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Luce Langevin-Dubus

physicienne, enseignante et militante française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Langevin et Dubus (homonymie).
Luce Langevin-Dubus
Luce Langevin-Dubus.jpg
Biographie
Naissance

Marissel
Décès
(à 102 ans)
Paris
Autres noms
Luce Langevin, Luce Dubus
Nationalité
Formation
Activités
Père
Conjoint
Enfant
Michel Langevin, Aline Dajoz
Parentèle
Paul Langevin (beau-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
lycée Fénelon
Domaine
Parti politique

Luce Langevin, née Dubus (née le à Marissel dans l'Oise et décédée le à Paris) est une physicienne française, agrégée de sciences physiques et de biologie, professeur au lycée Fénelon à Paris et militante communiste. Elle était la fille d'Hermin Dubus (1875-1973), instituteur et auteur de livres pour enfants[1].

Sommaire

BiographieModifier

Luce Dubus est élève à l'École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres[2] (promotion S1920)[3]. Elle obtient ensuite deux agrégations, celle de sciences physiques et celle de biologie.

Elle épouse André Langevin, le fils du physicien français Paul Langevin. Elle sera très influencée par son beau-père pour lequel elle nourrit une grande admiration. André et Luce auront deux enfants, Michel Langevin, physicien nucléaire[4], et Aline Dajoz, angliciste et épouse de Roger Dajoz.

De 1930 à 1960, elle enseigne la physique et la chimie au lycée Fénelon à Paris.

À partir de 1934, elle milite dans le Rassemblement mondial des femmes contre la guerre et le fascisme. Elle prend ensuite position contre la non-intervention lors de la Guerre d'Espagne[5]. En 1935, elle adhère au Parti communiste et participe aux grèves de 1936. Elle participe ensuite à la création de l'Université libre. Après la Libération, elle continue une vie active d'enseignante, de scientifique et de militante communiste.

Elle est par ailleurs l'auteur de nombreux articles scientifiques et politiques parus dans la revue La Pensée[6], ainsi que d'un livre sur le philosophe russe des Lumières Mikhaïl Lomonossov[7].

Elle décède à Paris en 2002 à l'âge de 102 ans[8],[9].

Bibliographie sélectiveModifier

  • Le miracle de la TSF : histoire du télégraphe et du téléphone, Éditions Bourrelier, 1952[10].
  • « Matérialisme et empiriocriticisme » et l'enseignement de la physique, La Pensée, 1959[11].
  • Galilée et la naissance de la science moderne, Cercle d'éducation populaire, 1965[12].
  • Lomonossov (1711-1765) : sa vie, son œuvre, Paris, Éditions sociales, 1967.
  • Les premiers intellectuels communistes français, avec Georges Cogniot, La Pensée, 1967[13].
  • Gassendi traduit en russe. À quand l'édition en français?, La Pensée, 1968[14]
  • Les machines à penser et la pensée, La Pensée, 1969[15].
  • De Mendeleïev aux transactinides, Science Progrès Découverte, 1970[16].
  • Le centenaire de la loi de Mendeleïev, La Pensée, 1970[17].
  • La pénétration des oeuvres de Lomonossov dans la France du XVIIIème siècle, article dans la revue Dix-huitième siècle, 1971.
  • L'importance de l'histoire des sciences dans l'éducation, La Pensée, 1972[18].
  • Paul Langevin et Albert Einstein d'après une correspondance et des documents inédits, La Pensée, 1972[19].
  • Écologie et politique, La Pensée, 1973[20].
  • Les 250 années de l'Académie des Sciences de l'U.R.S.S., La Pensée, 1976[21].
  • Savoir et démocratie: textes et interventions parlementaires, 1936-1976, avec Georges Cogniot, Paris, Editions sociales, 1981.
  • L' Incendie du Reichstag dans la presse et l'histoire, avec Christian Roulette et André Langevin, préface de Robert Chambeiron, Éditions de la Croix de Chavaux, 1983, 101 pages[22]

RéférencesModifier

  1. Parti pris (2). De la Libération au Programme commun, de Georges Cogniot, chapitre 1, à consulter sur Google Books.
  2. Cahier de cours de Luce Dubus, Centre de ressources historiques de l'ESPCI.
  3. Luce Langevin, sur archicubes.ens.fr.
  4. Michel Langevin sur la structure de l'atome, archives de l'Institut national de l'audiovisuel.
  5. La guerre civile en Espagne déchire la France, Libération, 12 janvier 1998.
  6. Articles de Luce Langevin, sur le site de Paul-Éric Langevin, Interdisciplinarité.
  7. Recension de l'ouvrage, par Pierre Speziali, sur le site Persée, 1970.
  8. Cyril Petit, « Carnet de l'Humanité : Luce Langevin est morte », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  9. Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier.
  10. Ouvrages de Luce Langevin, sur le site Worldcat.
  11. La Pensée, 1959.
  12. Galilée et la naissance de la science moderne, sur le site Google Books.
  13. La Pensée, 1967.
  14. La Pensée, 1968.
  15. La Pensée, 1969.
  16. De Mendeleïev aux transactinides, sur le site Gloubik Sciences.
  17. La Pensée, 1970.
  18. La Pensée, 1972.
  19. La Pensée, 1972.
  20. La Pensée, 1973.
  21. La Pensée, 1976.
  22. Voir L'Incendie du Reichstag dans la presse et l'histoire, sur le site Google Books.

Liens externesModifier