Luis de Guindos

homme politique espagnol

Luis de Guindos
Illustration.
Luis de Guindos en 2017.
Fonctions
Vice-président de la Banque centrale européenne
En fonction depuis le
(4 ans, 7 mois et 30 jours)
Président Mario Draghi
Christine Lagarde
Prédécesseur Vítor Constâncio
Ministre espagnol de l'Économie, de l'Industrie et de la Compétitivité[a]

(6 ans, 2 mois et 14 jours)
Président du gouvernement Mariano Rajoy
Gouvernement Rajoy I et II
Prédécesseur Elena Salgado (Économie)
Cristina Garmendia (Innovation)
Successeur Román Escolano
Ministre espagnol de l'Industrie, de l’Énergie et du Tourisme
(intérim)

(6 mois et 19 jours)
Président du gouvernement Mariano Rajoy
Gouvernement Rajoy I
Prédécesseur José Manuel Soria
Successeur Lui-même (Industrie)
Álvaro Nadal (Énergie et Tourisme)
Biographie
Nom de naissance Luis de Guindos Jurado
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Nationalité Espagnole
Parti politique PP
Diplômé de Université Complutense de Madrid
Profession Haut fonctionnaire

Luis de Guindos
Ministres de l'Économie d'Espagne

Luis de Guindos Jurado (/ˈlwis ðe ˈɣĩdos xuˈɾaðo/[b]) est un économiste et homme politique espagnol, né le à Madrid. Il est membre du Parti populaire (PP).

Il mène sa carrière professionnelle en alternance entre le secteur privé et la haute fonction publique. Il est notamment secrétaire d'État à l'Économie entre et , puis directeur exécutif de Lehman Brothers pour l'Espagne et le Portugal de à . Il occupe par la suite des postes de directeur et d'administrateur dans le monde de la finance.

Il revient en politique en , quand Mariano Rajoy lui confie le poste de ministre de l'Économie et de la Compétitivité. Son portefeuille est élargi en aux questions industrielles. Il démissionne en pour rejoindre la Banque centrale européenne en qualité de vice-président.

BiographieModifier

FormationModifier

Titulaire d'une licence en sciences économiques et commerciales, obtenue au collège universitaire d'études financières (CUNEF) de l'université Complutense de Madrid, il passe avec succès les concours de la fonction publique et intègre le corps supérieur des techniciens commerciaux et économistes de l'État.

Du public au privéModifier

En 1986, il est nommé conseiller au secrétariat d'État à l'Économie et à la Planification[1], du ministère de l'Économie et des Finances, puis devient, en 1987, sous-directeur général du secrétariat général au Commerce[2]. Cependant, il quitte ses fonctions à peine un an plus tard pour rejoindre le secteur privé, en tant qu'associé et administrateur de AB Asesores.

Carrière sous AznarModifier

Avec l'arrivée au pouvoir du Parti populaire (PP) de José María Aznar, en 1996, il retrouve la haute administration.

Nommé directeur général de la Politique économique et de la Protection de la concurrence, au sein du ministère de l'Économie et des Finances le 5 décembre[3], il est promu au rang de secrétaire général, avec les mêmes attributions, au sein du nouveau ministère de l'Économie, quatre ans plus tard[4]. Le , à la suite d'un important remaniement ministériel, il devient secrétaire d'État à l'Économie[5], en remplacement de José Folgado.

Retour dans le privéModifier

Le PP ayant perdu les élections générales de 2004 au profit du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), il est remplacé, le , par David Vegara. Il rejoint alors le monde des affaires. En , il est désigné président exécutif de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers pour l'Espagne et le Portugal. À ce poste, il aurait dissimulé aux autorités les informations qu’il détenait sur les comptes truqués de la banque et sur les signes annonciateurs de sa faillite[6]. Après la faillite de l'établissement en , il devient président exécutif de la firme Nomura Securities pour ces deux mêmes pays. Toutefois, il abandonne ce poste dès le mois de décembre, pour prendre celui de responsable des services financiers de PricewaterhouseCoopers, qu'il occupe jusqu'en . À partir de ce moment-là, il siège dans divers conseils d'administration[7].

Ministre de l'ÉconomieModifier

Le , un mois après la victoire du PP aux élections générales anticipées, Luis de Guindos est nommé ministre de l'Économie et de la Compétitivité par le nouveau président du gouvernement, Mariano Rajoy[8]. Son ministère réunit des compétences autrefois séparées entre le ministère de l'Économie et des Finances, le ministère de l'Industrie, et le ministère de la Science[9].

Il participe à la réunion du Groupe Bilderberg de 2013 et 2017[10],[11],[12].

Vice-président de la BCEModifier

Lors d'une réunion de l'Eurogroupe le , il est choisi sur proposition du gouvernement espagnol comme prochain vice-président de la Banque centrale européenne (BCE)[13]. Trois jours plus tôt, la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen avait rendu un avis consultatif dans lequel elle indiquait sa préférence pour l'autre candidat, le président de la banque centrale irlandaise Philip R. Lane, au profil plus technique et moins politique que Guindos[14]. Le , Rajoy indique qu'il sera remplacé dès le lendemain par Román Escolano, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), un choix promu par le ministre sortant[15].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Ministre de l'Économie et de la Compétitivité jusqu'au .
  2. Prononciation en espagnol d'Espagne retranscrite selon la norme API.

RéférencesModifier

  1. Miguel Martín Fernández, « Orden de 27 de mayo de 1986 sobre nombramiento de don Luis de Guindos Jurado, del Cuerpo de Técnicos Comerciales y Economistas del Estado, como Vocal de la Junta Asesora de la Secretaría de Estado de Economía y Planificación. », sur http://www.boe.es/, Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
  2. José María García Alonso, « Orden de 17 de febrero de 1987 por la que se nombra a don Luis de Guindos Jurado como Subdirector general, nivel 30, en el Gabinete de la Secretaría General de Comercio. », sur http://www.boe.es/, Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
  3. Juan Carlos Ier d'Espagne, « Real Decreto 2518/1996, de 5 de diciembre, por el que se nombra a don Luis De Guindos Jurado Director General de Política Económica y Defensa de la Competencia. », sur http://www.boe.es/, Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
  4. Juan Carlos Ier d'Espagne, « Real Decreto 765/2000, de 12 de mayo, por el que se nombra Secretario general de Política Económica y Defensa de la Competencia a don Luis de Guindos Jurado. », sur http://www.boe.es/, Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
  5. Juan Carlos Ier d'Espagne, « Real Decreto 699/2002, de 12 de julio, por el que se nombra Secretario de Estado de Economía a don Luis de Guindos Jurado.. », sur http://www.boe.es/, Bulletin officiel de l'État, (consulté le )
  6. Luis Sepúlveda, « Le chat de Felipe González », sur Le Monde diplomatique,
  7. « Ministro de Economía y Competitividad – Luis de Guindos Jurado », sur http://www.moncloa.gob.es/, Présidence du gouvernement espagnol (consulté le )
  8. (es) Jaume Pi, « De Guindos y Montoro conforman el equipo económico del Gobierno de Rajoy », La Vanguardia,‎ (lire en ligne).
  9. (es) Miguel Ángel Noceda, « Guindos fija como objetivo número uno la creación de empleo », El País Política,‎ (lire en ligne).
  10. (es) 20 Minutos, « La reunión del club Bilderberg, con De Guindos de invitado, se blinda en plena campiña inglesa - 20minutos.es », 20minutos.es - Últimas Noticias,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. (es) 20Minutos, « El Club Bilderberg invita a Albert Rivera a su reunión de este año - 20minutos.es », 20minutos.es - Últimas Noticias,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. (es) « Albert Rivera se une al selecto Club Bilderberg | La Gaceta », sur gaceta.es (consulté le ).
  13. (es) Claudi Pérez, « Luis de Guindos será el vicepresidente del BCE gracias al apoyo del Eurogrupo », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. (es) Claudi Pérez, « La Eurocámara concluye que Lane es mejor candidato que Guindos al BCE », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. (es) Carlos Segovia, « Román Escolano, el candidato de Guindos, elegido por Rajoy como nuevo ministro de Economía », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier