il est condamné à la déportation en Algérie. Il s'enfuit à Constantinople (Empire ottoman) et prend un poste d'enseignant dans un collège français. Il rentre en 1858[23],[24]. En , Gilbert Chandioux est dénoncé pour avoir proféré des menaces contre des notables, avoir chanté La Marseillaise et avoir crié « À bas les cagots ! » et « À bas les Blancs ! ». Après un procès bâclé, il est déporté en Algérie. Après quatorze mois d'exil, il est autorisé de rentrer chez lui, mais sous surveillance[23].

Après le coup d'État du 2 décembre 1851 proclamant le Second Empire, le maire Antoine Perrin, déjà élu en 1847, est désigné par l'Empire. Aux élections législatives de 1857, un candidat « officiel » est désigné par l'Empire pour Château-Chinon (Ville) : le comte Honoré-Joseph-Octave Le Peletier d'Aunay. Il fit face au républicain modéré de la Bédolière. Le commissaire Simon Dudragne, arrivé à Luzy l'année d'avant, est chargé de faire en sorte que Le Peletier d'Aunay obtienne le meilleur résultat possible et que l'opposition ne puisse pas mener à bien sa campagne électorale. De la Bédolière n'a pas le droit d'organiser des événements publics et ne peut publier son programme dans les journaux, qui sont contrôlés. Les grands propriétaires doivent également indiquer à leurs employés pour qui ils devront voter ; ils les accompagnent même le jour du vote. Ce jour-là, un seul bulletin est présenté : celui du candidat officiel. Le Peletier d'Aunay est élu à 97 % des voix, avec tout de même un taux d'abstention de plus de 40 %[24].

Selon la loi de sûreté générale de février 1858, qui permet aux autorités (par simple décision administrative) d'emprisonner et de déporter un ancien prisonnier politique pour des « faits graves ». Chandioux est donc accusé par Dudragne, d'avoir brûlé « dans le feu de sa forge, en dansant autour, les bulletins de M. le comte d'Aunay ». Il est de nouveau déporté en Algérie puis revient fin octobre de l'année suivante. Antony Duvivier, avec une autorisation de l'Empire, rentre en métropole dès août 1858 (comme 1 800 autres condamnés). Mais dès février 1859, il est traduit en justice pour des propos critiques envers l'Empereur, Jean-Baptiste Dupin et Jean-Baptiste Louis Gros, prononcés dans un café luzycois le 3 février. Il est finalement acquitté mais, Dudragne faisant appel, est rejugé à Bourges puis condamné à être lui aussi déporté en Algérie, où il reste un an avant de repartir pour Constantinople. Il y meurt en 1862 à l'âge de 48 ans[24].

Malgré cette victoire, Dudragne n'en a pas fini avec les républicains : il fait arrêter quelques jours après pour des « propos séditieux et offensants à l'égard de l'Empereur » treize Luzycois dont le cousin de Gilbert Chandioux, Wandelle, un boulanger. Mais le tribunal de Château-Chinon (Ville), comme pour Duvivier, relaxe les inculpés. Dudragne, après une demande des autorités municipales et des habitants, finit par devoir partir (il part à Prémery mais est finalement révoqué de son poste pour alcoolisme)[24].

La IIIe République et l'apogée des républicainsModifier

En 1892 — une vingtaine d'années après la création de la Troisième République —, les élections locales sont largement remportées principalement par des républicains, dont Jean Chandioux, fils de Gilbert, maire depuis 1885[25],[26] mais également conseiller général du canton de Luzy, puis député de l'arrondissement de Château-Chinon (Ville). Ainsi, le canton s'améliore, avec la création de bureaux de poste, d'écoles, de routes, de réseaux de chemins de fer[25]etc. La même année, les noms des rues, avenues et places de Luzy changent de noms, et perdent pour certains leurs consonances religieuses (rues de la Croix et Saint-Pierre, place de l'Église) pour des emblèmes républicains (rue de la Libre pensée, de la République, avenues de la Liberté, de l'Égalité et de la Fraternité), des philosophes (rues Denis Diderot, Jean-Jacques Rousseau et Voltaire), des politiques des trois Républiques (rues Duvivier, Kléber, Lamartine et Victor Hugo), avenues Carnot, Hoche et Marceau, cours Gambetta) ou encore à la guerre franco-allemande de 1870 (avenue Garibaldi, cour Chanzy)[27].

À Luzy, dès les années 1880, la laïcité est mise en place. On enlève les crucifix des différents hôpitaux et des tribunaux, et les sœurs hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus doivent quitter la ville dès 1891[25]. Le curé en fonction, Isidore Alexandre, supporte mal les transformations qui posent un problème à la pratique chrétienne : 14 % des luzycois vont à la messe du dimanche, dont 80 % de femmes[25],[28]. Lors de l'inventaire de l'église Saint-Pierre, le 19 janvier 1906, le curé n'est pas présent. L'intervention est donc reportée au 26. Ce jour-là, après sa déclaration de protestation, Alexandre laisse les hommes d'État rentrer, sans plus d'opposition. Mais dans le reste du canton, la tension est beaucoup plus forte : à Fléty, Sémelay, Poil, Rémilly, Lanty, Larochemillay (où on use de violence) et Millay les religieux refusent d'ouvrir les portes des bâtiments religieux. La mairie luzycoise, responsable du projet, doit faire venir de Nevers un serrurier et un commissaire de police, accompagnés de gendarme de la brigade de Luzy[25].

Lors des élections législatives françaises de 1906, Jean Chandioux remporte la majorité absolue dans les cinq cantons de l'arrondissement face au candidat catholique Geoffroy Saint-Hilaire (il se félicite d'avoir battu « l'hydre cléricale »). Il publie un arrêté municipal interdisant « les processions et autres manifestations d'un culte quelconque [...] sur le territoire de la commune ». La même année, le nouvel évêque de Nevers, François-Léon Gauthey, remplace Alexandre par Auguste Tambour. La désignation a lieu le 8 août et l'installation de Tambour le 2 septembre. Il doit également quitter le presbytère (devenu propriété communale) en décembre[25],[29]. Pour compenser des pertes financières, l'Église luzycoise met en place le « denier du culte » : une requête auprès des paroissiens. La première rapporte 3 950 francs[25]. Le curé Tambour refuse également les obsèques aux suicidés, aux hommes ayant vécu en concubinage et aux conseillers municipaux proches de Chandioux[27].

Dans les années 1910, les foires et les marches font la prospérité de la ville et des sources indispensables d'argent[30].

La Première Guerre mondiale à LuzyModifier

Deux cents réfugiés et évacués sont accueillis à Luzy en 1914, notamment par le Comité des femmes. La commune subventionne également beaucoup la Croix-Rouge[30].

L'Entre-deux-guerresModifier

À l'élection municipale de 1925, deux listes principales s'opposent : celle du centre et de la droite, dirigée par Philippe Thévenault (maire sortant) avec Pierre Davry et Jean Gacon (entrepreneur) face à celle du Cartel des gauches, dirigée par Émile Bramard (médecin), conseiller général du canton avec Jean Pauchard (quincaillier). Dès le premier tour, la liste du maire sortant est élue en totalité[31],[Note 1].

À l'élection suivante (mai 1929), la liste socialiste de Bramard (avec Pauchard et Louis Baroin) affronte l'Union républicaine (UR) de Thévenault, puis de Gaspard Deroche pour le second tour. Au premier, douze des treize conseillers élus sont socialistes et au second, les huit élus sont de l'UR[31].

En mai 1932, le projet de budget pour l'année suivante est rejeté par onze voix contre neuf. Lors de la réunion suivante, programmée au 14 juillet, l'opposition ne se présente pas. Le 14 août, c'est Bramard et neuf des conseillers de sa liste qui sont absents. La réunion déplacée de nouveau au 11 septembre, le projet est cette fois accepté grâce à la voix prépondérante du maire[31]. Un mois après, le 6 octobre, dix conseillers démissionnent en reprochant au maire une « autorité dictatoriale » et un « coup de force ».

Ainsi, des élections complémentaires sont organisés les 20 et 27 novembre 1932 pour désigner qui seront les onze nouveaux conseillers remplaçant les dix démissionnaires et un mort. Le premier tour amène à la victoire de l'UR, qui remporte dix places. Elles sont reprises par les démissionnaires. Au second tour, c'est Lazare Pagnier, candidat socialiste, qui est élu, amenant la majorité à Bramard. En 1935, les socialistes remportent l'élection dès le premier tour, et Bramard est réélu maire[31].

La Seconde Guerre mondiale en territoire luzycoisModifier

De l'après-guerre à nos joursModifier

Politique et administrationModifier

Liste des seigneurs et Dames de LuzyModifier

Branche des de SemurModifier

  • Geoffroy III
  • ?-1088 : Geoffroy IV, baron de Semur, frère de St-Hugues
  • 1088-1128 : Geoffroy V, baron de Luzy (marié avec Mathilde de Luzy)
  • 1128-1147 : Geoffroy VI
  • Pierre, baron de Luzy
  • v. 1150-1162 : Dalmace II, frère de Pierre (marié avec Radegonde de Bourbon-Lancy)
  • 1162-1218 : Simon Ier
  • 1219-1226 : Dalmas III, fils de Simon Ier (marié avec Béatrice de Vignory)
  • 1226-1246/7 : Simon II, fils de Dalmas III
  • 1247-1257 : Henri de Semur, fils de Simon Ier

Branche des de Châteauvillain et des de LuzyModifier

  • 1257-1262 : Héloïse, sœur d'Henri (mariée avec Henri de Brancion)
  • 1262-1284 : Jean Ier de Châteauvillain, gendre de Simon Ier (marié avec Jeanne)
  • 1284-1288 : Guyot/Guy de Châteauvillain, fils de Jean Ier
  • 1292-1300 : Robert, dauphin d'Auvergne (époux de la veuve de Guy)
  • 1300-1339 : Jean II de Châteauvillain, fils de Guy de Châteauvillain (marié avec Isabelle de Torote puis avec Catherine de Beaujeu)
  • 1340-1356 : Jean III de Châteauvillain, fils de Jean II (marié avec Marie de Chastillon puis avec Alix de Thianges). Met en gage sa succession pour payer la rançon de sa capture à la bataille de Poitiers par les Anglais.
  • 1356-1360 : Guy d'Autun, beau-frère de Jean III, seigneur de fait
  • 1360-1361 : Jean III de Châteauvillain. Rachète ses biens puis, endetté, les vend.

Multiples ventes et donsModifier

  • 1361-1394 : Marguerite de Poitiers
  • 1394 : Édouard de Beaujeu, fis de Marguerite. Endetté, vend Luzy.
  • 1394-1395 : Guy de la Trémouille, oncle d'Édouard
  • 1395-1397 : Édouard de Beaujeu. Rachète son domaine puis l'échange avec Louis de Sancerre.
  • 1397-1418 : Guichard, dauphin d'Auvergne, gendre de Louis de Sancerre. À sa mort, la seigneurie est vendue.
  • 1418-1425 : Bonne d'Artois. Elle lègue finalement Luzy.
  • 1425-1442 : Marie de Friencourt

À la mort de Marie de Friencourt, Charles de Bourgogne, fils de Bonne d'Artois et Philippe de Bourgogne, décide que les seigneurs de Nevers seront également ceux de Luzy[12].

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].

En 2017, la commune comptait 1 980 habitants[Note 2], en diminution de 0,2 % par rapport à 2012 (Nièvre : -4,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7551 7741 8902 0812 1152 1332 2732 3872 369
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2742 3122 6542 5192 6683 1993 2473 2113 321
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 3453 4463 4852 9492 7432 7242 6632 5152 285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 4752 5982 6392 7462 4222 2342 0772 0061 981
2017 - - - - - - - -
1 980--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35]. |recens-prem=2005 |nombre=.)
Histogramme de l'évolution démographique

Le recensement de 1795 ne concerne que l'ancienne commune Luzy-Ville (755 habitants) et non Luzy-Foraint (660 habitants[22]). Le total de ces recensements donne une population de 1 315 luzycois répartis sur le territoire de l'actuelle commune.

SantéModifier

Luzy possède une maison de santé (108 lits) avec un centre de convalescence, centre Croix-Rouge. Elle possède aussi deux cabinets de médecine généraliste, cinq cabinets de médecine spécialiste (dentaire, ostéopathe, kinésithérapeuthe, orthophoniste, podologue), deux pharmacies, un opticien, un service de transport des malades, et un service d’infirmières et aides soignantes.

EnseignementModifier

Luzy possède un complexe d'enseignement constitué d'une école maternelle et d'une école primaire ainsi qu'un collège avec internat, nommé Antony-Duvivier.

AssociationsModifier

On trouve 100 associations en activité, soutenues par la mairie[réf. nécessaire].

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Civils
Religieux

Château des baronsModifier

La première apparition du château des seigneurs des Luzy, dit « château des barons », remonte en 1088, où « le moulin près de l'étang du château de Luzy » est donné par Geoffroy de Semur aux religieuses de Marcigny. D'une surface triangulaire, son aire est de 8 800 m2 environ et sa longueur des côtés est de 172 mètres maximum. Le donjon, dont son toit conique est restauré en 2001, possède des murs de deux mètres d'épaisseur[39].

Le puits du château est utilisé jusqu'en 1954 et l'installation du réseau d'eau potable. Une tour carrée est également disposée dans l'enceinte du château et servait à l'administration judiciaire de la baronnerie[Quoi ?]. Elle disparaît à la Révolution ou peu après (dans une carte de la ville dessinée par Amédée Jullien en 1883, la tour n'est pas présente)[39].

Tour carréeModifier

La tour carrée, érigée dans les années 1870 par Auguste Coujard de Lacheize[Note 3], est une tour horloge située dans le centre-ville de la commune et n'ayant existé qu'une trentaine d'années. Disposée sur un plan de 4 mètres de côté, elle est éclairée par trois longues baies. Les quatre cadrans, placés sur le dernier étage du bâtiment, sont composés d'un cadran blanc émaillé de plus de 80 centimètres de diamètre, et sont également surmontés chacun de trois baies, celles-ci ne servant pas à laisser passer la lumière, mais permettaient que le son des cloches soient entendu de loin. L'horloge, quant à elle, devait être remontée tous les huit jours[40].

Les horloges ne marchent plus dès 1887, et la propriétaire, Mme Bertholomey, née Coujard de Laverchère, héritière d'Auguste Coujard de Lacheize (mort en 1882), ne s'en occupe pas[Note 4]. Dès l'acquisition de la tour par Marie-Camille Coujard de Laverchère en 1900, après le décès de sa tante, l'horloge est démontée et le mécanisme, avec un cadran, est vendu au curé de Tazilly Régnier[41], pour le prix de 100 francs. La tour est rachetée pour 200 francs par l'huissier communal, Louis Prétet, en 1906. Le prochain propriétaire la fera démolir pour la construction d'une remise[40],[42].

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
« De sable au chevron d'argent accompagné de trois étoiles d'or. »

Personnalités liées à la communeModifier

Nées à LuzyModifier

Actives à LuzyModifier

  • Arthur Young (1741-1820) : voyageur et agriculteur britannique, il s'arrête à Luzy et y écrit une partie de son ouvrage Voyages en France en 1787, 1788 et 1789[44].
  • Henri Dollet (1895-1944) : médecin et maire de Luzy, résistant fusillé[45], fait Chevalier de Légion d'honneur.
  • Daniel Benoist (1908-2004) : médecin maire de Luzy, conseiller général de son canton, député et sénateur.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Lucien Gueneau, Un chapitre de l'histoire de Luzy,
    Réédité sous le titre L'Histoire de Luzy en 2006 à Paris aux éditions Res Universis, coll. « Monographies des villes et villages de France » (ISBN 2-8776-0356-3), puis en 2014.
  • Lucien Gueneau, Causerie à mes concitoyens, distribution des Prix des Écoles communales de Luzy,
  • Lucien Gueneau, Luzy, nos médecins,
  • Lucien Gueneau, Deux pièces pour servir à l'histoire de Luzy
  • A. Desforges, « Les gravures et sculptures sur rochers du mont Dosne (Luzy, Nièvre) », Bulletin de la Société préhistorique française, t. 14, no 2,‎ , p. 88-94 (lire en ligne)
  • Abbé Auguste Tambour, Histoire de Luzy de la Révolution au début du XXe siècle, Paris, Le Livre d'Histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France » (ISBN 978-2-84373-958-3 et 2-84373-958-6, notice BnF no FRBNF40966381)
    Fac-similé réunissant les titres Luzy au temps de la Révolution, 1789-1802 (1937), Anecdotes sur Luzy au XIXe siècle (1945), Petite histoire au début du XXe siècle (1947) et Luzy pendant l'Occupation (1946).
  • Auguste Tambour, Quelques pages sur Luzy à travers les siècles, Nevers,
  • Auguste Tambour, Notice sur l'hospice de Luzy
  • H. Coqblin, « Les blocs rocheux de l'oppidum du mont Dosne à Luzy (Nièvre) », Revue archéologique de l'Est et du Centre-Est, t. 12, no 2,‎ , p. 45 à 51
  • Roger Billaud, Luzy en cartes postales anciennes, Luzy, auto-édition,
  • A. Blondon, Luzy le  : sortie annuelle de la Caisse départementale des monuments et des sites de la Nièvre, Nevers, Camosine,
  • Bulletins du groupe d'histoire locale de Luzy (Nièvre), 1998 à 2014, quinze numéros
  • Jean-Pierre Mordier (dir.), Jean Arnoux, Jean Millot, Jacques Charmant, Andrée Forneret et Sabine Nivot, Regards sur Luzy à travers les siècles : sur les traces du passé luzycois de la préhistoire à nos jours, Luzy, auto-édition, , 350 p. (ISBN 978-2-7466-5843-1)
    Réédité en 2020.

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Il faut également noter que de nombreux tracts injurieux sont distribués contre Bramard et son équipe, qui contait comme principaux ennemis le député Xavier Vallat et le curé luzycois Auguste Tambour (leader de l'Union catholique, organisation conservatrice).
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  3. Coujard de Lacheize achète le terrain (200 m2) en septembre 1871 devant le notaire de Luzy, Me Caillet, à Mme Poiseau.
  4. Le maire de l'époque, Jean Chandioux, écrit en février 1897 à la propriétaire : « Madame,
    Vous possédez une horloge située sur le point culminant du pays et que le public ne peut se dispenser de voir. Cette horloge ne fonctionne plus depuis un certain temps et les aiguilles restent constamment à la même heure ; il en pourrait résulter des erreurs que commettraient facilement des voyageurs.
    Je vous prie donc de faire fonctionner votre horloge ou d'enlever les cadrans et les aiguilles. Au cas où il vous plairait cependant que la commune prenne à sa charge le fonctionnement de cette horloge, je serais à votre disposition pour soumettre la question au conseil municipal.
    Croyez en attendant, Madame, à l'assurance de mes sentiments distingués. »
    Il ne reste aucune trace d'une possible réponse.

RéférencesModifier

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Albert Dauzat et Charles Rostaing, Librairie Guénégaud, 1989.
  2. Dictionnaire étymologique des noms de communes de la Nièvre, Albert Dauzat et Charles Rostaing, 1987.
  3. a b et c Mordier et al., Jean Arnoux, L'Installation humaine à Luzy, p. 22-24.
  4. Gueneau 1984, p. 99.
  5. Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, Georges de Soultrait, 1865.
  6. Jean Arnoux, « Le Menhir de Chigy, à Tazilly (Nièvre) », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 2,‎ , p. 1-7.
  7. Mordier et al., Jean Arnoux, De la préhistoire à l'âge des métaux, l'importance du néolithique, p. 13-16.
  8. a b et c Mordier et al., Jean Arnoux, Des Gaulois aux Gallos-Romains, p. 17-21.
  9. Jean Arnoux, « D'étranges blocs de granits travaillés rencontrés dans les environs du Beuvray », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 13,‎ , p. 1-4.
  10. a et b Mordier et al., Jean-Pierre Mordier, L'Église Notre-Dame de Luzy, église et lieu de sépulture, p. 48-51.
  11. Gueneau 1884, Chapitre III, « Luzy donné en 936 à l'église Saint-Nazaire d'Autun. - Création de l'archiprêtré et de la barronnerie. - Conférence de 1150 et 1159 au monastère Saint-André ».
  12. a b et c Mordier et al., Jean Arnoux, Les Seigneurs de Luzy, p. 35-37..
  13. Amédée Julien, La Nièvre à travers le passé, Nevers, .
  14. Tambour 1939, « Pour amener l'eau de l'étang dans les fossés creusés sous les murs du château... ».
  15. a et b Mordier et al., Jean-Pierre Mordier, Luzy, ville fortifiée, entre fiction et réalité, p. 42-47.
  16. Gueneau 1884, chapitre « Nos barons. - Les de Luzy. - Les de Semur. », p. 34-42.
  17. a et b Mordier et al., Jean-Pierre Mordier, Avril 1252 : Luzy s'affranchit de la domination seigneuriale, p. 31-34.
  18. Gueneau 1884, p. 127.
  19. Georges Duby, Le dimanche de Bouvines : 27 juillet 1214, collection Folio Histoire, édition Gallimard, , 373 p. (ISBN 978-2-07-032295-4), page 151
  20. Mordier et al., Jean Arnoux, Les Traces de la Guerre de cent ans, p. 38-41.
  21. Jean Arnoux, « Les Maires de Luzy 1re partie : des origines à 1818 », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 1,‎ , p. 17-22.
  22. a et b « Forains-de-Luzy », sur Cassini-EHESS (consulté le 8 mai 2017).
  23. a b et c Mordier et al., Jean-Pierre Mordier, À Luzy sous la IIe République, deux républicains arrêtés, emprisonnées et déportés, p. 142-146.
  24. a b c et d Mordier et al., Jean-Pierre Mordier, Le Second Empire à Luzy, la démocratie confisquée, p. 147-151.
  25. a b c d e f g et h Mordier et al., Jean-Pierre Mordier, La Sépraration de l'Église et de l'État, une épreuve pour Luzy et son canton, p. 152-157.
  26. Mordier et al., Jean Arnoux, Les Maires de Luzy, p. 106-109.
  27. a et b Mordier et al., Jean-Pierre Mordier, Clériscalisme et anticléricalisme à Luzy au début du XXe siècle, p. 158-161.
  28. Lliane Pinard, Les Mentalités religieuses au Morvan au XIXe siècle (1830-1914), Château-Chinon/Dijon, Académie du Morvan, , 627 p. (ISBN 2-9509271-1-4).
  29. Tambour 1937-1946, Dans Petite histoire de Luzy au début du XXe siècle, Tambour retranscrit la lettre de Jean Chandioux qui lui fut remise le 13 décembre :

    « Monsieur
    Puisque vous renoncez aux privilèges et aux avantages que vous conférait la loi du 9 décembre 1905, vous avez du prendre vos mesures pour abandonnerle presbytère, propriété communale que vous habitez.
    Je vous prie en conséquence de me faire connaître quel jour vous quitterez cette propriété »

    .
  30. a et b Liliane Pinard, Le Morvan pendant la Première Guerre mondiale, Académie du Morvan, , 56 p., chap. 61, p. 36, bulletin no 61, chapitre « Quatre communes morvandelles dans la guerre ».
  31. a b c et d Mordier et al., Jean-Pierre Mordier, Les Années « trente » à Luzy, une vie politique agitée, p. 162-166.
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  36. « Église Saint-Pierre », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale tourisme et loisirs, 2013.
  38. « Ancienne église paroissiale Notre-Dame », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. a et b Mordier et al., Jean Arnoux, Le Château des barons, un lieu de pouvoir civil et militaire, p. 26-30.
  40. a et b Mordier et al., Andrée Forneret, La Tour carrée, une existence éphémère, p. 288.
  41. « Au sujet de l'horloge de la tour carrée de Luzy », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 2,‎ , p. 29.
  42. Andrée Forneret, « Histoire de la tour carrée qui dominait Luzy », Bulletin du groupe d'histoire locale de Luzy, no 1,‎ , p. 23-25.
  43. « Bienheureux Martyrs de 1792 », sur martyrsde1792.com (consulté le 21 juin 2019)
  44. Mordier et al., Jean-Pierre Mordier, L'entrée des Luzycois dans la Révolution, 1789-1790, p. 67-71.
  45. Archives historiques de la SNCF au Mans : CXXV.8 118LM110/2, dossier no 383.