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Lurais

commune française du département de l'Indre

Lurais
Lurais
La mairie en 2011.
Image illustrative de l’article Lurais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Le Blanc
Canton Le Blanc
Intercommunalité Communauté de communes Brenne - Val de Creuse
Maire
Mandat
Alain Jacquet
2014-2020
Code postal 36220
Code commune 36104
Démographie
Gentilé Luraisiens
Population
municipale
248 hab. (2016 en augmentation de 7,83 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 19″ nord, 0° 57′ 05″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 134 m
Superficie 13,61 km2
Localisation

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Lurais
Liens
Site web communedelurais.com

Lurais est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située dans l'ouest[1] du département, à la limite avec le département de la Vienne. Elle est située dans la région naturelle du Boischaut Nord, au sein du parc naturel régional de la Brenne.

Les communes limitrophes[1] sont : Preuilly-la-Ville (2 km), Tournon-Saint-Martin (3 km), Fontgombault (4 km), Angles-sur-l'Anglin (5 km), Néons-sur-Creuse (5 km), Mérigny (8 km) et Saint-Pierre-de-Maillé (9 km).

Les communes chefs-lieux[1] et préfectorales sont : Le Blanc (11 km), Châteauroux (58 km), La Châtre (80 km) et Issoudun (83 km).

Localisation de la commune de Lurais

Hameaux et lieux-ditsModifier

Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : les Martinières, Fournioux et la Périnnerie[2].

Géologie et hydrographieModifier

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Le territoire communal est arrosé par les rivières Creuse[2] et Anglin[2].

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ClimatModifier

Normales et records pour la période 1981-2010 à la station météorologique de Châteauroux - Déols
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 1,3 3,5 5,3 9,2 12,4 14,4 14,3 11,2 8,5 4,1 1,8 7,3
Température moyenne (°C) 4,2 4,9 8 10,4 14,4 17,8 20,2 20 16,6 12,8 7,5 4,7 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,6 12,6 15,5 19,6 23,1 26 25,6 21,9 17,1 11 7,6 16,3
Record de froid (°C)
date du record
−22,8
16-01-1985
−22,8
14-02-1929
−10,8
01-03-2005
−4,2
07-04-1929
−1,4
11-05-1928
1,2
01-06-1936
4
10-07-1948
4,5
06-08-1967
0
30-09-1936
−5,2
30-10-1997
−8,7
24-11-1998
−17
10-12-1967
−22,8
16-01-1985
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−14,9
16-01-1985
−10,8
02-03-1956
−1,9
05-04-1971
1,5
06-04-1911
6,9
04-05-1977
11,1
09-06-1956
12,8
19-07-1966
13,9
31-08-2007
9,5
29-09-1919
2,8
27-10-1931
−2,9
22-11-1993
−10,2
20-12-1938
−14,9
16-01-1985
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
12
02-01-1916
12,1
27-02-1960
14,9
11-03-1981
14,5
28-04-1913
18
12-05-1912
22,3
28-06-2005
23
21-07-1995
23,3
06-08-2018
20,5
05-09-2017
18,9
01-10-2001
15,1
07-11-1954
13,4
04-12-1961
23,3
06-08-2018
Record de chaleur (°C)
date du record
18,5
05-01-1999
24
27-02-2019
28
25-03-1955
31,5
22-04-1893
34,5
29-05-1944
37,7
26-06-1947
40,2
28-07-1947
40,5
02-08-1906
38
01-09-1906
30,3
07-10-2009
24,5
02-11-1899
20,5
16-12-1989
40,5
02-08-1906
Ensoleillement (h) 72,1 91,9 155,6 178,5 208,6 210,4 231,7 235,5 189,5 128,3 79,6 59 1 840,7
ETp Penman (mm) 13,8 23,2 56,1 82,1 112,9 132,8 147,8 131,5 79,5 41,3 15,9 10,2 847,1
Record de vent (km/h)
date du record
105,4
NC
132,1
23-02-2009
126
NC
104,4
NC
94,5
NC
109,8
13-06-2002
104,4
NC
115,2
NC
104,4
NC
97,2
NC
100,8
NC
126
NC
132,1
NC
Record de la pression la plus basse (hPa)
date du record
973,1
NC
965
NC
983,7
NC
981,8
NC
989,6
NC
991,6
NC
978,2
NC
996,9
NC
989,9
NC
980,1
NC
973
NC
967,9
NC
965
NC
Record de la pression la plus haute (hPa)
date du record
1 045,1
NC
1 043,4
NC
1 046,7
NC
1 035,7
NC
1 033,5
NC
1 047,5
NC
1 030,6
NC
1 030,6
NC
1 034,9
NC
1 035,6
NC
1 040,2
NC
1 045,6
NC
1 047,5
NC
Précipitations (mm) 59,2 48,8 52,1 65,8 73,3 54,9 56,6 56,1 64,3 73,8 64,9 67,3 737,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
48,7
20-01-1910
29,7
05-02-1955
32,4
29-03-1978
42,6
18-04-1964
54,1
12-05-1910
67,6
04-06-2002
60,4
08-07-1919
66,1
29-08-1945
58,6
17-09-1975
43
29-10-1981
35,2
05-11-1962
51,6
24-12-1995
67,6
04-06-2002
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 4,9 5,3 5 5,8 6,2 7,5 7,4 7,2 8,3 6,4 5,7 5,9 6,3
Source : Infoclimat.fr
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,1
1,3
59,2
 
 
 
8,6
1,3
48,8
 
 
 
12,6
3,5
52,1
 
 
 
15,5
5,3
65,8
 
 
 
19,6
9,2
73,3
 
 
 
23,1
12,4
54,9
 
 
 
26
14,4
56,6
 
 
 
25,6
14,3
56,1
 
 
 
21,9
11,2
64,3
 
 
 
17,1
8,5
73,8
 
 
 
11
4,1
64,9
 
 
 
7,6
1,8
67,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Article détaillé : Climat de l'Indre.

Voies de communication et transportsModifier

Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 3, 50, 89 et 95[4].

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châtellerault[4], à 38 km.

Lurais est desservie par la ligne P du Réseau de mobilité interurbaine[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 71 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de la Brenne[2].

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UrbanismeModifier

LogementModifier

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[6] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 221
Résidences principales 54 %
Résidences secondaires 38,7 %
Logements vacants 7,3 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 77 %

ToponymieModifier

La toponymie de Lurais et des environs indique une occupation fort ancienne. Tournon (Turnonum), Néons (Noviodunum), Le Blanc (Oblinco) sont celtiques ou pré-celtiques. Les villes doubles de Tournon-Saint-Martin (en Berry) et Tournon-Saint-Pierre (en Touraine) sont sans doute les héritières de deux localités frontalières, l’une consacrée à Lug (Saint Pierre) et l’autre à Cernunnos (Saint Martin). Dès l’Antiquité, la région semble avoir été située aux confins des territoires de trois grands peuples gaulois : les Turons (Tourangeaux), les Pictaves (Poitevins) et les Bituriges (Berrichons).

Le nom de Lurais (Luriacum ou Ludriacum) appartient lui à l’époque gallo-romaine : comme d’autres noms de villages voisins, il évoque le nom d’un grand propriétaire nommé Lurius ou Ludrius, dont la villa ou une des villas a pu être située à l’emplacement du village actuel.

Ses habitants sont appelés les Luraisiens[7].

HistoireModifier

Du passé lointain du village avant l’an mil, on ignore à peu près tout. Le choix du site par les premiers habitants tient sans doute moins à la proximité de la rivière qu’à la forte saillie de la falaise calcaire, qui ménage des anfractuosités propices à un habitat troglodyte ou semi-troglodyte : aujourd’hui encore, plusieurs maisons du village sont adossées à la falaise ou s’y prolongent par des caves ou par des granges. Des habitats troglodytes sont attestés dans la région – plus au sud, c’est l’origine de l’ermitage du moine Gombault, ancêtre éponyme de l’abbaye de Fontgombault, plus au nord on retrouve ces dispositions dans la région de La Roche-Posay ou dans celle de Beauval.

Sur cette rive gauche de la Creuse, Lurais n’aurait pu être situé plus bas, car la falaise s’abaisse et le fond de vallée se fait plus étroit jusqu’à Tournon-Saint-Martin ; il n’aurait pu être situé plus haut, car tantôt, là aussi, la falaise s’abaisse exagérément, tantôt au contraire elle s’élève et surplombe directement la rivière sans laisser de place à un habitat humain. Dans cette portion de la vallée de la Creuse, le site de Lurais présentait seul la conjonction de plusieurs caractères favorables : un terroir assez étendu entre la rivière et le plateau, une falaise offrant des abris sinon pour les hommes du moins pour leurs biens, un passage guéable entre les deux rives de la Creuse.

De ces hautes époques, il est resté peu de traces à Lurais, sinon des traditions et des superstitions issues du paganisme, qui ont subsisté jusqu’au XIXe siècle. Une légende locale prétend ainsi que les fées de la vallée de la Creuse – les fata des Gallo-Romains – ont quitté la vallée après que l’Évangile de saint Jean est apparu à Tournon-Saint-Martin et se sont réfugiées dans la Brenne, ultime refuge de l’ancienne religion.

L’époque du Haut Moyen Âge n’est pas mieux connue. L’occupation humaine du terroir ne fait pas de doute : les falaises surplombant l’Anglin abritaient notamment des carrières servant à la fabrication des sarcophages.

L’église de Lurais a longtemps été consacrée à Sainte Fercinte, une vierge qui se serait fixée à Lurais au VIIIe siècle pour y mener une vie solitaire et qui par la suite fut confondue avec Sainte Fercinte de Tolède. Sa fête était célébrée à Lurais le 13 novembre. Le pèlerinage en l’honneur de la sainte, qui recouvrait des pratiques profanes, fut interdit par l’évêque de Poitiers en 1780. Il est possible que sainte Fercinte soit le rhabillage chrétien, à haute époque, d’une déesse-mère du panthéon celtique.

Lurais apparaît dans l’histoire en 936 quand Frottier, évêque de Poitiers, fit don aux moines de Saint-Cyprien de Poitiers d’un fief situé « in Pictavorum pago, in villa que dicitur Ludriacus et in villa qui ad illam pertinet (…) super fluvium Crosa » (en Poitou, dans la villa nommé Lurais et dans la villa voisine (…) sur la Creuse ». La ville la plus proche, Le Blanc, n’est citée dans les textes que trente ans plus tard, en 968, toujours pour une donation faite à Saint Cyprien, qui précise que la cité se trouve en Berry (in pago Bituricensi) et dans la viguerie du Blanc (in vicaria Obliacinse). Lurais se trouvait donc à la limite de deux provinces, à la rencontre des sphères d’influence de deux autorités spirituelles (celle de l’archevêque de Bourges et celle de l’évêque de Poitiers) et de deux autorités politiques (le seigneur de Châteauroux et le comte de Poitiers).

Aux XIe et XIIe siècles, le fief luraisien de Saint Cyprien semble s’être accru grâce à de nouvelles donations, mais l’abbaye n’avait pas encore installé de prieuré dans le village. En 1100, un moine de Saint-Cyprien résidait à Lurais et desservait l’église. La première mention d’un prieuré apparaît un siècle plus tard, en 1217, à l’occasion d’un différend entre le prieur de Lurais et l’abbé de Fontgombault, différend arbitré par l’abbé de Sainte-Croix d’Angles-sur-l'Anglin. En 1248, il est fait mention d’un autre prieur de Lurais, Jean, également archiprêtre du Blanc. Au XIIIe siècle, le fief luraisien de Saint Cyprien relevait de la baronnie d’Angles-sur-l'Anglin, dont les évêques de Poitiers étaient titulaires depuis 1282. Une sentence de l’officialité de Poitiers datée de 1367 confirma le droit de haute justice à Lurais aux évêques de Poitiers, laissant le droit de basse justice aux abbés de Saint Cyprien.

Durant les deux guerres de Cent Ans qui opposèrent le roi de France et le roi d’Angleterre au XIIe siècle puis aux XIVe siècle et XVe siècle, la région de Lurais se trouva en position frontalière entre un Poitou relevant du roi d’Angleterre et un Berry relevant du roi de France. C’est de la seconde guerre de Cent Ans que l’on peut dater les tours du prieuré de Lurais et le château voisin du Soudun, situé sur la commune de Néons-sur-Creuse. Le prieuré et le village semblent avoir connu une période de prospérité à la fin du Moyen Âge : c’est de cette époque que datent le double cloître superposé du prieuré, plusieurs agrandissements de l’église et notamment un beau portail surmonté des armes d’un abbé de Saint-Cyprien, Antoine de Champropin (1507).

Au XVIe siècle eurent lieu les dernières opérations militaires ayant eu la vallée de la Creuse pour théâtre : pendant les Guerres de religion, catholiques et protestants se disputèrent le Bas-Berry ; en 1569, l’armée royale campa autour du Blanc, l’armée protestante à Preuilly-la-Ville. Les réformés brûlèrent plusieurs églises et abbayes du voisinage, notamment Fontgombault. Les troubles durèrent jusqu’en 1593.

Le prieuré de Lurais disparut au début du XVIIe siècle, mais l’abbaye de Saint-Cyprien conserva une partie de ses biens et de son influence sur le village jusqu’à la Révolution. Le prieuré devint une seigneurie affermée par l’abbé de Saint-Cyprien ; les bâtiments du prieuré proprement dits furent désormais désignés sous le nom de « château de Lurais », qui leur est resté jusqu’à présent, et servirent au stockage des récoltes ; jusqu’en 1789, le curé de Lurais fut nommé sur présentation de l’abbé de Saint-Cyprien. A la veille de la Révolution, l'abbaye de Saint-Cyprien possédait encore 25 hectares de la paroisse de Lurais (le château, le moulin, la métairie de la Grange Neuve et diverses terres)[8]. La puissance des seigneuries ecclésiastiques était cependant en recul : en 1715, Mathieu Pinsonneau, marquis du Blanc, déclarait posséder ainsi plusieurs rentes et droits sur le prieuré de Lurais.

Les familles nobles de Lurais et de ses environs sont moins bien connues que les seigneuries ecclésiastiques qui y exerçaient leur influence. La noblesse locale avait des attaches en Berry, comme en Poitou, voire en Touraine et en Limousin. En 1736, un sieur de Landeterre, gentilhomme de Lurais, était accusé de faux-saunage aux environs d’Ingrandes. Les Le Picard de Phélypeaux, originaires de Blois mais appartenant à la noblesse du Poitou, possédaient des fiefs à Lurais. Jean-René Le Picard de Phélippeaux était propriétaire du château de la Comté et son domaine. Son cousin Louis Edmond Le Picard de Phélippeaux les métairies de la Brunetterie (16 hectares) et de la Périnerie (35 hectares)[8].

À la veille de la Révolution, sur le plan administratif et fiscal, Lurais appartenait au gouvernement de Poitou, à la généralité de Bourges, à l’élection et à la subdélégation du Blanc. Sur le plan judiciaire, le village relevait de la coutume de Poitou, du présidial de Poitiers et du Parlement de Paris. Sur le plan ecclésiastique, la paroisse dépendait de l’archiprêtré d’Angles et du diocèse de Poitiers[8].

En 1790, lors de la formation des départements, cinq paroisses de l’ancien diocèse de Bourges furent données au département de la Creuse. En compensation, l’Indre reçut sept paroisses de l’ancien diocèse de Poitiers : Lurais, Mérigny, Ingrandes, Saint-Hilaire-sur-Benaize, Jauvard, Tilly et Bonneuil. Lurais prit place dans le canton de Tournon-Saint-Martin et le district du Blanc[8]. Comme aujourd’hui, le canton de Tournon-Saint-Martin se composait alors des communes de Fontgombault, Lurais, Néons-sur-Creuse, Preuilly-la-Ville et Tournon-Saint-Martin[Note 1].

Comme dans le reste de la France, la Révolution entraîna de fortes modifications de la structure sociale et foncière de Lurais, les propriétés ecclésiastiques et celles des émigrés étant vendues comme biens nationaux. Parmi les biens ecclésiastiques, on comptait quatre biens relevant de la cure de Notre-Dame de Lurais, le prieuré relevant de Saint-Cyprien de Poitiers et une autre propriété ayant appartenu à cette abbaye. Les biens nationaux « de seconde origine » consistaient en onze propriétés ayant appartenu à Louis-Edmond Le Picard de Phélippeaux (1767-1799), capitaine émigré en 1791, qui servit dans l’armée des princes puis rentra en France, pour soulever le Berry.

En 1812, l’administration préfectorale de l’Indre, appuyée par le ministère des Finances, présenta un projet de réunion de la commune de Lurais à celle de Néons, pour former une seule commune sous le nom de Néons-sur-Creuse. Ce projet recueillit l’accord du conseil municipal de Néons, mais suscita l’opposition des représentants de Lurais. Au vu des plans dressés par le géomètre délimitateur, le ministre de l’Intérieur prit parti contre le ministre des Finances et proposa au contraire de réunir à Lurais, la partie méridionale du territoire de Néons, qui se trouvait séparée du chef-lieu de cette commune par les territoires d’Angles et de Lurais.

En définitive, le , un décret impérial, donné à Trianon et pris sur le rapport du ministre de l’Intérieur, réunit à Lurais la section sud de la commune de Néons. La commune de Lurais s’étendit désormais jusqu’à la rive droite de l’Anglin, depuis le hameau de Rives jusqu’au château de Montenaut, et s’accrut du hameau de Fournioux et des fermes ou lieux-dits suivants : les Martinières, le Bas Coreil, la Brisetière, Baiseborde, les Gerbaudières, les Prunières et la Riguelière, soit 690 hectares. Du fait de cette réunion, le territoire de la commune était doublé et sa population augmentée d’un tiers.

Au XIXe siècle, Lurais connut un accroissement lent mais continu de sa prospérité. L’habitat se transforma : dans les maisons, des grands pavés de pierre remplacèrent la terre battue, des fenêtres plus larges percèrent les murs. Un pont fut établi sur la Creuse en conséquence d’un décret de 1846. Ouvert au public le , ce pont suspendu, ouvrage des frères Seguin, mesurait 87 mètres de long. Ayant sauté en 1944, il fut reconstruit après la guerre. Le chemin de fer arriva même à Lurais à la fin du siècle ; il fonctionna jusqu’aux années 1930.

La commune fut rattaché de 1973 à 2015 au canton de Tournon-Saint-Martin.

Politique et administrationModifier

La commune dépend de l'arrondissement du Blanc, du canton du Blanc, de la première circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Brenne - Val de Creuse[9].

Elle dispose d'une agence postale communale[10].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989[11],[12],[13] En cours Alain Jacquet DVG[14] Exploitant agricole

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2016, la commune comptait 248 habitants[Note 2], en augmentation de 7,83 % par rapport à 2011 (Indre : -2,9 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
422269272537558547557579569
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
572575545506497530552514502
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507514518461427445439367350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
320303267250241237245231247
2016 - - - - - - - -
248--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune dépend de la circonscription académique du Blanc.

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Manifestations culturelles et festivitésModifier

Chaque année vers le 15 août a lieu sur la rivière Creuse, la « fête des barques ».

Équipement culturelModifier

SantéModifier

SportsModifier

Un site de baignade surveillé[21] est présent dans la commune.

MédiasModifier

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

CultesModifier

ÉconomieModifier

La commune se situe dans la zone d’emploi du Blanc et dans le bassin de vie du Blanc[9].

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage des fromages Pouligny-saint-pierre[22] et Sainte-maure-de-touraine[23].

La commune dispose d'un bar nommé « Le Totem ».

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Un camping est présent dans la commune. Il s'agit du camping du Moulin qui dispose de 25 emplacements[24].

Culture locale et patrimoineModifier

Lurais est riche de morceaux d'architecture. Le plus célèbre est l’église Saint-Jean du XIIe siècle, classée monument historique depuis 1987, dont la nef et le clocher sont romans et les bas-côtés gothiques. À côté de l’église, l’ancien prieuré relevant de Saint-Cyprien de Poitiers possède des ses tours curieusement coiffées de toitures pentues, que l’on peut observer sous différents aspects depuis la place du village ou depuis la rivière. De l’autre côté du village, le château de la Comté et l’ancien moulin qui lui fait face.

Dans le bourg proprement dit, depuis la rivière jusqu’au haut Bourg, on remarque des maisons de caractère : vieilles granges, vieux fours, maisons paysannes remontant au Moyen Âge et sans cesse transformées, agrandies et embellies depuis, maisons de maître ou de villégiature du XIXe siècle, pour finir avec l’ensemble mairie-école, construite entre 1934 et 1936, exemple de l’architecture publique de l’entre-deux-guerres.

  • Château de Montenault
  • Château du Soudun
  • Prieuré
  • Pont Métallique (XIXe siècle)
  • Monument aux morts
  • Moulin à eau

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Héraldique, logotype et deviseModifier

  Logotype de la commune de Lurais :

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Maxime Berry, Monographie de Mérigny, association des Amis de Mérigny et des environs, .
  • Ferdinand Chertier, Le Blanc sous la Révolution, .
  • Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  • André Finot, Un poitevin camarade de l’École militaire et ennemi intime de Bonaparte : Louis Edmond Le Picard de Phélypeaux, Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, , p. 199.
  • Daniel Gricourt et Dominique Hollard, Les saints jumeaux héritiers des dioscures celtes : Lugle et Luglien et autres saints apparentés, Bruxelles, Société belge d’études celtiques, .
  • Eugène Hubert, Le Bas-Berry : Histoire et archéologie du département de l’Indre, Paris, .
  • Recherches sur les vigueries du Poitou, Paris / Poitiers, .
  • Chantal de La Véronne, Histoire du Blanc des origines à la Révolution de 1789, Poitiers, Société des antiquaires de l’Ouest, .
  • Chantal de La Véronne, La Brenne : histoire et traditions, Tours, Gibert-Clarey, .
  • Michel Plaux, Tournon: Parc naturel régional de la Brenne : Histoire du pays tournonnais, Association touristique de Néons-sur-Creuse, .
  • Thierry Sarmant, Lurais entre les deux vallées.
  • Louis Rédet, Archives historiques du Poitou : Cartulaire de l’abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, t. III, , p. 446 et 448.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Procès-verbal de la division du département en districts et cantons par les députés de l’Indre, .
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b et c « Indre », sur le site de Lion 1906, consulté le 3 septembre 2018.
  2. a b c et d « Lurais » sur Géoportail., consulté le 17 septembre 2018.
  3. « Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre », sur le site de la Prévention du risque sismique, consulté le 3 septembre 2018.
  4. a b et c « Lurais », sur le site de ViaMichelin, consulté le 3 septembre 2018.
  5. « Indre (36) - Fiches horaires », sur le site du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018.
  6. Site de l'Insee : Lurais, consulté le 6 septembre 2016.
  7. « Nom des habitants des communes françaises, Lurais », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 9 avril 2012).
  8. a b c et d Michel Plaux, Histoire du pays tournonnais, Rosnay, Parc naturel régional de la Brenne / Association touristique de Néons-sur-Creuse, , 256 p. (ISBN 9782950715562), p. 67 à 72.
  9. a et b « Commune de Lurais (36104) », sur le site de l'Insee, consulté le 28 octobre 2018.
  10. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  11. « Résultats des élections municipales 2001 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  12. « Résultats des élections municipales 2008 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  13. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
  14. Site du Monde.fr : Lurais, consulté le 21 septembre 2016.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. « Liste des établissements scolaires de l'Indre - Année scolaire 2018/2019 » [PDF], sur le site de l'Académie d'Orléans-Tours (consulté le 9 juin 2019).
  20. « Regroupements pédagogiques intercommunaux (R.P.I.) » [PDF], sur le site de l'Académie d'Orléans-Tours (consulté le 9 juin 2019).
  21. « Le Mag 36 #1 », sur le site du Conseil départemental de l'Indre, p. 19, consulté le 3 juillet 2017.
  22. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Pouligny-Saint-Pierre, consulté le 15 août 2014.
  23. « Sainte-maure-de-touraine », sur le site de l'Institut national de l'origine et de la qualité, consulté le 19 février 2018.
  24. « Camping Le Moulin », sur le site de campingfrance.com (consulté le 13 août 2019).