Lucius Aebutius Helva

consul romain

Lucius Aebutius Helva est un homme politique romain du Ve siècle av. J.-C., consul en 463 av. J.-C.

FamilleModifier

Il est le petit-fils d'un Titus Aebutius et le fils de Titus Aebutius Helva, consul puis maître de cavalerie en 499 av. J.-C.[1] Diodore de Sicile donne le cognomen d'Albus[2]. Son nom complet est Lucius Aebutius T.f. T.n. Helva[1].

BiographieModifier

En 463 av. J.-C., il est consul avec Publius Servilius Priscus pour collègue[1]. Ils entrent en charge aux calendes d’août car à l’époque les années consulaires commencent ce jour-là. À partir des calendes de septembre, le bétail est frappé par une épidémie, qui touche également les hommes. Selon Denys d'Halicarnasse, l’épidémie part des élevages de juments puis gagne les troupeaux de chèvres et de moutons et enfin les éleveurs. Cette épidémie mortelle pour les humains et les animaux pourrait être le typhus[3]. Les paysans et leurs troupeaux, en se réfugiant dans Rome, y répandent l’épidémie qui tue bêtes et hommes. Le consul Helva meurt le premier puis Priscus décède à son tour[a 1],[a 2],[2]. Les augures Manius Valerius Volusus Maximus et Titus Verginius Tricostus Rutilus et le Curio Maximus Servius Sulpicius Camerinus Cornutus sont tués également[2].

Les deux consuls ayant trouvé la mort, un interrex est nommé afin de faire élire de nouveaux consuls durant les cinq jours de son mandat. À l'issue de ces cinq jours, si les élections n'ont pas pu avoir lieu, un nouvel interroi prend le relai. Les élections consulaires se tiennent en 462 av. J.-C., durant l'interrègne de Publius Valerius Publicola[4] avec l'élection de Lucius Lucretius Tricipitinus et de Titus Veturius Geminus Cicurinus[a 3],[2].

Notes et référencesModifier

  • Sources modernes :
  1. a b et c Broughton 1951, p. 34.
  2. a b c et d Broughton 1951, p. 35.
  3. Flobert 1995.
  4. Broughton 1951, p. 36.
  • Sources antiques :
  1. Tite-Live, Histoire romaine, III, 6
  2. Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines, IX, 67
  3. Tite-Live, Histoire romaine, III, 8

BibliographieModifier

Auteurs antiquesModifier

Auteurs modernesModifier

  • (en) T. Robert S. Broughton, The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, The American Philological Association, coll. « Philological Monographs, number XV, volume I », , 578 p.
  • (fr) Annette Flobert (trad. du latin), Tite-Live, Histoire romaine, Livres I à V, Paris, Flammarion, , 643 p. (ISBN 2-08-070840-6)

Voir aussiModifier