Lucio Massari

peintre italien

Lucio Massari (Bologne, – Bologne, ) est un peintre italien du XVIIe siècle appartenant à l'école bolonaise.

Lucio Massari
Lucio Massari Sagrada FamiliaUffizi 1675.jpg
Naissance
Décès
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BologneVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Lieux de travail
Mouvement

BiographieModifier

 
La Sainte Famille, Musée des Offices.

Lucio Massari devient l'élève de Bartolomeo Passarotti, dont il prend le style maniériste mais en conservant le style classique de Bartolomeo Cesi. À la mort de Passarotti, en 1592, il entre à l'Académie bolonaise des Incamminati des Carracci et est influencé par le traitement précis de l'espace et des formes d'Annibale Carracci, comme le montrent ses fresques (1600) de l'Oratoire San Colombano, alors que le retable de la Madone et les saints (1603) à l'église bolonaise San Michele in Bosco, rappelle explicitement Raphaël.

En 1604, il est parmi les collaborateurs de Lodovico Carracci dans la décoration du cloître de San Michele in Bosco, à Bologne, et il s'adapte à son style plus sévère.

En 1607, il s'inspire d'Annibale Carracci pour la Visitazione de l'église Santa Caterina à Bologne, et collabore avec Lionello Spada et Francesco Brizio à la décoration du palais Bonfioli, avec les fresques d'Histoires romaines et de l'Oratoire de la Trinità a Pieve de Cento.

Un voyage tardif à Rome à Rome vers 1610 avec Spada[1], et la fréquentation du Dominiquin le pousse à développer des compositions classiques, avec un clair traitement spatial, comme le Triomphe de David - dans la Galerie Pallavicini - et dans la décoration de la Chapelle des Reliques de la chartreuse de Galluzzo, près de Florence, où il complète, en 1612, les fresques laissées incomplètes en 1597 par Bernardino Poccetti : son Martyre de saint Laurent rappelle les Histoires de San Nilo du Domenichino pendant que le Massacre des Innocents se réfère à l'œuvre homonyme célèbre de Guido Reni.

Revenu à Bologne en 1614, il compose le Retour du fils prodigue à la Pinacoteca Nationale, la Vierge à l'Enfant et les saints de l'église des Servites à Rimini, le Noli me tangere de l'église bolonaise des Célestins, la Madone et les saints de San Benedetto, le San Gaetano de l'église San Bartolomeo, en 1630, qui indiquent son adhésion à un classicisme simple.

ŒuvresModifier

SourcesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Daniele Benati, « Biographies », dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Editions Place des Victoires, (ISBN 2-84459-006-3), p. 656