Lutte révolutionnaire

Lutte révolutionnaire
Επαναστατικός Αγώνας
ΕΑ
Idéologie Extrême gauche
Objectifs protection des droits des travailleurs, gestion politique locale venant du bas et de l'intérieur, autorités protégeant les travailleurs et l'économie locale
Fondation
Date de formation 2003
Pays d'origine Drapeau de la Grèce Grèce
Actions
Mode opératoire Attentat à la bombe, attaque à la roquette, mitraillage, sans victimes et avec revendications qui expliquent dans des textes suffisamment longs les conditions politiques qui ont bercé chaque attaque.
Victimes (morts, blessés) 6 blessés
Zone d'opération Drapeau de la Grèce Grèce
Période d'activité 2003-
Organisation
Groupe relié Organisation révolutionnaire du 17-Novembre
Répression
Nombre de prisonniers 3[1]
Considéré comme terroriste par États-Unis, Canada

Lutte révolutionnaire (en grec moderne : Επαναστατικός Αγώνας, Epanastatikós Agónas) est un groupe armé d’extrême gauche grec, connu pour ses attentats contre des bâtiments officiels grecs et contre l'ambassade des États-Unis à Athènes. Ce groupe est largement considéré comme un groupe terroriste à la fois par le gouvernement grec et par les médias.[réf. nécessaire] L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis[2], du Canada[3] et l'était entre 2007 et 2009 sur celle de l'Union européenne[4] mais n'apparait plus en 2010[5]

Lutte révolutionnaire commence à faire parler de lui en 2003 avec un attentat contre un complexe judiciaire à Athènes, suivi d'un attentat contre le ministère du travail grec et des bus de la police[6]. Le 22 décembre 2005, le groupe fait publier un manifeste dans le magazine satirique To Pontiki dans lequel il exprime ses vues révolutionnaires, antimondialistes et anti-américaines. En janvier 2007, un appel anonyme revendique l'attaque à la roquette contre l'ambassade américaine du 12 janvier. Les autorités grecques décrivent alors le groupe comme une branche de l'Organisation révolutionnaire du 17-Novembre.

Le 10 mars 2010, Lambros Foundas membre de Lutte révolutionnaire, a été tué par la police alors qu’il réquisitionnait une voiture dans le cadre des préparatifs à une action de l’organisation.

Le 3 avril 2013 le procès de l’organisation Lutte révolutionnaire se termine par des sentences très lourdes :

- Les trois militants qui se revendiquaient membres de Lutte Révolutionnaire : Nikos Maziotis (en fuite) 50 ans de prison ; Pola Roupa (égalemement en fuite), 50 ans et 6 mois ; Kosta Gournas (emprisonné à l’audience) : 50 ans et six mois.

- Deux autres anarchistes accusés dans la même affaire mais qui niaient être membre de l’organisation ont été condamnés : Stathopoulos à 7 ans et 6 mois et Kortessis à 7 ans. Trois autres, S. Nikitopoulos, K. Katsenos, et Mari Beraha (la femme de Kostas) ont été acquités.

Le 17 juillet 2014, à Athènes la police arrête, après une fusillade, Maziotis et sa femme Panayiota, en fuite depuis 2012. Le fugitif aurait lancé une grenade défensive, il y a deux blessés légers (2 touristes), et le fugitif est lui plus sérieusement touché par les tirs des policiers. Selon le site Secours rouge : "Nikos Maziotis aurait été suivi par la police dans un magasin, l’alarme a été déclenchée, Nikos a pu s’enfuir à bord d’un taxi, il en est sorti en plein quartier touristique (Monastiráki) et la fusillade a commencé. Aussitôt que la présence de Nikos a été signalée, des agents de la police militaire, police anti-émeute ( appellation grecque MAT ), police anti-terroriste, brigades DELTA ( police motorisée ) et autres ont été déployés massivement dans le quartier. Finalement, après une demi-heure, Nikos a été blessé gravement à l’épaule et a été laissé plusieurs minutes sur le sol à perdre du sang avant d’être transféré à l’hopital où il a directement subi une opération chirurgicale."

Le 10 mai 2019 la décision de la cour d’appel concernant Nikos Maziotis dans l’affaire de l’attaque à l’explosif contre la Banque de Grèce et le FMI revendiquée par Lutte Révolutionnaire a réduit la peine de prison à vie en 25 ans de réclusion. (source Secours Rouge)

Selon des informations publiées sur Indymedia Athènes les " anarchistes Giannis Michailidis, Konstantina Athanasopoulou, ainsi qu’une femme non identifiée, ont été interpelle(e)s 29 janvier 2020 mercredi dans une voiture peut-être volée, à Agia Paraskevi, dans la banlieue d’Athènes. La police antiterroriste affirme avoir trouvé dans le véhicule un fusil Kalachnikov, une mitraillette, une arme de poing, des plaques d’immatriculation volées et d’autres objets."

Giannis Michailidis s'était évadé de la colonie agricole et pénitentiaire de Tyrintha en juin 2019. Il avait été arrêté en février 2013, pour le double braquage qui avait eu lieu à Velventos. Il purgeait également une peine de 15 ans pour un échange de tirs avec la police en mai 2011 à Pefki (banlieue nord-est d’Athènes) ; Konstantina Athanasopoulo, elle aussi en cavale après le non respect de son contrôle judiciaire (suite à sa libération sous caution). Elle avait été arrêtée le 5 janvier 2017, avec Pola Roupa. Elle a déclaré être membre de Lutte Révolutionnaire.


Attentats revendiqués par Lutte révolutionnaireModifier

  •  : attentat à la bombe contre les tribunaux d’Athènes, 1 blessé.
  •  : attentat à la bombe contre un commissariat de police à Athènes.
  •  : attentat à la bombe contre des cars de police.
  •  : attentat contre le Ministère grec du travail[7].
  •  : attentat à la bombe contre le bâtiment du Ministère grec du travail.
  •  : attentat à la bombe contre le ministère grec des finances, 3 blessés.
  •  : tentative d'assassinat contre Georgios Voulgarakis, ministre de la culture et ancien ministre de l'ordre public.
  •  : attaque à la roquette contre l'Ambassade américaine à Athènes.
  •  : tirs de fusil HK MP5 contre un poste de police dans le quartier de Néa Ionía, à Athènes.
  •  : tentative d'attentat à la bombe contre les bureaux grecs du groupe pétrolier Royal Dutch Shell à Athènes.
  •  : attentat contre le bureau de l'Agence France-Presse à Athènes.
  •  : tirs de Kalachnikov contre un bus de la police devant l’Université polytechnique.
  •  : tirs de Kalachnikov contre un groupe de policiers à Athènes : un policier est gravement blessé.
  •  : tentative d'attentat devant un Citibank à Kephissia (Athènes) : une voiture bourrée de 60 kg de nitrate d'ammonium, capable de détruire l'immeuble de quatre étages devant lequel elle est garée est détruite préventivement par la police. La bombe n'a pas explosé car le montage électrique était défectueux.
  •  : attentat à la bombe (dégâts matériels importants) contre une agence Citibank à Filothei (Athènes).
  •  : attentat à la bombe contre une branche d'Eurobank dans la banlieue d'Athènes.
  •  : attaque au cocktail Molotov contre un bureau de district d'impôt de Ambelokipi à Athènes, attribué à Lutte révolutionnaire.
  •  : attentat à la bombe contre un McDonald's à Athènes district Ambelokipi importants dégâts, attribué à Lutte révolutionnaire.
  •  : attentat à la bombe contre la Bourse d'Athènes, 1 blessé[8].
  •  : après deux alertes téléphoniques aux médias – une voiture remplie de 75 kg d’explosifs a explosé devant un bureau de la Banque de Grèce, situé rue Amerikis à Athènes.

Liens externesModifier

NotesModifier