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Louise Adélaïde de Bourbon
Louise Adélaïde de Bourbon by Franque.jpg
Portrait de Louise Adélaïde de Bourbon par Jean Pierre Franque et Richard Cosway, seconde moitié du XVIIIe siècle et début du XIXe. Musée des Beaux-Arts de Valenciennes.
Fonction
Abbesse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Mère
Fratrie
Autres informations
Religion
Ordre religieux
signature de Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé
signature
Ne doit pas être confondu avec Louise-Adélaïde de Bourbon.

Louise Adélaïde de Bourbon, née à Chantilly le , morte à Paris en 1824, était une princesse du sang de France. Dernière abbesse du chapitre noble de Remiremont, elle fonda au début de la Restauration une communauté qui devint célèbre chez les catholiques français sous le nom de Bénédictines de la rue Monsieur.

BiographieModifier

Louise-Adélaïde de Bourbon, dite « Mademoiselle de Condé », était la troisième et dernière enfant de Louis V Joseph de Bourbon-Condé et de son épouse, née Charlotte de Rohan-Soubise (1737-1760), fille de Charles de Rohan. Descendante du Grand Condé à la cinquième génération, la princesse Louise-Adélaïde était la tante du dernier duc d'Enghien.

Ayant perdu sa mère à l'âge de trois ans, elle fut élevée par sa grand-tante, Henriette Louise de Bourbon-Condé (1703-1772) dite « Mademoiselle de Vermandois » (fille de Louis III de Bourbon-Condé), abbesse des Bénédictines de Beaumont-lès-Tours[1], puis acheva son éducation à l'abbaye royale des Bernardines de Panthémont[2].

On chercha en vain à lui faire épouser le comte d'Artois, frère du roi Louis XVI, puis elle succéda à Christine de Saxe comme abbesse du chapitre noble de Remiremont[3].

Elle noua une amitié restée platonique avec Nicolas III Magon de la Gervaisais, rencontré dans la ville d'eau de Bourbon-l'Archambault, écrivain et polémiste, avec qui elle entretint un temps une correspondance suivie, publiée en 1834 par Pierre-Simon Ballanche[4], mais qu'elle dut interrompre sur ordre de son père en raison des bruits qui couraient sur leur liaison supposée.

En juillet 1789, elle suivit son père, son frère et son neveu en émigration. De Bruxelles, les Condé se rendirent, après un long voyage à travers le Saint Empire romain germanique, à Turin où les accueillit leur cousine, la princesse de Piémont, sœur de Louis XVI dont Mademoiselle de Condé était proche.

Le repos fut de courte durée. L'année suivante, le prince de Condé reprit son voyage à travers l'Europe et se constitua une armée afin de combattre la France révolutionnaire. Sa fille lui tenait lieu de secrétaire. Cependant la princesse songeait toujours à se consacrer à Dieu.

Après plusieurs essais infructueux de vie religieuse et un cheminement qui la conduisit d'exils en exils, la princesse demanda au pape une dispense afin de pouvoir être religieuse sans entrer dans un couvent.

Face aux troupes de Napoléon , elle trouva refuge en Angleterre.

À la Restauration, elle fonda une communauté bénédictine.

Après mort en 1824, Nicolas III Magon de la Gervaisais publia son panégyrique dans un journal royaliste.

La correspondance des princes de Condé avec le duc de Bourbon est conservée aux Archives nationales sous la cote 34AP[5].

TitulatureModifier

  • 5 octobre 1757 — 10 mars 1824 : Son Altesse Sérénissime Louise-Adélaïde de Bourbon, mademoiselle de Condé, princesse du sang de France

AscendanceModifier

BibliographieModifier

  • Pierre de Ségur, La Dernière des Condé : Louise-Adélaïde de Condé ; Marie-Catherine de Brignole, princesse de Monaco, éd. Calmann-Lévy, 1899 (lisible sur Gallica)
  • Claude-Alain Sarre, Louise de Condé, Éditions Jean-Paul Gisserot (Collection Les classiques Gisserot de l'histoire), 2005, 276 p. (ISBN 2-87747-793-2)

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. Notice no IA00071349, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Cette abbaye se trouvait dans l'actuel 7e arrondissement de Paris. Son emplacement est aujourd'hui occupé par des locaux ministériels, rue de Bellechasse, et par le temple protestant de Panthémont, rue de Grenelle. Cf. Louis Chaigne, Les Bénédictines de la rue Monsieur, éd. F.-X. Le Roux, Strasbourg-Paris, 1950, p. 13 sqq.
  3. Louise-Adèlaïde de Bourbon-Condé, née à Paris en 1757. Abbesse de Remiremont de 1786 à la dissolution du Chapitre, 1790. IX Série historique de Remiremont, Edition Cordelier, Remiremont 2655
  4. Pierre-Simon Ballanche, Lettres écrites en 1786 et 1787, Paris, 1834
  5. Archives nationales

Liens externesModifier