Louresse-Rochemenier

commune française du département de Maine-et-Loire

Louresse-Rochemenier
Louresse-Rochemenier
Maisons troglodytiques à Rochemenier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Saumur
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saumur Val de Loire
Maire
Mandat
Pierre-Yves Douet
2020-2026
Code postal 49700
Code commune 49182
Démographie
Gentilé Louressiens ou Louressois
Population
municipale
872 hab. (2018 en augmentation de 9,14 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 24″ nord, 0° 18′ 45″ ouest
Altitude 71 m
Min. 45 m
Max. 103 m
Superficie 25,82 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Doué-en-Anjou
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Doué-en-Anjou
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Louresse-Rochemenier

Louresse-Rochemenier est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

La commune est née en 1842 du regroupement des deux anciennes communes voisines de Louresse et de Rochemenier.

Située dans le Saumurois, son territoire se trouve dans le périmètre du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Formée par la réunion des anciennes communes de Louresse et de Rochemenier, la commune saumuroise de Louresse-Rochemenier est incluse dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine. Elle est bordée au sud par le Douet, un affluent du Layon, et à l'ouest par le ruisseau de la Bournée (affluent du Douet), qui sur toute sa longueur lui sert de limite communale. Le nord de la commune se trouve en forêt domaniale de Milly.

Le bourg de Louresse est situé, en distances orthodromiques, à 6 kilomètres au nord-ouest de Doué-la-Fontaine et 17 kilomètres à l'ouest de Saumur, au croisement des routes départementales 159, 177 et 761 (l'ancienne route nationale 761 qui demeure la principale voie de communication de la commune). La commune est également desservie par la route départementale 83.

 
Chapelle troglodytique

Village troglodytique, Rochemenier est un haut-lieu du tourisme angevin.

Communes limitrophesModifier

LogementModifier

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 370, alors qu'il était de 270 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 88,8 % étaient des résidences principales, 8,0 % des résidences secondaires et 3,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,0 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 73,3 %, en légère hausse par rapport à 1999 (69,3 %). La part de logements HLM loués vides était de 5,5 % contre 4,5 % en 1999([a 3].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Louresse-Rochemenier est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Doué-en-Anjou, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (75,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,9 %), forêts (19,7 %), zones agricoles hétérogènes (14,3 %), prairies (9,8 %), zones urbanisées (3,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

ToponymieModifier

Formes anciennes du nom de Louresse : Louresse en 1793 et 1801, avant de devenir Louresse-Rochemenier en 1842, à la suite de son regroupement avec Rochemenier[8].

Formes anciennes du nom de Rochemenier : Rochemenie en 1793 et 1801, puis Rochemenier, avant d'être réunie à Louresse en 1842, pour former Louresse-Rochemenier[9].

Gentilé : ses habitants sont appelés les Louressiens ou Louressois[10].

HistoireModifier

En 1842, les deux communes de Louresse et Rochemenier fusionnent sous le nouveau nom de Louresse-Rochemenier.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Guy Jarny    
mars 2001 mars 2008 Germain Métivier - -
mars 2008 juillet 2020 Alain Jobard[11] -  
juillet 2020 En cours
(au 4 juillet 2020)
Pierre-Yves Douet[12]    

IntercommunalitéModifier

La commune est membre de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire. La commune était précédemment membre de la communauté de communes de la région de Doué-la-Fontaine[13], elle-même membre du syndicat mixte Pays Saumurois.

Population et sociétéModifier

Évolution démographiqueModifier

Anciennes communesModifier

Louresse (1793-1841)
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
404516550537571611606
(Sources : base Cassini de l'EHESS (Louresse[8]).)
Rochemenier (1793-1841)
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
189282283284292303328
(Sources : base Cassini de l'EHESS (Rochemenier[9]).)

Commune actuelleModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 872 habitants[Note 3], en augmentation de 9,14 % par rapport à 2013 (Maine-et-Loire : +1,96 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
903880854857840853802753703
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
727742752729666639638669616
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
681647602583593579613773796
2012 2017 2018 - - - - - -
805864872------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2009, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 26 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 26,3 %, 45 à 59 ans = 13,3 %, plus de 60 ans = 17 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 23,7 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 12,4 %, plus de 60 ans = 21,5 %).
Pyramide des âges à Louresse-Rochemenier en 2009 en pourcentage[a 4].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,8 
6,0 
75 à 89 ans
7,1 
10,5 
60 à 74 ans
12,6 
13,3 
45 à 59 ans
12,4 
26,3 
30 à 44 ans
22,7 
17,5 
15 à 29 ans
19,7 
26,0 
0 à 14 ans
23,7 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2009 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,5 
75 à 89 ans
9,6 
12,4 
60 à 74 ans
13,4 
19,3 
45 à 59 ans
19,9 
20,1 
30 à 44 ans
19,0 
19,9 
15 à 29 ans
18,8 
20,8 
0 à 14 ans
18,7 

ÉconomieModifier

Sur 87 établissements présents à Louresse-Rochemenier fin 2010, 49 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 9 % du secteur de l'industrie, 12 % du secteur de la construction, 22 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santé[a 5]. En 2011, 4 entreprises ont été créées dans la commune[a 6].

À fin 2015, sur les 87 établissements actifs, 30 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour 11 % sur le département), 14 % du secteur de l'industrie, 14 % du secteur de la construction, 35 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santé[a 7].

Lieux et monumentsModifier

Les habitations troglodytiquesModifier

Rochemenier est un vieux bourg, autrefois en grande partie troglodyte avec des caves creusées dans le calcaire, dont quelques-unes étaient encore habitées à la fin des années 1980. Les caves présentent la plupart du temps une façade en maçonnerie. Les cultures sont en surface. Au XVIIIe siècle, une grande partie des habitants de Doué et des communes environnantes avaient leur logement dans des caves, lieux créés à la suite de l'exploitation des carrières de tuffeau pour extraire des pierres servant à la construction[19],[20].

On y visite depuis 1964 deux anciennes fermes avec habitations et dépendances creusées dans la roche, abritant plusieurs centaines d'outils et meubles paysans, une basse-cour avec des races anciennes de volailles, une chapelle souterraine et une maison troglodytique modernisée. Vingt salles s'étendent sur une surface d'un hectare[21],[22].

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Les autres monumentsModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Célestin Port (édition révisée par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt et Cécile Souchon), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau, , 2e éd. (1re éd. 1876) (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

InseeModifier

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie, Insee, consulté le 28 mai 2013.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. POP T3 - Population par sexe et âge en 2009.
  5. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  6. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  7. « Dossier complet - Commune de Louresse-Rochemenier (49182) », sur Insee, (consulté le 19 avril 2020).

Autres référencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 11 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 11 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Notice communale de Louresse-Rochemenier, consultée le — Nom de la municipalité en 1793 (an II), selon le recensement réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, et en 1801, selon les « Arrêtés de réduction des justices de paix » (actes publiés au Bulletin des lois) constituant la première nomenclature officielle des circonscriptions administratives de la France contemporaine.
  9. a et b EHESS, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Notice communale de Rochemenier, consultée le 27 mai 2013.
  10. Louresse-Rochemenier sur le site de la communauté de communes
  11. Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la Préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  12. « Louresse-Rochemenier. Pierre-Yves Douet élu maire, son prédécesseur démissionne », sur Le Courrier de l'Ouest, (consulté le 5 juillet 2020).
  13. Insee, Composition de l'EPCI de la Région de Doué la Fontaine (244900973), consulté le 17 novembre 2013.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Insee, démographie du département de Maine-et-Loire en 2009, POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, [lire en ligne].
  19. Célestin Port (édition révisée par André Sarazin et Pascal Tellier), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou, t. 3, Angers, H. Siraudeau, , 2e éd., 545 p. (ISBN 2-85672-008-0), p. 479 (Rochemenier).
  20. Pauline Thurier avec Thierry Bercault, « Maine-et-Loire : les maisons troglodytes ont la cote en période de grosses chaleurs », sur France 3 Pays de la Loire, .
  21. Société Rochemenier Village Troglodytique, Site Internet du musée, consulté le 21 janvier 2011.
  22. Jacek Rewerski, « Les loisirs et le monde souterrain en Anjou », Norois, no 120,‎ , p. 568 (lire en ligne).
  23. « Inscription de l'ancienne église de Varenne », notice no PA00109161, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 19 août 2009.
  24. « Inscription de l'église de Rochemenier », notice no PA00109160, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 19 août 2009.
  25. « Inscription du château du Pont de Varenne », notice no PA00109159, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 19 août 2009.