Lus-la-Croix-Haute

commune française du département de la Drôme

Lus-la-Croix-Haute
Lus-la-Croix-Haute
Hôtel de ville de Lus-la-Croix-Haute.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Laurent Bernard
2020-2026
Code postal 26620
Code commune 26168
Démographie
Gentilé Lussois, Lussoises
Population
municipale
549 hab. (2017 en augmentation de 5,17 % par rapport à 2012)
Densité 6,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 59″ nord, 5° 42′ 23″ est
Altitude Min. 971 m
Max. 2 454 m
Superficie 87,20 km2
Élections
Départementales Canton du Diois
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Lus-la-Croix-Haute

Lus-la-Croix-Haute est une commune française située dans le département de la Drôme (en Dauphiné) en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

Lus-la-Croix-Haute est la commune la plus vaste du département de la Drôme, s'étalant sur 87,2 km2.

LocalisationModifier

La commune est située entre le massif du Dévoluy à l'est, le Trièves au nord et le Diois à l'ouest. Elle est à mi-chemin entre Clelles et Aspres-sur-Buëch. Elle est mitoyenne des départements de l'Isère et des Hautes-Alpes.

Géologie et reliefModifier

Altitude : le bassin de Lus est à 1 000 m environ). Le rocher rond est à 2 453 m ; c'est le point culminant de la Drôme)[réf. nécessaire].

La « Discordance anté-Sénonienne de Dévoluy » est un site géologique remarquable de 276,91 hectares, qui se trouve sur les communes de Lus-la-Croix-Haute (aux lieux-dits de La Jarjatte et Crête des Aiguilles) et de Tréminis. En 2014, elle est classée « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1].

HydrographieModifier

Le Buëch a sa source sur la commune, au vallon de la Jarjatte (ou Jargeatte).

ClimatModifier

Le col de la Croix-Haute, à la limite nord de la commune, est la limite climatique entre Alpes du Nord et Alpes du Sud[réf. nécessaire].

Voies de communication et transportsModifier

Le col de la Croix-Haute est le point de passage de la route nationale 75 qui relie Marseille à Grenoble.

La commune est dotée d'une gare ferroviaire sur la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) desservie par les TER de la relation Grenoble - Gap.

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Hameaux et lieux-ditsModifier

La commune compte 24 hameaux dont la Caire, les Corréardes, le Trabuech, le Mas Rebuffat, le Mas Bourget, la Jarjatte, les Morlières, les Lussettes, le Moulin de l'Ours, les Fauries et les Miellons.

ToponymieModifier

Luns e la Crotz Nauta ou Lus-la Crous-Aut en provençal[réf. nécessaire].

AttestationsModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[2] :

  • 1022 : Territorium quod nominantur Lunis, in comitatu Diense (cartulaire de Cluny, 3771).
  • 1140 : mention de la vallée ou du mandement : Vallis Lunis (cartulaire de Durbon).
  • 1201 : Luns (cartulaire de Durbon).
  • 1205 : mention de la vallée ou du mandement : Vallis de Lus (cartulaire de Durbon).
  • 1224 : Castrum de Lunis (cartulaire de Die, 33).
  • 1245 : mention du prieuré : Prior de Lus (cartulaire de Durbon).
  • 1272 : mention de l'église Saint-Étienne : Ecclesia Sancti Stephani de Luns (cartulaire de Durbon).
  • 1303 : Homines de Lunnis (cartulaire de Durbon).
  • 1304 : mention de la vallée ou du mandement : Territorium et mandamentum de Lunis (cartulaire de Durbon).
  • 1324 : mention de la paroisse : Parrochia de Lunis (cartulaire de Durbon).
  • (non daté) : mention de la paroisse : Capella de Lunis (pouillé de Die).
  • XIVe siècle : mention du prieuré : Prioratus de Lunis (pouillé de Die).
  • 1509 : mention de l'église Saint-Étienne : Ecclesia parrochialis Sancti Stephani de Lunis (visites épiscopales).
  • 1516 : mention de la paroisse : Cura de Lunis (pouillé de Die).
  • 1644 : Luz (visites épiscopales).
  • 1788 : Lus (Alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Lus-la-Croix-Haute, commune du canton de Châtillon-en-Diois.

ÉtymologieModifier

HistoireModifier

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

Vers l'an mil, Lus-la-Croix-Haute appartenait à la seigneurie de Trièves, qui était la propriété des anciens comtes de Diois[réf. nécessaire].

La seigneurie[2] :

  • Au point de vue féodal, Lus-la-Croix-Haute était une terre du patrimoine des anciens comtes de Diois (puis des évêques de Die[3]).
  • 1297 : une partie appartient aux Artaud.
  • 1344 : une partie appartient aux Montauban.
  • La totalité est acquise par Guillaume de Poitiers, seigneur de Barry.
  • 1464 : confisquée et donnée à François d'Eurre, favoris du roi Louis XI. En 1475, François se qualifie baron de Lus.
  • Fin XVIe siècle : la terre appartient aux Armand.
  • Passe (par mariage) aux Arbalestier.
  • Milieu XVIIIe siècle : recouvrée par les Armand.
  • 1780 : passe aux Jarente, derniers seigneurs.

Présence d'un péage (supprimé au XVIIIe siècle)[3].

Les évêques de Die jouèrent un rôle considérable dans l'histoire de la région. Parmi leurs vassaux les plus importants était la famille Odde de Bonniot, co-seigneurs dans le Vercors, famille chevaleresque originaire de Lus-la-Croix-Haute et de ses environs qui s'est déplacée dans le Vivarais, à Orange, dans le Velay et pendant les guerres de religion aux Pays-Bas[réf. nécessaire].

Avant 1790, Lus-la-Croix-Haute était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die, formant une paroisse du diocèse de Die dont l'église, sous le vocable de Saint-Étienne, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Ruf dont le titulaire avait la collation de la cure et les dîmes[2].

La vallée ou mandement de Lus-la-Croix-Haute correspondait à la commune de ce nom[2].

De la Révolution à nos joursModifier

En 1790, Lus-la-Croix-Haute devint le chef-lieu d'un canton du district de Die, comprenant les municipalités de Bonneval, Boulc, Creyers, Glandage, Lus-la-Croix-Haute et Ravel. La réorganisation de l'an VIII en a fait une simple commune du canton de Châtillon-en-Diois[2].

En 1848 fut planté un peuplier noir d'Italie comme arbre de la Liberté. Il est toujours là[4].

Politique et administrationModifier

Tendance politique et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1987 mars 2001 M Parron SE  
mars 2001 avril 2008 Alain Matheron PS Enseignant
Conseiller général
avril 2008 2014 Ginette Giovanella    
2014 En cours
(au 30 octobre 2014)
Alain Matheron[5] PS  

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Politique environnementaleModifier

Finances localesModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2017, la commune comptait 549 habitants[Note 1], en augmentation de 5,17 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5181 7591 5641 7101 7451 8381 6371 7111 639
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4491 5561 5461 5031 7211 5501 4841 3521 258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1741 1371 075931851743719705600
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
573487479412428437466517549
2017 - - - - - - - -
549--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Fête votive : en juillet[3].
  • Fête : premier dimanche d'août[3].

LoisirsModifier

SantéModifier

Services et équipementsModifier

  • Météorologie nationale[3].

SportsModifier

MédiasModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : bois (sapin), pâturages, élevage[3].

  • Foire : premier week-end de septembre[3].

TourismeModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Château ruiné aux Corréardes[3].
  • Château ruiné du Pignier[3].
  • Tour de Grisail[réf. nécessaire].
  • Fours banaux[réf. nécessaire].
  • Chapelle des Templiers (d'origine XIIe siècle) au hameau de Toussière[3].
  • Église (en partie du XIIIe siècle)[3].
  • Église des Lussettes[3].
  • Chapelle du XVIIIe siècle (vierge du XVIIe siècle) au hameau de la Jargeatte[3].
  • Maisons avec voûtes intérieures[3].
  • Fontaines[réf. nécessaire].

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

  • Environnement forestier de haute montagne[3].
  • Forêt communale (sapins, hêtres, pins noirs, mélèzes)[3].
  • Grottes[3].
  • Vallon de la Jargeatte (site inscrit) : sa flore alpine[3] et sa magnifique cascade de Mougious[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Laurent de Troïl, dessinateur graveur, petit-fils de Charles Ménassier, combattant des deux guerres, résistant, famille installée depuis 1785 dans la commune.
  • Mathéo Jacquemoud, champion en ski-alpinisme, né le dans la commune.

Héraldique, logotype et deviseModifier

Lus-la-Croix-Haute possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 200
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v et w Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Lus-la-Croix-Haute
  4. http://krapooarboricole.wordpress.com/2011/09/29/peuplier-de-la-liberte-lus-la-croix-haute-drome/
  5. Lus-la-Croix-Haute sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 30 octobre 2014).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.