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Lucius Æmilius Mamercinus Privernas

consul romain
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aemilius Mamercinus.
Lucius Aemilius Mamercinus Privernas
Fonctions
Maître de cavalerie
Sénateur romain
Dictateur
Dictateur
Consul
Biographie
Naissance
Époque
Early Roman Republic (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Homme politique, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Statut

Lucius Aemilius Mamercinus Privernas est un homme politique de la République romaine du IVe siècle av. J.-C., deux fois consul et deux fois dictateur.

FamilleModifier

Il est membre des Aemilii Mamercini, branche de l'illustre gens patricienne des Aemilii. Il doit son cognomen à son rôle dans le conflit qui oppose Rome à la cité de Privernum.

BiographieModifier

Maître de cavalerie (342)Modifier

Durant l'hiver 343-342, les troupes romaines stationnées à Capoue projettent de se mutiner et d'enlever la ville aux Campaniens. La conspiration est éventée par les consuls de qui profitent de la saison de campagne pour renvoyer et disperser les soldats concernés. Dans la crainte de représailles, les soldats démobilisés se regroupent et se retranchent sur les pentes du mont Albain. Ils désignent contre son gré Titus Quinctius comme général et marchent vers Rome.

Le Sénat désigne Marcus Valerius Corvus comme dictateur pour résoudre cette crise. Il prend Lucius Aemilius Mamercinus comme maître de cavalerie. Alors que les soldats mutinés s'approchent de Rome, Corvus et Mamercinus se portent à leur rencontre à la tête d'une armée mais fort de sa popularité auprès des soldats, le dictateur tente d'abord de négocier avec les rebelles afin de trouver une issue diplomatique à cette crise interne. Tite-Live prête à Corvus un discours d'apaisement et de réconciliation. Le dictateur obtient du Sénat que les soldats mutinés soient amnistiés[1],[a 1].

L'identification du maître de cavalerie avec Lucius Aemilius Mamercinus Privernas n'est toutefois pas certaine. De plus, selon d'autres annalistes que Tite-Live, les mesures attribuées au dictateur auraient en fait été prises par les consuls eux-mêmes sans qu'il ait été nécessaire de nommer un dictateur[2].

Premier consulat (341)Modifier

Article connexe : Première guerre samnite.

Lors de son premier consulat en , il opère dans le Samnium et reçoit des ambassadeurs samnites qui implorent la paix. Après que le Sénat romain a accepté les conditions de paix, il quitte le Samnium, ayant obtenu pour ses troupes un an de solde et trois mois d’approvisionnement, livré par les Samnites[a 2]

Première dictature (335)Modifier

En , les consuls Marcus Atilius Regulus Calenus et Marcus Valerius Corvus qui doivent partir en guerre le nomment dictateur, afin qu’il réunisse à Rome les comices centuriates et assure l’élection des consuls de l’année suivante[a 3].

Second consulat (329)Modifier

Lors de son second consulat en , il doit faire face dès son entrée en fonction en juillet à la menace d’un raid mené par les Gaulois. Il lève une armée en mobilisant jusqu’aux artisans de Rome. Après quelques jours d’inquiétude, la menace s’éloigne. Lucius Aemilius joint donc ses troupes à celles de son collègue Caius Plautius Decianus qui assiège la cité de Privernum, proche du pays samnite. Les Privernates offrent leur soumission, leur chef de guerre Vitruvius Vaccus est exécuté. D'après un dialogue restitué par Tite-Live, Lucius Aemilius joue les modérateurs dans les négociations entre le Sénat romain et les délégués de Privernum, si bien que Privernum obtient une paix équilibrée et le droit de cité[a 4].

Interrègne (326)Modifier

En , le dictateur Marcus Claudius Marcellus n’a pas pu réunir les comices centuriates pour l’élection des consuls. Il faut recourir aux interrois[n 1], Lucius Aemilius, quatorzième interroi de cette série, procède aux élections[a 5].

Seconde dictature (316)Modifier

En , il est nommé dictateur par les consuls en fin d’exercice et reprend la guerre contre les Samnites en partant assiéger Saticula. Il tient face à une armée de secours samnite qui tente de débloquer la cité tandis que les assiégés effectuent une sortie. Il parvient à repousser l’armée de secours et poursuit le siège, sans toutefois prendre la ville[a 6].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L’interroi « règne » cinq jours et détient un imperium nécessaire à l'organisation des élections. S’il n’a pas pu accomplir cette mission, il désigne son successeur qui règne de même.

RéférencesModifier

  • Sources modernes :
  1. Broughton 1951, p. 133-134.
  2. Broughton 1951, p. 134.
  • Sources antiques :
  1. Tite-Live, Histoire romaine, VII, 40-41
  2. Tite-Live, Histoire de Rome, VIII, 1
  3. Tite-Live, Histoire de Rome, VIII, 16
  4. Tite-Live, Histoire romaine, VIII, 20-21
  5. Tite-Live, Histoire romaine, VIII, 23
  6. Tite-Live, Histoire romaine, IX, 21

Voir aussiModifier