Luc-en-Diois

commune française du département de la Drôme

Luc-en-Diois
Luc-en-Diois
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Jérôme Mellet
2020-2026
Code postal 26310
Code commune 26167
Démographie
Gentilé Lucois, Lucoises
Population
municipale
538 hab. (2019 en augmentation de 29,33 % par rapport à 2013)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 56″ nord, 5° 27′ 12″ est
Altitude Min. 501 m
Max. 1 245 m
Superficie 23,49 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Die
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Diois
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Luc-en-Diois est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située à 84 km au sud-est de Valence, à 53 km à l'est de Crest et à 18 km au sud de Die.

Géologie et reliefModifier

HydrographieModifier

ClimatModifier

Le Ventayre, air chaud l'hivers, frais l'été[1].

Voies de communication et transportsModifier

 
Viaduc du Claps.

La commune est traversée par la route départementale 93 (axe de Valence à Gap) et possède une gare sur la ligne de Livron à Aspres-sur-Buëch.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Luc-en-Diois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Die dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 27 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,5 %), zones agricoles hétérogènes (11,5 %), terres arables (8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,2 %), prairies (4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,9 %), zones urbanisées (1,7 %), cultures permanentes (1,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaineModifier

ToponymieModifier

AttestationsModifier

  • 77 : Lucus Augusti (Pline l'Ancien, Naturalis Historia, III, 37)[8],[9].
  • 106-109 : Lucus municipium Vocontiorum est (Tacite, Historiae, I, 66)[8],[9].
  • 333 : mansio Luco (Anonyme de Bordeaux)[réf. nécessaire].
  • Ve siècle : Lucus (Table de Peutinger)[8].
  • 1159 : Castrum de Luco et Castellum quod appellatur Luc (cartulaire de Die, 17)[8].
  • 1165 : Castrum de Luc (cartulaire de Die, 6)[8].
  • 1178 : mention du mandement : Mandamentum de Luco (cartulaire de Die, 1)[8].
  • 1201 : Castrum Luci (Valbonnais, I, 122)[8].
  • XIVe siècle : mention du prieuré : Prioratus de Luco (pouillé de Die)[8].
  • XVIe siècle : mention de la paroisse : Capella de Luco (pouillé de Die)[8].
  • 1509 : mention de l'église : Ecclesia parrochialis Beate Marie de Luco (visites épiscopales)[8].
  • 1516 : mention de la paroisse : Cura de Luco (pouillé de Die)[8].
  • 1788 : Luc (Alman. du Dauphiné)[8].
  • 1891 : Luc-en-Diois, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Die[8].

ÉtymologieModifier

Plusieurs hypothèses :

  • Lucus serait le mot latin pour désigner un bois sacré : Lucus Augusti (« Bois sacré d'Auguste »).

HistoireModifier

Antiquité : les Gallo-romainsModifier

Luc-en-Diois et Vaison-la-Romaine sont les deux capitales de la cité de la tribu gauloise des Voconces.

Les fouilles ont révélé les restes d'un grand temple, construit sur le même modèle que le temple d'Auguste et de Livie de Vienne. Un bras de statue monumentale (plus de 4 m de haut) et de nombreuses inscriptions sont visibles au musée de Die et du Diois.

Vestiges romains : autel octogonal orné, murs gallo-romains, monnaies[1].

Pour des raisons inconnues, la capitale des Voconces est transférée vers Die au début du IIe siècle.
Peu à peu, la ville va se dépeupler. L'itinéraire appelé l'Anonyme de Bordeaux la cite en 333 comme mansio Luco sur la voie romaine. Un fortin est installé à la même époque au sommet du pic de Luc[10], afin de surveiller la voie stratégique passant par la vallée de la Drôme, entre la Durance et le Rhône. Cette voie est la plus praticable en hiver pour relier Milan à Cologne sur le Rhin où combattent les armées romaines.

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

La seigneurie[8] :

  • En tant que fief, Luc-en-Diois était une terre du patrimoine des anciens comtes de Diois.
  • Dès le XIIe siècle : elle est hommagée aux évêques de Die.
  • Vers 1225 : passe (par mariage) aux Agoult.
  • XVIe siècle : elle est appelée baronnie.
  • 1540 : passe aux Lhère de Glandage.
  • Passe (par mariage) aux La Baume-Suze.
  • 1705 : la terre appartient aux Gilbert de Sallières.
  • La moitié passe (par mariage) aux Morard.
  • Les Morard acquièrent l'autre moitié. Ils sont les derniers seigneurs.
 
Claps de Luc, lithographie de Alexandre Debelle (1805-1897).

En 1442, une partie du Pic de Luc, la montagne dominant le village, se détache du flanc opposé au village et se brise en blocs énormes, barrant la Drôme en amont de l'agglomération. L'amas rocheux reçut le nom de Claps[11]. Ainsi se formèrent deux lacs, l'un — le Grand Lac (5 km de long environ, 300 hectares de surface) — en amont de la montagne, et l'autre au pied du Pic de Luc, le Petit Lac (6 hectares)[réf. nécessaire].

L'assèchement du Grand Lac par le percement du « saut de la Drôme », commencé avant la Révolution et continué après, provoqua plusieurs procès entre les chartreux, propriétaires des terres, et les habitants qui utilisaient les atterrissements (zones du lac naturellement comblées par la Drôme) comme pâturages et pour s'approvisionner en saules et broussailles[12].

Avant 1790, Luc-en-Diois était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die, formant une paroisse du diocèse de Die dont l'église, dédiée à la sainte Vierge, était celle d'un prieuré de bénédictins de la filiation d'Aurillac, connu dès le XIVe siècle, et dont le titulaire avait la collation de la cure et les dîmes[8].

Le mandement de Luc-en-Diois comprenait la commune de ce nom et peut-être celle de Miscon[8].

De la Révolution à nos joursModifier

En 1790, Luc-en-Diois est devenu le chef-lieu d'un canton comprenant les municipalités de Barnave, Jansac, Luc-en-Diois, Miscon, Montlaur, Montmaur, Pennes, Poyols et Recoubeau. La réorganisation de l'an VIII a distrait de ce canton la commune de Montlaur mais y a joint en retour celles de Aucelon, la Bâtie-Cramezin, la Bâtie-des-Fonts, Beaurières, Beaumont, Charens, Fourcinet, Jonchères, Lesches, le Pilhon et les Prés[8].

Politique et administrationModifier

Tendance politique et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Hélier Raynaud[réf. nécessaire]    
avant 1995 1995 Léonce Mirouse[13] DVD  
juin 1995[réf. nécessaire] 2014 Raymond Parent DVD  
2014 En cours
(au 31 octobre 2014)
Jacques (dit Quiqui) Sauvan[14] SE  

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Luc-en-Diois était le chef-lieu du canton. À la suite du redécoupage des cantons du département, la commune fait désormais partie du canton du Diois[15].

Politique environnementaleModifier

Finances localesModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

En 2019  , la commune de Luc-en-Diois comptait 538 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
468483503547697745800906922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0261 0461 0059099321 0421 1411 1241 015
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
920869785705716712679673577
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
545518452450478490526532422
2017 2019 - - - - - - -
527538-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Luc-en-Diois a été victime de l'exode rural.

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Fête : troisième dimanche de juillet[1].

LoisirsModifier

SantéModifier

Services et équipementsModifier

SportsModifier

  • Luc-en-Diois est un des plus anciens sites d'envol pour le parapente. Le championnat de France 1991 se déroula sur le site du Clamontard du 25 au [18].
  • Une via ferrata : « le Claps »[19].

MédiasModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : vignes (vins AOC Châtillon-en-Diois et Clairette de Die), pâturages, lavande, noix[1].

  • Foire mensuelle sauf en juillet et août[1].

Artisanat d'artModifier

TourismeModifier

  • Station climatique d'été[1].
  • Station verte[1].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

  • Le Claps, éboulement de roches barrant la Drôme (site inscrit)[1].
  • Le Saut de la Drôme : deux cascades[1].

Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

Luc-en-Diois possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k et l Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Luc-en-Diois.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. a b c d e f g h i j k l m n o p et q J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 199.
  9. a et b « Lucus - Dictionnaire Gaffiot français-latin - Page 925 », sur www.lexilogos.com (consulté le ).
  10. J. Planchon, Y. Teyssonneyre, « Deux exemples de fortifications romaines dans les Alpes occidentales », Dialogues d'Histoire Ancienne, no 37/1, 2011, p. 61-91.
  11. Terme occitan clap ou clapas, « bloc de rocher ». La même origine se retrouve dans le mot provençal « clapier » : amoncellement de débris rocheux au pied d'une paroi; éboulis, tas de pierres.
  12. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, no 64, mars 1985, p. 20.
  13. Parrainages d'Edouard Balladur - https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000370850&dateTexte=&categorieLien=id
  14. Luc-en-Diois sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 31 octobre 2014).
  15. Décret no 2014-191 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Drôme
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  18. Classement du championnat 1991
  19. Via ferrata « le Claps » - Récits de passionnés (Impressions, conseils, topo et photos)