Lucien-Marie Pautrier

médecin et dermatologue français
Lucien-Marie Pautrier
Portrait de Lucien-Marie Pautrier
Lucien-Marie Pautrier (1922)
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
AubagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
StrasbourgVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Médecin et dermatologue (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de LausanneVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur‎ (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie nationale de médecine et Académie royale de médecine de BelgiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Données clés

Lucien-Marie Pautrier, né le à Aubagne (Bouches-du-Rhône) et mort à à Strasbourg, est un médecin et dermatologue français, fondateur de l'école de dermatologie de Strasbourg.

BiographieModifier

Lucien Marie Pautrier est le fil de Denis Émile Joachim Pautrier et de Antoinette Béatrix Françoise Marthe Mouriés[1].

Il commence ses études médicales à Marseille avant de rapidement rejoindre Paris. Très tôt, il s'intéresse à la dermatologie et soutient sa thèse en 1903 intitulée Les tuberculoses cutanées atypiques. Il devient l'assistant d'Émile Leredde (1866-1926) puis le collaborateur de Louis Brocq à l'Hôpital Saint-Louis.

Il est incorporé, en 1898 au sein du 12e régiment d'artillerie et participe à la campagne d'Algérie. Il est libéré après la campagne. Il est affecté à la réserve en 1900[2].

Pendant la Première Guerre mondiale, à la mobilisation générale du , il est affecté à l'hôpital de Châlons-en-Champagne, puis en 1915 à celui de Bourges où il crée le centre de lutte antivénérienne[2].

Après la Grande Guerre, en 1919, il est appelé à Strasbourg par Georges Weiss. Il fonde la "Ligue antivénérienne d'Alsace et de Lorraine" et fait construire un nouveau bâtiment inauguré en 1930 : le « dermato-palace ».

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il suit les Hospices civils de Strasbourg évacués à la cité sanitaire de Clairvivre. Au retour des Hospices en Alsace, il reste à Clairvivre au sein de l'hôpital des réfugiés de la Dordogne où il continue de diriger le service de dermatologie[1].

De 1942 à 1945, il occupe la chaire de dermatologie de l'Université de Lausanne. De retour à Strasbourg, il fonde un laboratoire de chirurgie expérimentale : le "Laboratoire Poincaré".

Il est élu membre correspondant non-résidant de l'Académie nationale de médecine ()[3] et nommé Grand Officier de la Légion d'honneur ()[4] Il est le membre fondateur de la "Société des amis de la musique" et du Festival de musique de Strasbourg en 1932.

Le , à Paris, il épouse en premières noces, la femme peintre symboliste Jeanne Jacquemin, née Boyer, et en secondes noces Marie Villedieu[1],[5].

DécorationsModifier

Reconnaissance[1]Modifier

ÉponymieModifier

  • Syndrome (ou glossite) de Brocq-Pautrier[6]
  • Abcès de Pautrier[7]
  • Syndrome de Pautrier et Woringer[8]

Œuvres et publicationsModifier

  • La maladie de Besnier-Boeck, ses manifestations cutanées, ganglionnaires, pulmonaires, osseuses, viscérales, nasales et conjonctivales, 1935.
En collaboration


Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g et h Christophe Woehrle, La cité silencieuse : Strasbourg-Clairvivre, 1939-1945, Éditions Secrets de pays, dl 2019 (ISBN 978-2-9560781-4-2 et 2-9560781-4-3, OCLC 1122825588, lire en ligne)
  2. a et b « CTHS - PAUTRIER Lucien Marius Adolphe », sur cths.fr (consulté le )
  3. Lucien-Marie Pautrier dans le site de la Bibliothèque de l’Académie de médecine.
  4. a et b Lucien-Marie Pautrier dans la base de données Léonore.
  5. Jean-David Jumeau-Lafond, « Jeanne Jacquemin (1863-1938) peintre et égérie symboliste », Revue de l'art,‎ , p. 57-78
  6. (en) Brocq-Pautrier syndrome
  7. (en) Pautrier's abscess
  8. (en) Pautrier-Woringer syndrome

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • René Burgun, « Lucien-Marie Pautrier, fondateur d'une école et ... du Festival de Musique », in: Histoire de la médecine à Strasbourg, Jacques Héran (coord.), La Nuée Bleue (Strasbourg), 1997 (2e  éd. rév.), p. 546-547.
  • Bernard Cribier, « Strasbourg, capitale du mycosis fongoïde de 1919 à 1964, ou la fortune des éponymes », Histoire des sciences médicales, 2011, 45 (4), p. 415-426, Texte intégral.
  • Édouard Grosshans, René Burgun, « Dermatologie: l'école de Pautrier », in: Histoire de la médecine à Strasbourg, Jacques Héran (coord.), La Nuée Bleue (Strasbourg), 1997 (2e  éd. rév.), p. 545-546.
  • A[lice] U[llmo], « Remise d'une médaille au Professeur Pautrier », La Presse Médicale, no 41, 1939, p. 806-807, Texte intégral.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier