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Lugdunum (musée)

musée archéologique de Lyon
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lugdunum (homonymie).
Lugdunum
Musee galloromain Lyon5 fr cote.JPG
Informations générales
Type
Ouverture
Visiteurs par an
81 981 (2003)
101 421 (2004)
105 923 (2005)
107 085 (2006)
80 701 (2007) [1]
97 774(2011) [2]
Site web
Bâtiment
Architecte
Protection
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
17 rue Cléberg
69005 Lyon
Coordonnées

Lugdunum, anciennement musée gallo-romain, est un musée archéologique situé à Lyon, en France. Il comprend l'ancien espace muséal couvert, et désormais depuis novembre 2017 les théâtres romains, sur la colline de Fourvière, située autrefois au cœur de la cité romaine de Lugdunum. Il est géré par la Métropole de Lyon. Le musée accueille régulièrement des expositions temporaires.

La présentation des collections antiques : une longue histoireModifier

Lyon et Lugdunum, contexte historiqueModifier

Lugdunum (Lyon), capitale de la province Lyonnaise, était une cité gallo-romaine importante et prospère qui a laissé de nombreux vestiges découverts au fil des siècles à l'occasion de chantiers de construction ou dans le cadre d'investigations systématiques.

Le musée gallo-romain de FourvièreModifier

 
Entrée du Musée Gallo-Romain de Lyon Fourvière
 
Vue intérieure d'un espace d'exposition et de la rampe de circulation

Le musée actuel est construit par l’architecte Bernard Zehrfuss et inauguré le 15 novembre 1975[3]. Le bâtiment est inscrit en bordure du site antique, enterré dans le versant de la colline. Intérieurement, il est constitué d'une rampe en béton brut descendant en spirale et se ramifiant vers des paliers destinés à l'exposition des collections du musée.

L'évocation de la ville antiqueModifier

 
Maquette du site antique vu vers le nord-ouest. Au premier plan, le quartier des Canabae, imaginé sur une île. À l'arrière-plan, la ville haute, le théâtre et l'odéon côte à côte, le cirque supposé à l'extérieur. À droite, l'amphithéâtre et le sanctuaire fédéral

Le musée est aménagé de façon à offrir des vues sur les vestiges encore visibles du Théâtre et de l’Odéon. Il rassemble les découvertes faites sur le site antique de Lyon, de la région, voire d'ailleurs pour certaines pièces. On trouve notamment des pierres gravées, des statues, des bijoux, des objets de la vie courante, etc.

Un plan en relief de l'ancienne Lugdunum montre la ville, selon les connaissances archéologiques de 1975 et les théories d'Amable Audin, aménagée essentiellement sur la colline de Fourvière et dominant l'île qui deviendra l'actuelle presqu'île. Cette maquette a été remplacée en 2015 par une autre dotée d'une animation lumineuse projetant l'historique de la cité sur une maquette du relief de la colline de Fourvière.

Des maquettes reconstituent les principaux monuments : temple capitolin, théâtre antique et odéon. L’hippodrome est évoqué par une mosaïque représentant dans les détails les courses de char qui y avaient lieu. Cette mosaïque a été découverte en 1806 dans le quartier d'Ainay et elle est une des très rares représentations antiques des courses connues.

Article détaillé : Cirque antique de Lyon.

Les fragments de décoration de l’Autel de Rome et Auguste proviennent du Sanctuaire fédéral des Trois Gaules

Les collectionsModifier

Le musée consacre une large place à l'artisanat gallo-romain : céramique, mosaïques mais aussi art du métal et verrerie.

Un four de potier évoque une activité essentielle pour la vie quotidienne et le commerce. Des entraves métalliques pour esclaves rappellent que les activités industrieuses reposaient sur l’exploitation d’une main d’œuvre servile. Balances et poids affirment la vocation commerciale de Lyon entre Rhône et Saône.

Le musée contient également des objets de l'époque celte, antérieure à l'occupation romaine.

Épigraphie, stèles et autelsModifier

Parmi les pièces les plus remarquables du musée, il faut mentionner la Table claudienne, une plaque de bronze qui transcrit un discours de l'empereur Claude ainsi que le Calendrier de Coligny, un calendrier gaulois comportant une des rares transcriptions écrites de la langue gauloise.

Sont aussi présentés plusieurs autels tauroboliques dont l’un est dédié en 160 pour le rétablissement de la santé de l’empereur Antonin le Pieux, qui a donné lieu à l'identification des vestiges lyonnais connus sous le nom de Sanctuaire de Cybèle, interprétation revue à la fin du XXe siècle.

Les mosaïquesModifier

De nombreuses Mosaïques de grandes dimensions ont été retrouvées sur le site antique avec des décors variés. À côté de motifs légers comme Dionysos sur une panthère ou Hercule ivre, une scène plus morale évoque le lutte de l’amour (éros) contre l’instinct (Pan).

Des pans de revêtement mural remarquablement conservés donnent une idée de la décoration peinte.

Article détaillé : Mosaïque des Jeux du cirque.

Les sarcophagesModifier

Plusieurs grands sarcophages sont exposés, dont le sarcophage du triomphe de Bacchus et le sarcophage de Balazuc, un sarcophage paléochrétien du IVe siècle.

Les trésorsModifier

ExpositionsModifier

Depuis la création de l'espace muséal en 1975 de nombreuses expositions temporaires ont été organisées au sein du musée.

De 2014 à aujourd'huiModifier

  • Ma maison à Lugdunum [4] du 05/06/2014 au 05/01/2015

Les fouilles archéologiques conduites sur la colline de Fourvière au cours de l'année 2010 ont livré des résultats intéressant permettant de documenter l'occupation humaine de la zone et son quartier urbain entre le 1er siècle av. J.-C. et le IIIe siècle apr. J.-C. L'exposition permettait de rendre compte de ces découvertes et sur la base des vestiges mis au jour envisageait la maison romaine sous ses différents aspects architectural (technique de construction, élévation, décoration) et la répartition de ses espaces en lien avec les activités domestiques et artisanale.

  • Bernard Zehrfuss architecte de la spirale du temps [5] du 15/11/2015 au 14/02/2016

Pour les 40 ans de la construction du musée, la programmation rendait hommage à son architecte Bernard Zehrfuss et à son oeuvre en présentant de nombreux documents originaux, parmi lesquels des plans et des maquettes.

  • ARCHÉOTERRA [6] du 13/07/2016 au 08/01/2017

L'exposition ARCHÉOTERRA était consacrée à la terre crue. Ce matériau de construction ancestral ayant servi à l'édification de nombreuses structures parfois monumentales sur des chronologies très larges et dans divers endroits du monde était envisagé pour ses possibilités techniques (procédés de mise en forme et techniques de construction), mais aussi sous l'angle de la conservation, de la restauration et de la mise en valeur de ces réalisations architecturales.

  • AQUA L'invention des Romains [7] du 08/11/2017 au 13/05/2018

L'exposition AQUA, l'invention des Romains était dédiée à l'eau, ressource naturelle vitale, et aux différentes techniques et inventions romaines pour en garantir l'accès et la redistribution à la population. Appliqué à la réalité archéologique de Lugdunum, le discours de l'exposition, à partir de différents supports (maquettes, vestiges archéologiques et vidéos) retraçait le parcours de l'eau pour acheminer la ville et les défis techniques mis n oeuvre pour fournir la cité en quantité suffisante.

  • L'esprit des ruines [8] du 01/12/2018 au 03/03/2019

L'exposition proposait un discours construit et poétique autour de la notion de ruines et confrontait différentes démarches artistiques pour les appréhender, en mettant en dialogue des gravures de Piranèse et les photographie de Ferrante Ferranti.

  • LUDIQUE - Jouer dans l'Antiquité [9] du 20/06/2019 au 01/12/2019[10]

L'exposition présentée à Lyon, d'après l’exposition originale "Veni, Vidi, Ludique" du Musée romain de Nyon (Suisse), sous la direction de Véronique Dasen, professeure d’archéologie classique à l’Université de Fribourg, PI du projet ERC Locus Ludi. the Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity[11] en collaboration avec le Musée suisse du jeu de la Tour-de-Peilz, revient sur l'omniprésence du jeu dans l'Antiquité. A partir de plus de 300 objets archéologiques et ethnologiques, l'exposition présente les recherches récentes autour de ces pratiques ludiques en questionnant leurs valeurs sociales (éducation, rites de passages, pratiques divinatoires ou funéraires, etc.) dans l'Antiquité et en mettant en regard ce riche patrimoine avec celui des sociétés rurales contemporaines de l'Afrique du Nord et du Sahara.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Henri Lavagne, « Un portrait de l'impératrice Sabine provenant de la collection de Peiresc, retrouvé à Lyon », Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, vol. 84,‎ , p. 31-63 (lire en ligne)
  • Stéphanie Boucher et Suzanne Tassinari, Musée de la civilisation gallo-romaine à Lyon - Bronze antiques, t. I : Inscriptions, statuaire, vaisselle, Lyon, Diffusion de Boccard, , 155 p.
  • Dietwulf Baatz et Michel Feugère, « Éléments d'une catapulte romaine trouvée à Lyon », Gallia, CNRS, vol. 39, no 2,‎ , p. 201-210 (lire en ligne)
  • Anne-Catherine Le Mer et Claire Chomer, Carte archéologique de la Gaule, Lyon 69/2, Paris, (ISBN 2-87754-099-5)

Liens externesModifier