Lucius Aurelius Cotta (consul en -65)

Lucius Aurelius Cotta, frère de Gaius Aurelius Cotta (consul en 75) et de Marcus Aurelius Cotta (consul en 74), et d'Aurelia Cotta, la mère de César, est un homme politique romain.

Lucius Aurelius Cotta
Fonctions
Préteur
Sénateur romain
Consul
Biographie
Naissance
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Lieu inconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
L. Aurelius M.f. CottaVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
République romaine tardive (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Aurelii Cottae (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Rutilia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Gens
Statut
Noble (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion

Il commence sa carrière vers 81. En 70, il est préteur. Il fait passer une loi qui réforme la formation des listes des jurés, et réintroduit la présence des chevaliers, à parité avec les sénateurs et les tribuns du trésor. Cette mesure annule la réforme de Sylla, qui avait exclu les chevaliers des jurys[1].

En 66, lui et Lucius Manlius Torquatus accusent les consuls élus Publius Cornelius Sylla, neveu du dictateur Sylla et Publius Autronius Paetus de corruption électorale, et les font condamner. Lucius Cotta et Lucius Torquatus sont désignés à leur place pour le consulat de l'année suivante. Pour se venger, Publius Autronius se rapproche de Catilina et projette d'assassiner les deux futurs consuls[2]. Par chance, les comploteurs annulent leur projet, n'étant pas suffisamment nombreux[3].

En 65, il est consul avec Lucius Manlius Torquatus[4].

En 64, il devient censeur[5].

Sur sa demande, le Sénat ordonne des actions de grâces après la dénonciation de la conjuration de Catilina par Cicéron[6]. Après l'exil de Cicéron, Lucius Cotta soutient qu'il n'y avait aucun besoin d'une loi pour son rappel, puisque la loi de Clodius était légalement sans valeur.

Il fait partie plus tard des partisans de Jules César, son neveu.

Suétone rapporte la rumeur que L. Cotta aurait prévu, en tant que quindecemvir, de proposer au Sénat lors des ides de Mars que César reçoive le titre de roi, car il est écrit dans les Livres Sibyllins que les Parthes pourraient seulement être défaits par un roi[7]. L'assertion de Suétone n'est toutefois pas confirmée par Plutarque, qui a raconté en détail la fin de César.

Après la mort de César, L. Cotta se retire de la vie publique.

NotesModifier

  1. Velleius Paterculus, Histoire romaine, livre II, 32
  2. Dion Cassius, Histoire Romaine, livre XXXVI, 44
  3. Salluste, Conjuration de Catilina, 18
  4. Dion Cassius, Histoire romaine, livre XXXVII, 1
  5. Selon Plutarque, l'année où Cicéron fut élu au consulat ; Vie de Cicéron, 35
  6. Dion Cassius mentionne ces actions de grâces, mais sans indiquer que Cotta les inspire ; livre XXXVII, 36
  7. Suétone, Vie des douze Césars, César, 79