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Lucens
Lucens
Blason de Lucens
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Broye-Vully
Localité(s) Brenles, Chesalles-sur-Moudon, Cremin, Forel, Lucens, Oulens, Sarzens
Communes limitrophes Chavannes-sur-Moudon
Moudon
Curtilles
Lovatens
Billens-Hennens (FR)
Siviriez (FR)
Ursy (FR)
Valbroye
Surpierre (FR)
Cheiry (FR)
Prévondavaux (FR)
Villars-le-Comte
Montanaire
Bussy-sur-Moudon
Syndic Patrick Gavillet
NPA 1522
N° OFS 5675
Démographie
Gentilé Lucensois
Population
permanente
4 133 hab. (31 décembre 2017)
Densité 234 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 29″ nord, 6° 50′ 20″ est
Altitude 496 m
Superficie 17,7 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Lucens
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Lucens
Liens
Site web www.lucens.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Lucens est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de la Broye-Vully.

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

La commune de Lucens s'étend au nord-est du canton de Vaud sur un territoire de 1 770 hectares en deux parties séparées par la commune de Curtilles. La première est située autour du chef-lieu homonyme à 14 km au sud-ouest de Payerne et la seconde plus au sud, regroupant les anciennes communes de Brenles, Chesalles-sur-Moudon et Sarzens. Elle est principalement arrosée par la Broye.

Voies de communication et transportsModifier

La commune est traversée par la route principale 1 la reliant à Lausanne au sud et Berne au nord.

ToponymieModifier

Le toponyme Lucens semble dériver d'un nom d'origine burgonde[3]. Il serait un dérivé du primitif *Lausingos, « chez les Lausingi », lui-même dérivant d'un patronyme Lauso associé au radical laus, voulant dire « libre »[3].

HistoireModifier

Le village de Lucens est cité pour la première fois en 964-65 (in villa Losingus)[4]. Son nom est formé à l'origine d'un nom de personne germanique *Lobizo et du suffixe germanique -ingōs signifiant "chez les gens de, chez ceux du clan de". Ce type de formation est adopté dans l'espace galloroman à partir du VIe siècle[5].

Le film C'était hier évoque l'histoire ouvrière du village, prenant prétexte du passage du tour de Suisse à Lucens en 1937.

Lors des référendums du , les communes de Lucens et Oulens-sur-Lucens valident une fusion pour former une nouvelle commune en juillet 2011[6].

Le 30 novembre 2014, les communes de Brenles, Chesalles-sur-Moudon, Cremin, Forel-sur-Lucens, Lucens et Sarzens décident de fusionner. Le tableau suivant présente les résultats du vote dans chaque commune[7] :

Commune oui non taux d'approbation
Brenles 59 19 75,6 %
Chesalles-sur-Moudon 51 22 69,9 %
Cremin 21 10 67,7 %
Forel-sur-Lucens 58 43 57,4 %
Lucens 560 134 80,7 %
Sarzens 34 14 70,8 %
Total 783 199 79,7 %

La nouvelle commune, qui prend le nom de Lucens, est officiellement créée le .

Politique et administrationModifier

Liste des syndics successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en cours Patrick Gavillet    

Population et sociétéModifier

ÉconomieModifier

IndustriesModifier

La commune compte une usine de production de laine de verre isolante Isover, qui est la branche isolation du groupe Saint-Gobain. Il y a également à Lucens une usine du groupe Cremo et une usine de préparation d'aliments pour animaux de rente.

La commune compte également une ancienne centrale nucléaire.

La construction du réacteur débute en 1962. C'était un réacteur à eau lourde refroidi par du dioxyde de carbone et installé dans une caverne de 25 mètres de haut et 20 mètres de diamètre. Il fournissait 30 MW de puissance thermique qui généraient 6 MW d'électricité3. Ce projet de filière nucléaire suisse était porté par la Société nationale pour l'encouragement de la technique atomique industrielle (SNA) fondée en 1961.

Il était prévu de faire fonctionner le réacteur jusqu'à la fin de l'année 1969, mais le , lors d'un démarrage, un problème de refroidissement entraîna une fusion partielle du cœur et une contamination radioactive massive de la caverne. Un rapport de 1979 conclut que la cause de l'accident est la corrosion due à l'humidité régnant dans la caverne.

L'accident est classé au niveau 4 sur les 7 que compte l'échelle Ines, et, en 2009, il était considéré comme l'un des dix les plus sérieux dans le domaine du nucléaire civil dans le monde. Ni le personnel, ni la population ne subirent d'irradiation car les mesures de radioactivité effectuées dans le voisinage ne prouvèrent pas de dépassement des niveaux naturels; les analyses faites à l'hôpital de l'Île à Berne sur le personnel ne montrèrent aucune mise en danger, mais la caverne fut sévèrement contaminée.

La caverne est décontaminée et le réacteur démantelé au cours des années suivantes. En 1992, elle est partiellement comblée par du béton et les derniers déchets sont acheminés au centre d'entreposage temporaire de déchets nucléaires à faible radioactivité de Würenlingen en septembre 2003.

À partir d'octobre 1997, les locaux servent de réserve et de dépôt à divers musées et institutions culturelles du canton de Vaud

Culture et patrimoineModifier

MonumentsModifier

 
Le château de Lucens

Le château de Lucens sert de résidence aux évêques de Lausanne dès la fin du XIIIe siècle. L'évêque Guillaume de Menthonay y est assassiné en 1406, et son barbier, accusé du meurtre, supplicié dans la cour du château avec des tenailles ardentes.

Les campagnes menées par le duc de Bourgogne en 1475 et 1476 endommagent le château.

Durant la période bernoise qui commence en 1536 et se termine en 1798, le château sert pour les baillis qui sont également installés à Moudon. Il est vendu en 1801 à des privés.

L'ancienne chapelle Saint-Agnès est citée pour la première fois en 1365. Large nef à travée couverte d'une voûte d'ogives reposant sur des culots sculptés, chœur voûté de même et ajouré d'une baie à remplages. Vestiges de décors peints sur les murs et les voûtes, du milieu du XVe siècle (Pierre Maggenberg?) et 1588 (Andreas Stoss?)[8].

École (1842) par les architectes lausannois Henri Perregaux et Achille de La Harpe[9].

Cure (1837) par l'architecte Henri Perregaux[10].

Musée Sherlock HolmesModifier

 
Sherlock Holmes.

Le fils de Sir Arthur Conan Doyle s'installe au château de Lucens en 1965 et y crée le musée Sherlock Holmes consacré à l'œuvre de son père. En 2001, ce musée est réaménagé dans la « Maison Rouge » de Lucens. Outre des livres et des objets relatifs à Sherlock Holmes, le célèbre détective créé par Conan Doyle, sont également exposés des meubles et affaires personnelles du grand écrivain britannique. Le salon de Sherlock Holmes et du Dr Watson est une reproduction exacte qui a été construite à la suite du Festival of Britain de 1951, d'après les descriptions minutieuses contenues dans les récits. L'ambiance de ce salon, qui contient des centaines d'objets authentiques, certains étranges et insolites, est rendue fidèlement. On y reconnaît également des objets, ayant appartenu à Conan Doyle, qui l'ont inspiré pour écrire les histoires de Sherlock Holmes.

RéférencesModifier

  1. « Population résidente permanente au 31 décembre 2017 », sur Statistiques Vaud (consulté le 30 septembre 2018)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. a et b Henry Suter, « Loisin, Loisinges, Lucens, Lucinge, Lucinges », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en juin 2017).
  4. « Lucens » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  5. N. Pépin : « Lucens », in A. Kristol (dir.) Dictionnaire toponymique des communes suisses, Neuchâtel, Frauenfeld, Lausanne, 2005.
  6. http://www.vd.ch/fr/themes/territoire/communes/fusions-de-communes/projets-officiels/
  7. Christian Aebi, « Naissance sans douleur ni forceps pour « le grand Lucens » », 24 heures, nos 279-49,‎ , p. 20-21
  8. Guide artistique de la Suisse, Société d'histoire de l'art en Suisse, (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 388
  9. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 337 et suiv.
  10. Monique Fontannaz, Les cures vaudoises. Histoire architecturale, 1536-1845, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 84 », , p. 245-256

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