Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tagle.

Luis Antonio Tagle
Image illustrative de l’article Luis Antonio Tagle
Biographie
Nom de naissance Luis Antonio Gokim Tagle
Naissance (62 ans)
à Manille (Philippines)
Ordination sacerdotale
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Benoît XVI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de San Felice da Cantalice a Centocelle
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
par le Card. Jaime Sin
Dernier titre ou fonction Archevêque de Manille
Archevêque de Manille
Depuis le
Évêque d'Imus (Philippines)

Signature de Luis Antonio Tagle

Blason
« Dominus est » (Jn 21,7)
(« C'est le Seigneur »)
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Luis Antonio Tagle, né le à Manille aux Philippines, est un prêtre séculier philippin du diocèse d'Imus dont il devient l'évêque en octobre 2001. En octobre 2011 il est nommé archevêque de Manille. L'année suivante, le 24 novembre 2012, il est créé cardinal par Benoît XVI.

BiographieModifier

FormationModifier

Le grand-père de Tagle est originaire d'Imus, dans le sud-ouest de l'île de Luçon; sa famille faisait partie de la principalía (classe gouvernante pendant l'époque coloniale). Luis Antonio Tagle naît à Manille de Manuel Tagle et Milagros Gokim, dont il est le fils aîné. Après des études primaires et secondaires à la St. Andrew's School de Parañaque, il fréquente le séminaire San Jose de Manille, où il obtient une licence de philosophie en 1977. Il entre ensuite au séminaire Saint-Joseph, et fait ses études de théologie à l'Université Ateneo de Manila.

Il est ordonné prêtre pour le diocèse d'Imus le . En 1987 il part pour les États-Unis, d'où il revient en 1991, titulaire d'un doctorat en théologie de l'Université catholique d'Amérique qu'il obtient avec les honneurs (Summa cum laude) en soutenant une thèse sur la notion de collégialité épiscopale telle que développée lors du concile Vatican II et l'influence du pape Paul VI sur celle-ci.

Il exerce les fonctions de directeur spirituel puis de recteur du séminaire diocésain d'Imus de 1985 à 1992 avant de partir pour Rome approfondir ses études.

En 1997, il est nommé à la commission théologique internationale placée à l'époque sous la présidence du cardinal Ratzinger : il est alors considéré comme « une des voix les plus représentatives de la pensée théologique asiatique »[1]. De 1995 à 2002, il est membre du comité éditorial supervisant le projet L'histoire de Vatican II basé sur les travaux de l'école de Bologne.

ÉvêqueModifier

De retour aux Philippines, il est recteur de la cathédrale d'Imus de 1998 à 2001 lorsque Jean-Paul II le nomme évêque d'Imus. Il reçoit la consécration épiscopale le 12 décembre suivant des mains du cardinal Jaime Sin, alors archevêque de Manille.

En 2005, il est le plus jeune des évêques à participer au synode sur l'Eucharistie et il est élu au conseil post-synodal[1].

Au cours de son épiscopat à Imus, il porte une attention particulière aux jeunes, mettant en ligne chaque semaine un message vidéo. En 2009, le diocèse d'Imus accueille la première rencontre des jeunes d'Asie, version continentale des JMJ[1].

En 2008, il est l'un des intervenants lors du Congrès eucharistique de Québec.

Archevêque de ManilleModifier

Le 13 octobre 2011, le pape Benoît XVI, ayant accepté la démission présentée pour raison d'âge par le cardinal Gaudencio Rosales, le nomme archevêque de Manille et primat des Philippines. Son installation a lieu le 12 décembre 2011 (fête de Notre-Dame de Guadalupe), après un voyage en Terre sainte. Le 12 juin 2012, il est nommé membre de la Congrégation pour l'éducation catholique, avec un mandat renouvelable de cinq ans[2]. Il reçoit le pallium des mains du pape le 29 juin 2012 aux côtés de plusieurs autres archevêques, dont l'archevêque de Séoul Andrew Yeom Soo jung.

CardinalModifier

Le 24 octobre 2012, le pape annonce que Mgr Tagle sera créé cardinal lors du consistoire, qui se tient un mois plus tard[3],[4]. Le , Benoît XVI préside son cinquième consistoire ordinaire public et élève Luis Tagle au collège des cardinaux[5] avec le titre de cardinal-prêtre de San Felice da Cantalice a Centocelle. Le 31 janvier 2013, le cardinal Tagle est nommé membre de deux conseils pontificaux : celui pour la famille et celui pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement[6]. Il participe au conclave de 2013 qui élit le pape François.

Le , à l'occasion de la confirmation du préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, il est nommé membre de cette congrégation par François[7], et, le 13 septembre suivant, il est nommé membre de la congrégation pour l'évangélisation des peuples[8]. Il devient aussi président de Caritas Internationalis, succédant au cardinal hondurien Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa.

Du lundi 23 au vendredi , il prêche les exercices spirituels aux prêtre romain sur le thème « Le Dieu de la miséricorde », où, dès le début de la semaine, s'appuyant sur les attentats des semaines précédentes, précise dans une entrevue avec Radio Vatican : « Tout acte de violence est une manifestation d'un manque de miséricorde. Tel est le mystère qui fait de nous tous silencieux en face de la violence », le cardinal réaffirme que le prochain Jubilé de la Miséricorde est une réponse claire à la violence[9].

ÉcritsModifier

La communauté de Pâques

« En tant que communauté chrétienne, nous devons redécouvrir, retrouver et nous réapproprier la puissance de Pâques, cet élément central de notre foi – espérance d'une vie nouvelle à venir – qui est le plus puissant symbole de la foi qui puisse transformer nos vies, notre Église, notre pays et le monde.
En remontant aux récits de Pâques dans l'Écriture, nous espérons voir avec une clarté renouvelée comment la foi au Seigneur ressuscité fait naître une communauté. Après l'arrestation de Jésus au jardin des Oliviers, ses disciples se dispersèrent. C'était probablement la peur qui les poussait à se cacher.
Déçus d'eux-mêmes, et même de Jésus, ils avaient dû perdre leur zèle d'autrefois à travailler ensemble pour la libération d'Israël. La mission de Jésus avait échoué. Ils lui avaient également fait défaut, en tant qu'amis et disciples. Ils avaient perdu leur chemin. Ils se séparèrent les uns des autres. Comment les disciples dispersé retrouvèrent-ils leur chemin les uns vers les autres ? Qu'est-ce qui les a réunis à nouveau en tant que communauté ? C'est leur croyance commune au Seigneur ressuscité qui leur était apparu. Ses paroles n'avaient pas été de condamnation, mais de paix.
La communion, brisée par l'infidélité et l'égoïsme, fut guérie et restaurée par celui qui avait triomphé du péché et de la mort. »

— Card. Luis Antonio Tagle, Peuple de Pâques, communauté vivante, Paris, Médiaspaul, 2014, p. 20-21.

Religion et politiqueModifier

Politiquement, la Constitution des Philippines prévoit la stricte séparation de l’Église et de l’État ainsi que la liberté de culte. Dans les faits, l’Église catholique et les autres églises chrétiennes ont une influence certaine sur l’opinion publique[10].

BibliographieModifier

  • Luis Antonio G. Chito Tagle, Enzo Bianchi et Philippe Charpentier de Beauvillé, Peuple de Pâques, communauté vivante, Editions Médiaspaul, coll. « Spiritualité HC », , 206 p. (ISBN 978-2712213053)
  • Cindy Wooden, Luis Antonio Tagle - Un cardinal hors du commun, Editions de l'Emmanuel, , 160 p. (ISBN 978-2353895137)
  • Luis Antonio G. Tagle, Au risque de Dieu dans le monde actuel, Salvator, , 192 p. (ISBN 978-2706715921)
  • Abbé Matthieu Dauchez et Luis Antonio G. Tagle (Préface), Pourquoi Dieu permet-il cela ?: Les enfants des rues face à la question du mal, Artège Editions, coll. « Art.Relig.& Société », , 192 p. (ISBN 979-1033607601)
  • Luis antonio Tagle, Lorenzo Fazzini et Philippe Baillet (traducteur), Dieu n'oublie pas les pauvres, Les éditions du Cerf, , 171 p. (ISBN 978-2204117128)

Notes et référencesModifier

  1. a b et c (it) Luis Antonio Antonio Tagle arcivescovo di Manila, Avvenire 14 octobre 2011, p. 21
  2. Bulletin de presse du 12 juin 2012, vatican.va.
  3. « Consistoire cardinalice »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Vatican Information Service, 24 octobre 2012.
  4. Le collège des électeurs du pape élargi, Le Figaro, 24 octobre 2012.
  5. Frédéric Mounier, « Créant six nouveaux cardinaux, Benoît XVI a souligné l'universalité de l'Église », La Croix,‎ (lire en ligne)
  6. Bulletin de presse du 31 janvier 2013 « Copie archivée » (version du 9 février 2013 sur l'Internet Archive), vatican.va.
  7. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le 29 novembre 2015)
  8. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le 13 septembre 2014)
  9. (it) Andrea Tornielli, « Tagle: il Giubileo è la riposta più forte alla violenza », sur vaticaninsider.lastampa.it, (consulté le 23 novembre 2015)
  10. (en) Kevin Boyle et Juliet Sheen, Freedom of Religion and Belief: A World Report, Routledge, (ISBN 9781134722297, lire en ligne), p. 234-236

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexeModifier

Liens externesModifier